Signature de la capitulation de l'Allemagne Source : PD-USGov-Military-Army (1945)

Colonal General Alfred Jodl, Chief of Staff under the Doenitz Regime, signs the document of unconditional surrender
Photo anonyme (1945)
Source : PD-USGov-Military-Army

     Le 7 mai 1945 à 2 h 41 du matin, le général Alfred Jodl signe la reddition sans condition de l’Allemagne nazie. Le «generaloberst» Jodl est alors le chef de l’état-major de la Werhmatch. Il agit au nom du haut-commandement allemand. Toutes les forces militaires allemandes de terre, de mer et des airs capitulent.

     La signature a lieu dans une salle du Collège technique et moderne de Reims. La fin des combats est fixée au lendemain, 8 mai à 23 h 01. Le général américain Walter Bedell-Smith, représentant de Dwight D. Eisenhower, chef d’état-major des Alliés, et le général soviétique Ivan Souslaparov signent pour les vainqueurs. Le général français François Sevez contresigne à titre de témoin. Mécontent du protocole, le président Joseph Staline exige que les documents signés à Reims soient ratifiés le 8 mai à Berlin en présence du maréchal Joukov, le chef de l’Armée rouge.

     Ceci met fin à la guerre en Europe. Les hostilités se poursuivent cependant en Asie. La fin de la Seconde Guerre mondiale survient finalement le 2 septembre 1945 avec la capitulation du Japon.

#######

«Hon. Charles Eugène Boucher De Boucherville, (Senator) 1822-1915»
Photo : William James Topley (1879)
Source : BAC

 

     Le troisième gouverneur général du Canada, Frederick Temple Blackwood, marquis de Dufferin et d’Ava, propose vers 1875 une série de travaux d’embellissement pour la ville de Québec. Ses efforts sont à l’origine de la mise en valeur des fortifications, de la construction des portes Saint-Louis et Kent et de l’aménagement de la terrasse Dufferin. Dans ce contexte, le gouvernement conservateur de Charles Boucher de Boucherville décide de faire construire à Québec, dans la capitale, un hôtel du Parlement. Boucher de Boucherville se tourne vers l’architecte Eugène-Étienne Taché pour préparer les plans de l’édifice dont la construction s’inscrit dans une volonté de démonter une stabilité politique et démocratique.

     Le gouvernement choisit d’abord l’emplacement actuel de l’hôtel de ville de Québec, à l’intérieur des murs. Taché est alors commissaire adjoint au département des Terres de la Couronne. Il présente ses plans en 1875. Mais, en 1876, le gouvernement du Québec fait l’acquisition du Cricket Field, immédiatement à l’extérieur de l’enceinte de fortifications pour y établir l’hôtel du Parlement. Taché adapte son projet et le contrat de construction est signé le 8 mai 1877.

     Taché s’inspire du style Second Empire pour l’architecture du parlement. L’objectif est de donner une visage français à la capitale du Québec. En raison des contraintes budgétaires, le style Second Empire de l’hôtel du Parlement à Québec est plus sobre que ce qui est en vogue à la même époque en France. L’ensemble institutionnel va être ériger en plusieurs étapes et débouche au XXᵉ siècle sur la construction d’une véritable colline parlementaire. L’hôtel du Parlement est conçu pour ancrer l’histoire politique du Québec dans la mémoire collective. Ainsi en est-il du programme commémoratif conçu par Taché pour orner l’édifice dont le fronton de l’entrée principale contient le célèbre phrase qui va devenir la devise du Québec en 1939 : «Je me souviens».

#######

Beethoven Copie d'un portrait de Ferdinand Georg Waldmüller (1823)

Ludwig van Beethoven
Copie d’un portrait de
Ferdinand Georg Waldmüller (1823)
Source : Wikimedia Commons

     La Symphonie Nº 9 en ré mineur, opus 125, est créée le 7 mai 1824 au Kärnertortheater. Le lieu est prestigieux: c’est le théâtre de la cour impériale et royale de Vienne. L’oeuvre est dédiée au roi Frédéric-Guillaume III de Prusse. La Neuvième est une symphonie en 4 mouvements pour grand orchestre, solos et choeur mixte. Elle est composée entre la fin de 1822 et février 1824.

     Beethoven est sur scène pour la première fois depuis plusieurs années. La salle est bondée. Le compositeur partage la direction de l’orchestre avec Michael Umlauf, «kapellmeister» du théâtre. Plusieurs anecdotes nous rappellent que Beethoven est sourd et qu’il ne peut entendre sa musique. Ainsi, il rate le dernier tempo de l’oeuvre et continue à gesticuler après la finale. Qu’à cela ne tienne, la première est un triomphe. La foule est debout pour l’ovationner à tout rompre !!

     Durant plus de 30 ans avant 1824, cette création obsède l’esprit du compositeur. Ses biographes rapportent que toute sa vie, Beethoven est hanté par le thème mélodique de son chez-d’oeuvre. La Neuvième va avoir un impact considérable sur l’histoire musicale et sur la culture européenne. Cette vision utopiste d’un monde meilleur rejoint des valeurs humaines universelles. Dès 1920, plusieurs réclament que cette mélodie serve de base à la création d’un hymne européen. En 1972, le Conseil de l’Europe fait du thème musical de l’«Ode à la Joie» son hymne. En 1985, cette musique devient officiellement l’hymne européen.

#######