Le Jour des morts

Photo anonyme d’une huile sur toile de William-Adolphe Bouguereau datant de 1859 et conservée au Musée des Beaux-Arts de Bordeaux (s.d.)

Source : Wikimedia Commons

     La «Fête des morts» est une célébration annuelle d’origine celtique. Cette fête a été christianisée au Moyen Âge. Le culte des morts a également des racines remontant à l’époque de l’Antiquité gréco-romaine. Son histoire est aussi indissociable de celle de la Toussaint et de l’Halloween.

     La commémoration des fidèles défunts est introduite dans la liturgie chrétienne par saint Odilon, cinquième abbé de Cluny. À partir du 2 novembre 998, Odilon de Cluny établit dans les monastères relevant de son abbaye, un office liturgique à l’intention de tous les frères défunts.

     Cette pratique est ensuite adoptée par le Vatican une cinquantaine d’année plus tard.  La commémoration s’étend à la chrétienté et est inscrite au calendrier grégorien. Cette célébration permet de laisser à la Toussaint son caractère propre.  La «fête des morts» devient à la fois une journée de commémoration et une journée d’intercession.

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La nouvelle entente Québec-CanadaPhoto anonyme de la couverture (s.d.)Source : secondemain.ca

 

     Au pouvoir depuis 1976, le gouvernement du Parti Québécois dirigé par René Lévesque rend public le «Livre blanc sur la souveraineté-association» le premier novembre 1979. Dès le 23 février précédent, l’exécutif national du PQ avait fait connaître sa position dans D’égal à égal, un manifeste sur la question.  Les propositions sur la souveraineté-association sont ensuite discutées et modifiées lors du congrès du parti en juin 1979.  Finalement, le livre blanc est publié par le conseil exécutif du Gouvernement du Québec.

     Le document de 118 pages propose un changement important : «Si l’on désire vraiment une nouvelle entente entre le Québec et le reste du Canada, il faut de toute nécessité, substituer au fédéralisme une nouvelle formule constitutionnelle». Le gouvernement québécois demande la transformation du fédéralisme canadien pour permettre au Québec d’acquérir tous les pouvoirs d’un pays souverain.  De plus, cette entente est proposée dans le cadre d’une union économique et monétaire avec le Canada.

     Le livre est rapidement un succès de presse. Sa publication entraîne un vif débat dans la société québécoise, tant à l’Assemblée nationale du Québec que dans l’espace public. Les partisans de la souveraineté et ceux du fédéralisme s’affrontent sur plusieurs tribunes.  Le 20 décembre 1979, le gouvernement Lévesque dévoile la question référendaire  qui permettra à la population québécoise de se prononcer démocratiquement sur la proposition de souveraineté-association le 20 mai 1980.

«Accomodation»

Reproduction d’un dessin de Jean Bélisle (s.d.)

Source : www.patrimoine-culturel.gouv.qc.ca

 

     John Molson entreprend au début du XIXᵉ siècle un audacieux projet. Il prend les moyens pour construire au Bas-Canada un navire à vapeur capable de transporter des passagers et des marchandises entre Québec et Montréal. Ce projet relève de la haute technologie pour l’époque comme l’explique l’historien Gilles Laporte dans son livre sur le sujet. Dans un premier temps, Molson se renseigne sur le potentiel de la navigation à vapeur auprès de Robert Fulton. Cet ingénieur et inventeur américain est le premier à réussir à faire naviguer un bateau à vapeur sur la rivière Hudson en 1807. Molson rejette l’offre de Fulton de lui livrer un bateau clé en main et décide de construire son propre navire. Molson renonce à acheter son moteur à vapeur en Angleterre et il choisit «de faire construire ici le bateau, la ferronnerie et le moteur par des artisans de Montréal et de Trois-Rivières, qui cons­truiront en un an l’un des premiers bateaux à vapeur au monde».

     Les artisans derrière ce navire sont John Bruce, constructeur de bateau, John Jackson, ingénieur, et John Kay, ébéniste. Les composantes de la machine à vapeur sont coulées aux Forges du Saint-Maurice et sont usinées à Montréal par George Platt. Le 19 août 1809, le navire, baptisé Accomodation, est lancé au chantier maritime Logan. Il appartient à John Molson qui deviendra rapidement le «bourgeois des steamboats», en même temps qu’il bâti son empire de magnat de la bière. Le navire a 85 pieds de long et peut transporter une vingtaine de passagers.

     Le 1ᵉᴿ novembre 1809, l’Accommodation entreprend son premier voyage vers Québec et arrive le 4 novembre à 8 heures du matin. Dix passagers sont à bord. Des difficultés avec le moteur forcent l’équipage à faire des arrêts fréquents. De plus, d’autres arrêts doivent être faits pour approvisionner le bateau en combustible. L’Accommodation passe une trentaine d’heure à l’ancre. Malgré ces difficultés, l’expérience est concluante. Le transport par navire à vapeur est là pour rester. Cette traduction du Quebec Mercury du 6 novembre 1809 résume : «Le grand avantage d’un bateau ainsi construit, c’est que l’on peut calculer avec certitude le temps du passage et l’heure de l’arrivée ; ce qui est impossible à faire avec un bateau à voiles».

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