Archive pour la ‘Bas-Canada’ Catégorie

Lewis and Clark on the Lower ColumbiaPhoto anonyme d’une aquarelle de Charles Marion Russell datant de 1905 (s.d.)Source : Wikimedia Commons

     Dès 1802, le président Thomas Jefferson entreprend des démarches diplomatiques avec l’Espagne pour qu’une expédition scientifique américaine explore le cours du Missouri. Malgré le refus espagnol, Jefferson continue de soutenir ce projet.  La vente de la Louisiane en 1803 modifie le contexte international. Dans ces circonstances, Jefferson fait voter une somme de 2 500 $ au Congrès pour financer une expédition à travers les États-Unis à la recherche du Pacifique.

   L’expédition est commandée par Meriwether Lewis et William Clark. De 1803 à 1806, les explorateurs traversent les États-Unis pour se rendre à l’océan Pacifique et en revenir. Ils en profitent pour dresser des cartes, pour rédiger un récit de leurs découvertes et pour tisser des liens avec les peuples de l’ouest de l’Amérique du Nord.

     Le 14 mai 1804, Clark amorce le périple à partir de Camp Dubois, dans l’actuel état de l’Illinois. Il est accompagné d’une trentaine d’hommes. Le 20 mai, il rejoint Lewis et son groupe de 10 hommes aux environs de Saint-Louis dans le Missouri. Le succès de l’expédition repose également sur l’aide que Lewis et Clark reçoivent à partir de l’automne 1804 de la part du coureur des bois Toussaint Charbonneau, un natif de Boucherville, et de son épouse Sacagawea, une autochtone de la nation Shoshone.

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Brig. Gen. Alured Clarke Photo anonyme d’une estampe de la collection «The Miriam and Ira D. Wallach Division of Art, Prints and Photographs: Print Collection» (2013) Source : The New York Public Library

 

     La nouvelle constitution de 1791 divise la province de Québec en Bas-Canada et Haut-Canada. L’article 14  de cette loi prévoit que le gouverneur ou le lieutenant-gouverneur publie une proclamation «/…/ qui divisera telle Province en districts, ou comtés, ou cercles; et villes ou jurisdictions, et fixera leurs limites, et qui déclarera et déterminera le Nombre des Représentans qui seront choisis par chacun de tels districts ou comtés, ou cercles, et villes ou jurisdictions respectivement». De suite, le 7 mai 1792, le lieutenant-gouverneur Alured Clarke émet une proclamation qui divise le Bas-Canada en 27 «comtés» ou circonscriptions électorales en français. Établis sans norme connue, ces «comtés» doivent être représentés au Parlement par cinquante députés élus.

     La carte électorale élaborée par Clarke comprend 21 «comtés».  Elle comprend aussi deux cités et villes : Québec et Montréal, respectivement divisées en Basse-Ville et Haute-Ville et en Montréal-Est et Montréal-Ouest. Enfin, les villes et bourgs de Trois-Rivières et William-Henry complètent le tout. Dix-huit circonscriptions rurales ont deux députés et trois un seul. Québec et Montréal ont quatre représentants, Trois-Rivières deux et William-Henry, un seul.

   Cette Chambre d’assemblée s’ajoute au Conseil législatif pour former le Parlement. Le gouverneur est le représentant de la couronne à qui il rend compte. Il se dote d’un Conseil exécutif qui n’est pas responsable devant la Chambre.  Cette situation va entraîner des conflits entre l’assemblée des députés et l’exécutif dans l’évolution des institutions vers le gouvernement responsable. Il ne faut pas se tromper, la loi de 1791 introduit le parlementarisme au Bas-Canada, pas la démocratie.

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«Louis-Joseph Papineau» Photo anonyme d’un daguerréotype attribué à Thomas Coffin Doane, vers 1852 (s.d.) Source : BAC

     En 1838, Louis-Joseph Papineau est en exil aux États-Unis. Le gouvernement colonial britannique a ordonné l’arrestation du chef des Patriotes et il a traversé la frontière américaine le 1ᵉʳ décembre 1837. Son retour est alors impossible en vertu de la loi martiale qui est décrétée le 5 décembre 1837 dans le district de Montréal.

     Le recours à la loi martiale est un des moyens utilisés par la couronne britannique pour réprimer le soulèvement des Patriotes à l’automne 1837. Selon la jurisprudence en vigueur, cette mesure doit être adoptée par le Parlement pour rétablir l’ordre en cas d’insurrection. Toutefois, les combats armés de novembre 1837 entraînent des juristes à cautionner la proclamation de la loi martiale par le gouverneur Archibald Acheson, comte de Gosford, sans avoir recours à la sanction des députés. La loi martiale reste en vigueur dans le district de Montréal jusqu’au 27 avril 1838.

     Devant la controverse de recourir au même moment à la cour martiale, 501 personnes à Montréal et 5 à Québec sont plutôt incarcérées pour trahison ou menées séditieuses. La loi martiale est proclamée à nouveau en novembre 1838. Cette fois, 753 personnes sont arrêtées à Montréal. La loi martiale est finalement révoquée le 24 août 1839.

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