[John F. Kennedy motorcade,Dallas, Texas, Nov. 22, 1963]Photo : Victor Hugo King (1963)Source : Librairie du Congrès

 

     Le 22 novembre 1963, à 11h40, le président John F. Kennedy et la première dame des États-Unis, Jacqueline Bouvier, descendent de l’avion Air Force One à l’aéroport Love Field de Dallas au Texas. Le couple présidentiel monte dans une Lincoln noire décapotable, en compagnie du gouverneur du Texas, John Connally et de sa femme. Escorté par une douzaine de motards, le cortège présidentiel quitte l’aéroport pour traverser la ville de Dallas, en route vers le Trade Mart où un déjeuner est organisé pour le président Kennedy.

     Des balles atteignent John F. Kennedy à la tête et à la gorge lorsqu’il passe sur Elm Street pour contourner le Dealy Plaza. Quelques minutes plus tard, le décès du président Kennedy est constaté à l’urgence de l’hôpital Parkland. Immédiatement, son cadavre est transporté dans l’Air Force One qui quitte la ville de Dallas. En vol, le vice-président Lyndon B. Johnson, prête le serment pour succéder au président.

     Lee Harvey Oswald est arrêté la journée même pour ce crime. Deux jours plus tard, durant son transfert vers la prison du comté, il est abattu par Jack Ruby. L’assassinat de Kennedy reste entouré de mystère malgré la tenue d’une commission d’enquête sur son décès. Même si la version officielle reste celle du tireur isolé, la théorie du complot demeure bien documentée par plusieurs spécialistes.

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     À Québec, le 13 novembre 1806, Charles Roi imprime le prospectus d’un nouveau papier périodique. Cette publication insiste sur l’importance de la liberté de la presse et sur la nécessité de rétablir les faits suites à certaines insinuations publiées dans les pages du Quebec Mercury. Ce journal hebdomadaire avait été fondé en 1805 par Thomas Cary et publiait des textes défendant les intérêts de la bourgeoisie anglaise au Bas-Canada. Dans un style au vitriol, le Quebec Mercury présentait la montée de la majorité française à la Chambre d’assemblée comme une menace pour les marchands anglophones.

    Le lancement du Canadien le 22 novembre 1806 est la réponse à ces attaques. Le Parti canadien, dirigé par Pierre-Stanislas Bédard et ancêtre du Parti patriote, utilise les pages du Canadien pour véhiculer ses idées politiques et promouvoir la responsabilité ministérielle. Le Canadien adopte la devise «Fiat Justitia ruat Caelum» signifiant «Que justice soit faite même si le ciel s’écroule».

     Rapidement Le Canadien se donne comme mission d’éduquer la majorité de la population de ses droits constitutionnels et d’accélérer la prise de conscience de l’identité nationale des Canadiens. Ce journal permet à l’élite politique du Parti canadien d’exprimer sa vision de la nation canadienne. En quelques années, Le Canadien s’impose comme le principal journal de la colonie, ce qui ne l’empêche pas de voir ses presses saisies par les autorités britanniques lors de la crise sous James Craig en 1810.

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James MurrayPhoto anonyme d’une huile sur toile anonyme datant de ca1765-1770 conservée au National Portrait GallerySource : Wikimedia Commons

     L’écossais James Murray débute sa carrière militaire en 1736. Il gravit ensuite les rangs d’officier pour devenir lieutenant-colonel vers 1750. Il participe au siège de Québec en 1759. Après la bataille des plaines d’Abraham, il devient le gouverneur du district de Québec le 27 octobre suivant. Il assure le contrôle militaire de la colonie et sanctionne plusieurs châtiments. Il adopte cependant une politique pragmatique face aux nouveaux sujets britanniques d’origine française et canadienne.

     Le 21 novembre 1763, James Murray devient le premier gouverneur anglais de la nouvelle colonie conquise mais doit en céder la direction militaire à Thomas Burton en 1764. Murray compose avec une crise monétaire et une forte inflation. Il tente également d’établir une politique pour angliciser les nouveaux sujets.

     Murray ne fait pas l’unanimité comme gouverneur. En 1764, il est accusé d’obstruction à la justice. Ses ennemis soutiennent aussi qu’il favorise les Canadiens aux dépens des Britanniques. Il est rappelé à Londres en 1766.

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