Premier hôpital en 1639 (Hôtel-Dieu de Québec)Dessin anonyme (s.d.)Source : http://www.augustines.org/origines.php

 

     Marie-Madeleine de Vignerot, marquise de Combalet et future duchesse d’Aiguillon, devient veuve en 1622, à l’âge de dix-huit ans. Elle se consacre alors à des oeuvres de charité en soutenant des causes et des missions de la réforme catholique.  Dans les Relations des Jésuites de l’époque, le père Paul Le Jeune souligne la nécessité d’établir un hôpital en Nouvelle-France afin de secourir les malades de la colonie naissante. Lectrice des Relations, madame de Combalet permet au projet d’établir un Hôtel-Dieu à Québec de voir le jour en y apportant son soutien financier. Forte de l’appui des Augustines de Dieppe, une communauté hospitalière cloîtrée, elle passe le contrat de fondation du nouvel hôpital le 16 août 1637 en le dotant d’un capital de vingt mille francs.

     Dès 1637, des ouvriers sont envoyés à Québec pour défricher des terrains acquis en ville et en banlieue en faveur du projet d’hôpital. Le 16 avril 1639, le contrat est ratifié par le Louis XIII qui établit par lettres patentes, l’Hôtel-Dieu du Précieux-Sang. Le 4 mai suivant, mères Marie Guenet de Saint-Ignace, Anne Le Cointre de Saint-Bernard et Marie Forestier de Saint-Bonaventure quittent la France pour traverser l’Atlantique à destination de Québec.  À leur arrivée, elles logent dans une maison de la Compagnie des Cent-Associés et s’affairent à traiter un grand nombre d’Amérindiens atteint de la petite vérole.

     Puis, en 1640, les Augustines quittent la ville pour s’établir à Sillery, à proximité de la maison des Jésuites. Ces soeurs hospitalières y fondent le premier hôpital en Amérique, au nord du Mexique. Cet établissement est destiné à l’évangélisation des Amérindiens que les Augustines souhaitent convertir au catholicisme grâce à leurs bons soins et à leurs pratiques charitables. La menace iroquoise forcent toutefois les religieuses à quitter les lieux en 1644 afin de se placer à l’abri à Québec. C’est là , sur le même site qu’aujourd’hui, que l’Hôtel-Dieu de Québec développe finalement sa vocation hospitalière.

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«Géographie politique des Indes au moment de la partition»Carte de Jacques Leclerc (2012)Source : TLFQ

     L’Indian Independance Act reçoit le sanction royale en juillet 1947. Cette loi du parlement britannique prévoit la fin de l’Empire indien. Deux nouveaux dominions sont créés : l’Inde et le Pakistan. Ces deux pays deviennent officiellement indépendants le 15 août 1947 mais font toutefois partie du Commonwealth.

     Lord Louis Mountbatten est le dernier vice-roi des Indes et son premier gouverneur-général. Malgré l’opposition de Mohandas Karamchand Gandhi, Mountbatten s’était rallié au principe de la partition des Indes. Les états princiers restants sont tous annexés à l’Inde par la suite.

     La ligne Radcliffe fixe la limite géographique des deux dominions. La partition des Indes ne se fait pas sans heurt. De violents conflits explosent alors entre différents groupes religieux. Hindous et sikhs quittent le Pakistan qui regroupe désormais une majorité musulmane. En janvier suivant, Ghandi est assassiné. La démocratie survivra malgré tout en Inde mais la situation restera plus conflictuelle au Pakistan.

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L’AssomptionDétail d’une oeuvre sur soie de Guido Reni datée de 1642 et photographiée parBrian J. McMorrow (2006)Source : Wikimedia Commons

     Le fait saillant de la Convention de Memramcook en 1881 est le choix du jour de la fête nationale des Acadiens.  Des discussions animées opposent alors deux groupes sur la date à retenir.  Certains prônent le 24 juin, jour de la Saint-Jean-Baptiste, afin de stimuler le lien entre tous les Canadiens français face à la majorité anglophone du Canada. On espère ainsi resserrer les liens entre l’Acadie et le Québec.  Une majorité des délégués, à l’instar de l’abbé Marcel-François Richard, soutiennent cependant que les Acadiens ont une identité nationale qui leur est propre. La Convention adopte finalement la date du 15 août, jour de la fête de l’Assomption.

     La première convention nationale des Acadiens attirent plus de 5 000 personnes à Memramcook en 1881.  Plusieurs discussions s’y déroulent pour mieux définir ce qu’est un Acadien.  Les délégués se positionnent pour affirmer leur identité nationale, en réaction à celle plus large de Canadiens français.  En fait, seulement quelques centaines de personnes participent directement aux délibérations organisées autour de cinq commissions. Les thèmes abordés sont la fête nationale, l’éducation, l’immigration et l’agriculture et le rôle de la presse.

     Le choix du patronage de Notre-Dame de l’Assomption s’explique par l’histoire. Le peuple acadien se place sous la protection de la Vierge car, à l’époque de la fondation de l’Acadie, la France est consacrée à Marie sous le règne de Louis XIII. D’autres symboles de l’Acadie seront ensuite retenus.  En 1884, lors de la Convention de Miscouche, le drapeau acadien est adopté et l’Ave Maris Stella devient l’hymne national.  En 1994, une version en français inspirée de ce chant en latin est chantée lors du premier Congrès mondial acadien.

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