George WashingtonPhoto anonyme d’une huile sur toile de Gilbert Stuart datant de v. 1797 et complétée par Rembrant Peale v. 1846 (s.d.)Source : The Clark Art Institute

     Le 4 février 1789, les membres du collège électoral, comme il sera nommé plus tard, élisent George Washington à l’unanimité comme premier président des États-Unis d’Amérique. Washington est un choix logique : il a été le chef et le président respectivement de l’armée et du congrès continental. Après quelques hésitations, Washington accepte le poste.

George WashingtonPhoto de Daderot d’une huile sur toile de Robert Edge Pine datant de 1785 et conservée à la National Portrait Gallery (2012)Source : Wikimedia Commons

     L’élection populaire des premiers «Grands électeurs» se déroule le 7 janvier précédent dans la majorité des états. En Georgie et au Connecticut, la législature choisit les «Grands électeurs». En Caroline du Sud, ceux-ci sont choisis par une assemblée spéciale des élus. Enfin, au New Jersey, le choix est fait par le gouverneur.

Washington prêtant le serment d’office au Federal Hall à New YorkIllustration anonyme (s.d.)Source : NARA

     En acceptant la présidence, Washington se place au centre d’un débat politique sur la nature du gouvernement naissant. Le mandat du premier président débute ensuite le 4 mars, selon les dispositions de la nouvelle constitution américaine. Son inauguration se déroule le 30 avril 1789 à New York.

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F.-X. GarneauReproduction d’une estampe publiée en 1866 dans Le Feuilleton (s.d.)Source : BAC 1933-282-1

 

     Dès son décès, l’importance historique de l’oeuvre de François-Xavier Garneau est reconnue. L’abbé Henri-Raymond Casgrain publie sa biographie chez Joseph-Norbert Duquet à Québec en 1866. Il écrit : «L’avenir sanctionnera le titre d’Historien National que les contemporains de M. Garneau lui ont décerné. Car, outre ses qualités éminentes, c’est lui qui, le premier, a pénétré dans le chaos de nos archives et penché le flambeau de la science sur ces ténèbres. D’autres parmi ses émules, profitant de ses travaux et marchant à sa suite dans les sentiers qu’il a frayés, pourront lui disputer la palme de l’érudition, mais nul ne lui ravira cette gloire».

     La mort de Garneau survient dans la nuit du 2 au 3 février 1866. Il décède dans sa résidence, rue Saint-Flavien à Québec, des suites d’une attaque d’épilepsie, compliquée d’une pleurésie. La nouvelle de sa mort se répand à travers le Canada, principalement grâce aux journaux de langue française. Sa disparition laisse dans la population un sentiment de deuil national.  Un comité est formé pour venir en aide à sa famille et pour ériger un monument commémoratif sur sa tombe au cimetière Notre-Dame-de-Belmont à Sainte-Foy. Ce monument est dévoilé le 15 septembre 1867 devant une foule très nombreuse alors que le premier ministre du Québec Pierre-Joseph-Olivier Chauveau prononce une éloge émouvante de l’historien.

L’hon. P. J. O. ChauveauPhoto anonyme d’une estampe parue en 1882-1884 dans l’Histoire des Canadiens français de Benjamin Sulte (s.d.)Source : BANQ

     Certes, les développements de la méthode historique ont entraîné par la suite plusieurs historiens à prendre une distance avec la manière originale qu’utilisait Garneau pour écrire l’histoire. Son oeuvre s’inscrit en fait dans un contexte particulier. En 1965, Jean-Charles Falardeau en résume ainsi l’essentiel : «L’Histoire de Garneau fut à la fois un plaidoyer et un acte de foi. L’insuccès de la révolte de 1837-38 et sa dure répression avaient laissé toutes les classes de la population dans un profond désenchantement. Les propositions du Rapport de Lord Durham visant à l’union des deux Canadas et à une assimilation progressive de la population française par une massive immigration britannique semblaient compromettre irrévocablement le destin de la nation canadienne-française. Pour contrecarrer l’esprit de défaitisme, Garneau entreprend de rappeler aux Canadiens français qu’ils ont un passé et que ce passé est glorieux».

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«Francisco de Almeida»Photo anonyme d’une toile conservée au Museu Nacional de Arte Antiga à Lisbonne datant de ca 1545 (s.d.)Source : Wikimedia Commons

     La bataille de Diu se déroule au large du port de Diu en Inde le 3 février 1509. Elle oppose la flotte portugaise à une force composée de navires mamelouks, ottomans, de Calicut et du sultanat de Gujarat. La coalition reçoit aussi une assistance technique et maritime des républiques de Venise et de Ragusa.

La bataille de DiuPhoto d’une peinture anonyme non datée (s.d.)Source : wargaming.net

     La victoire portugaise est décisive. Elle force les Mamelouks et les Arabes à retraiter de l’océan Indien. Ceci donne au Portugal le contrôle du commerce mondial des épices par le chemin maritime du cap de Bonne-Espérance. Le Portugal s’empare ensuite de plusieurs ports en Inde et ailleurs en Asie pour assurer ainsi la suprématie de la colonisation européenne sur cette région du monde. Ce nouvel équilibre mondial a comme corollaire la fin de la domination arabe dans le bassin de la Méditerranée.

OverlookPhoto prise depuis les remparts du fort de Diu par Ed Sentner (2005)Source : Wikimedia Commons

     Durant la bataille navale de Diu, la flotte portugaise compte 19 navires. Elle est commandée par le vice-roi Francisco de Almeida. Les Portugais profitent ce jour-là de vents favorables pour aborder avec force la flotte ennemie. Après la victoire, le gouverneur de Diu se rend aux Portugais et doit accepter de cesser de donner asile aux musulmans.

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