La Police provinciale en poste à Louiseville Photo anonyme (1952) Source : Archives de la CSN

«La Police provinciale en poste à Louiseville»
Photo anonyme (1952)
Source : Archives de la CSN

     Après la Seconde Guerre mondiale, l’usine de textile de Louiseville est un des importants employeurs de cette région. Plusieurs centaines de tisserands travaillent pour l’Associated Textile Co., une filiale d’une compagnie américaine.  En février 1952, la Confédération des travailleurs catholiques du Canada négocie avec l’employeur depuis plusieurs mois afin de signer une convention collective de travail. Malgré une entente sur les clauses salariales, la négociation se bute à un désaccord sur les clauses normatives. Le 10 mars 1952, un vote est pris : 700 des 716 travailleurs choisissent la grève.

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Associated Textiles +- 1905-2003
Photo anonyme (2010)
Source : explorationurbaine.ca

     Un long et douloureux conflit de travail s’amorce. Après quatre mois de grève, l’employeur engage des briseurs de grève. De violents affrontements se déroulent alors sur les piquets de grève. Des injonctions sont émises et la Police provinciale doit intervenir. Le 10 décembre 1952, lors d’une manifestation de solidarité envers les travailleurs, l’Acte d’émeute est lu. Les matraques et les gaz lacrymogènes sont utilisés. Des coups de feu sont aussi tirés.

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Hon. Maurice Duplessis speaking during the Quebec Legislative Assembly Election campaign
Photo anonyme (1952)
Source : BAC

     Même si les ouvriers de l’époque travaillaient dans la misère, l’employeur reste intransigeant. Les grévistes, à bout de souffle, doivent cesser leurs moyens de pression et reprennent le travail en février 1953. Le parti pris du gouvernement de Duplessis envers l’employeur y est aussi pour beaucoup. La CTCC considère que la grève de Louiseville est perdue. Le conflit marque ensuite la mémoire collective. Il reste le symbole de l’oppression des travailleurs par l’employeur et le pouvoir politique.

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Frederick Rogers, 1er baron de Blachford Photo anonyme (XIXe siècle)

Lord Blachford
Photo anonyme publiée dans Algernon West, Contemporary Portraits. Men of my Day in Public Life : Londres, T. Fisher Unwind Ltée, 1920 (s.d.)
Source : Wikimedia Commons

     Dès décembre 1867, le Parlement canadien s’adresse à la reine Victoria afin de réunir la Terre de Rupert et les Territoires du Nord-Ouest au nouveau dominion canadien. L’adresse est transmise à la souveraine par le gouverneur général Charles Stanley Monck. En avril 1868, le ministère des Colonies à Londres informe les parlementaires canadiens que la couronne britannique est d’accord avec le principe du transfert mais qu’elle doit d’abord modifier la charte de la Compagnie de la Baie d’Hudson en conséquence. Une négociation s’amorce alors entre la compagnie et le gouvernement du Canada.

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Hon. William McDougall, Member of the Executive Council and Commissioner of Crown Lands
Photo : William Ellison (ca1862-1864)
Source : BAC

     George-Étienne Cartier et William McDougall sont mandatés pour se rendre en Angleterre et pour parvenir à une entente sur le transfert de souveraineté de ces territoires. Mais les pourparlers achoppent. Londres doit trancher. Le 9 mars 1869, Frederick Rogers, sous-secrétaire d’État aux Colonies et futur baron Blackford, rédige dans une lettre les termes qui permettront au Canada d’acquérir la Terre de Rupert et les Territoires du Nord-Ouest.

     L’immense territoire est vendu pour 300 000 £. Une seconde adresse est faite en 1869 pour compléter le processus. L’acceptation finale est cependant retardée par la rébellion des métis de la rivière Rouge. Finalement, en juin 1870, les deux territoires sont admis dans le Canada. La Terre de Rupert qui datait de la fin du XVIIᵉ siècle est chose du passé.

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Clara Zetkin et Rosa Luxembourg Photo anonyme (1910)

«Clara Zetkin et Rosa Luxembourg»
Photo anonyme (1910)
Source : Wikimedia Commons

     En 1910, la journaliste allemande Clara Zetkin participe à l’Internationale socialiste à Copenhague. Elle propose de retenir une journée du calendrier pour en faire une journée annuelle de manifestation en faveur du droit de vote des femmes. La proposition est adoptée à l’unanimité. Durant les années qui suivent diverses dates de février, de mars ou d’avril, selon les pays, sont retenues par les féministes pour tenir ces manifestations.  Au fil du XXᵉ siècle, les revendications féministes se succèdent ponctuellement à travers le monde et visent à établir l’égalité des sexes.

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International Women’s Year-1975 / Année internationale de la femme-1975
Timbre émis par la
Société canadienne des postes (1975)
Source : BAC

     Le 18 décembre 1972, l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations-Unies adopte une résolution proclamant l’année 1975 : «Année internationale de la femme». Ce geste vise à promouvoir le droit des femmes dans le monde sur le thème de l’égalité entre l’homme et la femme, du développement et de la paix. Le 8 mars est alors proclamé la «Journée internationale de la femme» afin de célébrer les luttes historiques des femmes pour améliorer leurs conditions de vie.

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Autonomisation des femmes. Autonomisation de l’humanité. Imaginez !
Illustration : ONU Femmes (2015)
Source : ONU

     En décembre 1977, l’ONU adopte une autre résolution qui proclame le 8 mars comme «Journée des Nations Unies pour les droits de la femme et la paix internationale». Chaque État membre de l’organisation est appelé à célébrer cette journée commémorative à une date conforme à leurs traditions historiques et culturelles respectives.

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