WHITE, Le très hon. sir William Thomas, C.P., K.C.M.G.Photo du ministère de la Défense nationale du Canada (s.d.)Source : Bibliothèque du Parlement du Canada

     Malgré l’entrée en guerre des États-Unis au printemps 1917, les forces alliées doivent débourser des sommes considérables pour continuer la guerre qui fait rage depuis 1914. Cette situation draine les ressources financières canadiennes. La Grande-Bretagne et les États-Unis disposent déjà de lois permettant de taxer les revenus à cette fin. Le gouvernement conservateur de Robert Borden va s’en inspirer pour taxer les revenus au Canada.

     William Thomas White est alors le ministre des Finances canadien. Le 25 juillet 1917, White présente au Parlement un projet de loi pour taxer les revenus des entreprises et des particuliers. Les revenus des célibataires et des veufs sans enfants sont taxés à 4% s’ils dépassent 2 000 $. L’exemption monte à 3 000 $ dans les autres cas. De plus, les revenus annuels dépassant 6 000 $ sont taxés à 25%.

     La Loi de l’impôt de guerre sur le revenu entre en vigueur le 28 février 1918. Cette mesure doit être temporaire et disparaître après la guerre ! Qu’importe : l’impôt sur le revenu des particuliers est perçu depuis cette époque au Canada.

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«Réplique de la croix de bois plantée par Cartier à Gaspé en 1534 et érigée à la Tour Solidor à Saint-Malo»Photo : Rémi Jouan (2007)Source : Wikimedia Commons

     

     La découverte du Nouveau Monde préoccupe le roi François 1ᵉʳ. En 1534, il ordonne à Jacques Cartier de s’y rendre avec deux navires afin d’y «descouvrir certaines ysles et pays où l’on dit qu’il se doibt trouver grant quantité d’or et autres riches choses».

     Le navigateur quitte Saint-Malo le 20 avril 1534 et traverse rapidement l’Atlantique en 20 jours. Après avoir rejoint les «Terres Neuves», il fait route vers le sud pour atteindre d’abord les îles de la Madeleine, qu’il nomme «Les Araynes», et puis l’île Saint-Jean, devenu en 1799 l’Île-du-Prince-Édouard. Il découvre ensuite la baie des Chaleurs et entre finalement dans la baie de Gaspé le 14 juillet. Le 24 juillet, il plante une croix à Gaspé pour prendre possession du territoire au nom de la France.

     Ce geste déplait au chef iroquoien Donnaconna. Cartier tente de l’amadouer en soutenant que la croix n’est qu’un point de repère. Les relations entre les deux hommes restent ensuite empreintes de suspicion. Elles aboutissent avec le rapt du chef indien en 1535 par Cartier qui l’amène alors à la cour de France.

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Première page de «An Act to reunite the Provinces of Upper and Lower Canada, and for the Government of Canada»3 & 4 Vict., c. 35Source : BAC – MG40/E1

     Le Rapport Durham recommande au Parlement de Londres la fusion du Bas-Canada et du Haut-Canada avec l’établissement d’un gouvernement responsable dans la nouvelle province. Ces conclusions font suites aux conflits armés de 1837 et à l’insurrection de 1838 survenus dans ces deux colonies.

     En septembre 1839, Charles Poulett Thompson est envoyé dans les colonies britanniques d’Amérique du Nord comme gouverneur général. Il doit prendre les mesures nécessaires pour obtenir l’union préconisée par le Rapport Durham. Les résolutions en ce sens sont adoptées par les législatures du Bas-Canada, en novembre 1839, et du Haut-Canada, en décembre suivant. Ces textes sont ensuite fusionnées par James Stuart, juge en chef du Bas-Canada, au début de 1840, pour être entérinée par le Parlement du Royaume-Uni. La sanction royale est donnée le 23 juillet 1840 et la loi entre en vigueur l’année suivante.

     L’Union donne naissance à la Province du Canada. Cette constitution est rapidement une source d’instabilité politique, notamment en raison du caractère injuste de la représentation populaire au parlement de la nouvelle province. Les coalitions ministérielles qui en découlent aboutissent cependant, en 1848, à l’établissement du gouvernement responsable. Toutefois, l’usage du français reste proscrit dans la législature et l’anglais demeure la seule langue officielle du Canada.

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