Publicité pour le film La Ruée vers l'or Photo : United Artists (1925) source : wikimedia commons

«Publicité pour le film La Ruée vers l’or»
Photo : United Artists (1925)
Source : Wikimedia Commons

     Charlie Chaplin, Douglas Fairbanks, Mary Pickford et David Wark Griffith créent la United Artists Corporation le 5 février 1919. Ces artistes fondent cette coopérative afin de distribuer et de produire leurs oeuvres.  The Gold Rush est un de leur grand succès.

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D.W. Griffith, Mary Pickford, Charlie Chaplin (assis) et Douglas Fairbanks lors de la signature du contrat établissant le studio de cinéma United Artists
Photo anonyme (1919)
Source : Librairie du Congrès

     La compagnie progresse rapidement et diversifie ses activités pour devenir un producteur indépendant important. Elle frôle cependant la faillite dans les années 1940. L’entreprise renaît dans les années 1950-1960 et produit alors plusieurs succès récipiendaires de l’Oscar du meilleur film. C’est l’époque des «blockbusters».

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«Marilyn Monroe dans Some Like It Hot»
Photo publicitaire (1959)
Source : Wikimedia Commons

     United Artists périclite ensuite avant d’être acquise par Metro-Goldwyn-Mayer en 1981. La relance s’avère un échec et la compagnie est rachetée en 2006 par Tom Cruise et Paula Wagner, sans plus de succès. Ensuite, United Artists subsiste comme entreprise de distribution de ses anciens succès mais est finalement rachetée en totalité par la MGM en décembre 2015.

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Photo anonyme datant de 1944 publiée dans Robert Comeau et Lucille Beaudry, André Laurendeau. Un intellectuel d’ici : Montréal, Les Presses de l’Université du Québec, 1990
Source : Les Classiques de sciences sociales, http://classiques.uqac.ca/contemporains/comeau
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    Le 4 février 1944, durant le congrès du Bloc populaire canadien, Maxime Raymond, le chef du parti, délègue ses pouvoirs au Québec à André Laurendeau qui en devient le chef au niveau provincial. Ce nouveau parti avait été fondé en 1942 par un groupe d’opposants à la conscription. Dès le mois d’août 1944, Laurendeau est élu député dans Montréal-Laurier avec trois autres représentants du Bloc populaire. Laurendeau est un nationaliste militant : directeur de L’Action nationale de 1937 jusqu’à sa démission en 1943, il devient secrétaire du Bloc populaire cette même année. Sa nomination s’inscrit en continuité de son implication dans le parti.

     Chef, Laurendeau déclare que le programme du Bloc est fondé sur la défense de l’autonomie provinciale. Son manifeste est publié dans Le Devoir le 7 février 1944. Ce texte contient un «appel à l’union» : «Le Bloc populaire canadien a été fondé, non pas pour diviser, mais pour unir tous les véritables Canadiens français du Québec et des autres provinces. Sa politique, comme l’a proclamé son chef, est procanadienne à Ottawa et procanadienne-française à Québec sans aucunement léser les droits des autres groupes de la population».

     L’engagement politique de cet intellectuel surprend : frêle et sans charisme, Laurendeau aboutit au Bloc populaire en raison de son succès à la Ligue de défense du Canada et de son manifeste anti-conscription. Mais Laurendeau est déçu de ce qu’il découvre comme chef d’un tiers parti.  Paul-André Comeau rapporte ainsi sa participation au Bloc : «Cette découverte de la vie politique «provinciale» va rapidement enlever à Laurendeau ses dernières illusions en la matière. Il prend rapidement conscience de l’emprise de Duplessis sur une bonne partie de ses compatriotes. La politique partisane et la vie parlementaire déçoivent profondément celui qui était venu au Bloc pour y défendre des idées…». En 1948, il ne se représente pas aux élections et retourne au journalisme.  Il y fait une brillante carrière devenant rédacteur en chef du Devoir en 1957. Il est aussi nommé coprésident de la Commission royale d’enquête sur le bilinguisme et le biculturalisme en 1963, commission qu’il dirige avec Davidson Dunton. Il décède en 1968 à l’âge de 56 ans.

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Gilbert Stuart : huile sur toile, 20 mars 1797 complétée par Peale en 1846 (Sterling and Francine Clark Art Institute, Williamstow, MA)

George Washington
Photo anonyme d’une huile sur toile de Gilbert Stuart datant de v. 1797 et complétée par Rembrant Peale v. 1846 (s.d.)
Source : The Clark Art Institute

     Le 4 février 1789, les membres du collège électoral, comme il sera nommé plus tard, élisent George Washington à l’unanimité comme premier président des États-Unis d’Amérique. Washington est un choix logique : il a été le chef et le président respectivement de l’armée et du congrès continental. Après quelques hésitations, Washington accepte le poste.

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George Washington
Photo de Daderot d’une huile sur toile de Robert Edge Pine datant de 1785 et conservée à la National Portrait Gallery (2012)
Source : Wikimedia Commons

     L’élection populaire des premiers «Grands électeurs» se déroule le 7 janvier précédent dans la majorité des états. En Georgie et au Connecticut, la législature choisit les «Grands électeurs». En Caroline du Sud, ceux-ci sont choisis par une assemblée spéciale des élus. Enfin, au New Jersey, le choix est fait par le gouverneur.

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Washington prêtant le serment d’office au Federal Hall à New York
Illustration anonyme (s.d.)
Source : NARA

     En acceptant la présidence, Washington se place au centre d’un débat politique sur la nature du gouvernement naissant. Le mandat du premier président débute ensuite le 4 mars, selon les dispositions de la nouvelle constitution américaine. Son inauguration se déroule le 30 avril 1789 à New York.

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