«Réplique du Halve Maen donnée aux Américains par les Hollandais en 1909»Photo : Stereo Travel Co (s.d.)Source : Librairie du Congrès

     Au début du XVIIᵉ siècle, Henry Hudson est un navigateur anglais reconnu. Des armateurs l’ont alors chargé de trouver un passage vers la Chine en passant par le pôle Nord ou par l’Atlantique russe. Ses vaines tentatives découragent les bailleurs de fonds de son pays. En 1609, la Compagnie néerlandaises des Indes orientales le mandate pour un nouvel essai  en naviguant vers le nord-est.

     Il commande le Halve Maen avec à son bord des marins anglais et hollandais. Au nord de la Norvège, Hudson fait face à une menace de mutinerie. L’équipage refuse d’aller plus loin en raison des conditions climatiques trop sévères. Rompant avec ses ordres, il change de cap et fait route vers l’Amérique afin de trouver un passage vers le Pacifique en naviguant vers l’ouest.

     Il arrive en Amérique du Nord à l’été 1609. Le 11 septembre, il traverse le détroit des Narrows et ancre dans la baie de New York. Dans les jours qui suivent, il va remonter le fleuve qui porte maintenant son nom et ouvrir ce territoire à la colonisation hollandaise.

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«Le fort Cartier-Roberval»Reproduction d’une illustration parue en 1984 dans Fernand Braudel, dir., Le monde de Jacques Cartier (s.d.)Source : http://shcr.qc.ca/chronique.php?no=4

 

     L’aventure de Jean-François de La Roque de Roberval au Canada a été de courte durée. Nommé lieutenant général de la colonie en 1541, il quitte la France avec trois navires à destination de la vallée du Saint-Laurent en 1542. Jacques Cartier l’a devancé l’année précédente. L’expédition de Roberval rencontre celle de Cartier à Saint-Jean, sur l’île de Terre-Neuve. Cartier est alors sur son retour et il refuse les ordres de Roberval de poursuivre la mission en Canada. Cette rebuffade prive l’entreprise de la moitié de ses ressources.

     Roberval remonte ensuite le fleuve et arrive au Cap-Rouge à la fin de juillet 1542. Il s’empresse de consolider et de rebâtir les deux forts érigés par Cartier à cet endroit. Le lieu est renommé France-Roy.  Roberval décrit ainsi son établissement, tel que le rapporte la Société historique du Cap-Rouge : «un fort très beau à voir, donnant une impression de grande solidité…comprenant deux corps de logis, une grosse tour et un bâtiment de 40 à 50 pieds de long. Diverses pièces divisent ce bâtiment, qui est muni d’un four, d’un poêle et de moulins. Il y a un puits devant l’habitation. Au pied de cette hauteur, on trouve une autre habitation, dont une partie était constituée d’une tour de deux étages et de deux corps de logis».

     Mais cette tentative d’implantation est un échec. Les vivres manquent dès le premier hiver et un régime doit être imposé à chacun. Une cinquantaine de personnes sont emportées par le scorbut. Roberval avait déjà demandé du secours supplémentaire pour son projet dès 1642. Le 26 janvier 1543, François Iᵉᴿ donne ordre à l’émissaire de Roberval de mettre fin à cette tentative de colonisation. Cet ordre s’explique par l’entrée en guerre de la France contre l’Angleterre et l’Espagne. Le 11 septembre 1543 est la date admise du retour de Roberval en France puisqu’il signe à ce moment une procuration pour désarmer des navires se trouvant à La Rochelle.

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Première page du London Free Press(11 septembre 1939)

     La déclaration de guerre de la Grande-Bretagne en 1939 n’entraîne pas automatiquement l’entrée en guerre du Canada. Le Statut de Westminster de 1931 avait octroyé cette indépendance à l’ancienne colonie britannique. L’appui des Canadiens à la Grande-Bretagne et à la France ne fait cependant pas de doute. L’armée canadienne compte uniquement 4 500 hommes et 51 000 réservistes mal entraînés. Rapidement, plusieurs s’enrôlent volontairement pour aller porter secours outre-mer.

     Le 10 septembre 1939, après un bref débat à la Chambre des communes, l’état de guerre entre le Canada et l’Allemagne est adopté à l’unanimité moins une voix.

     La participation canadienne à la Seconde Guerre mondiale dure six ans. Les forces canadiennes se signalent dans la libération de la France, de l’Italie et des Pays-Bas.

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