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«Pavillon royal arboré en présence du roi de France de 1638 à 1790»
Image vectorielle de Sodacan (2014)
Source : Wikimedia Commons

     La guerre d’Indépendance des États-Unis d’Amérique débute en 1775. Les Treize colonies anglaises d’Amérique du Nord revendiquent leur souveraineté et combattent pour cesser d’être sous la domination coloniale de la Grande-Bretagne. En 1776, un comité du Congrès continental est formé pour rédiger un «Traité modèle». Ce document doit guider la politique internationale américaine. Dès septembre 1776, Benjamin Franklin dirige un groupe de représentants du Congrès à Paris. Il est mandaté pour négocier une alliance.

 

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Benjamin Franklin
Dessin de Charles-Nicolas Cochin et gravure d’Augustin de Saint-Aubin (1777)
Source : National Portrait Gallery, Smithsonian Institution

 

     D’abord hésitante, la France accorde finalement son appui aux patriotes américains dans leurs revendications. Deux documents sont signés le 6 février 1778 pour officialiser l’alliance. Un premier document traite des relations harmonieuses que les deux pays s’engagent à maintenir. C’est le Traité d’amitié et de commerce.

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«Drapeau américain créé par Betsy Ross
en usage de 1777 à 1795»
Image vectorielle de DevinCook (2008)
Source : Wikimedia Commons

     Le second traité formalise l’alliance militaire entre la France et les Américains. Cette entente assure le soutien de la France aux États-Unis durant la guerre d’Indépendance. C’est le Traité d’alliance éventuelle et défensive. Les deux documents sont signés par Conrad Alexandre Gérard pour la France et par Benjamin Franklin, Silas Deane et Arthur Lee pour les États-Unis.

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Lambert Closse
Photo anonyme publiée dans Souvenir de Maisonneuve : esquisse historique de la ville de Montréal et séance d’inauguration du monument de M. de Maisonneuve, le 1er juillet 1895 (Montréal, Desbarats & Cie, 1896)
Source : BANQ

     Raphaël-Lambert Closse est un des pionniers de Montréal. Sergent-major de Ville-Marie, Lambert Closse agit avec leadership comme défenseur de la colonie. Il se distingue au plus fort des attaques répétées par les autochtones, surtout des Agniers, qui menacent sans relâche la sécurité du petit établissement montréalais au milieu du XVIIᵉ siècle. Dans sa biographie, Marie-Claire Daveluy le qualifie de «chef d’une trempe héroïque» et de meneur d’hommes qui «savait maintenir les soldats dans une atmosphère de vaillance rendant la moindre action efficace». Le titre de «sauveur de Montréal» se retrouve souvent dans l’historiographie le concernant.

     Durant l’absence en France de Paul Chomedey de Maisonneuve, en 1655, Closse commande à Ville-Marie. Il exerce à cette époque sa profession de notaire et pratique la traite des fourrures, malgré sa piété reconnue. Le 6 février 1662, Lambert Closse se porte à nouveau à la défense de certains de ses compatriotes mis en danger par une attaque iroquoise. Il meurt en soldat, ayant déclaré peu auparavant qu’il était venu en Nouvelle-France «afin d’y mourir pour Dieu en le servant dans la profession des armes, si je n’y croyois pas mourir je quitterois le pays pour aller servir contre le Turc et n’être pas privé de cette gloire» !

      Il n’existe pas de portrait de Lambert Closse. Le sculpteur Louis-Philippe Hébert a imaginé son visage dans le haut-relief qu’il a fait de lui à la fin du XIXᵉ siècle. Au coin sud-est du monument à la mémoire de Maisonneuve érigée en 1895 au centre de la place d’Armes à Montréal, Closse est représenté accroupi l’arme à la main comme une véritable sentinelle redoutant une embuscade ; il est accompagné de sa chienne Pilote qui débusqua l’ennemi et réveilla les Français lors d’une attaque de Ville-Marie en 1648.

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«Estelle Iᵉᴿᵉ, reine du carnaval»
Photo anonyme (1955)
Source : http://www.lessignets.com/
signetsdiane/calendrier/fev/5.htm

     La première parade du Carnaval de Québec se déroule le 5 février 1955 dans les rues de la Basse-Ville. Ce défilé de nuit est composé de 26 chars allégoriques, de fanfares et de festivaliers issus de plusieurs associations et groupes de la région québécoise. Les chars mettent en scène le folklore et les légendes canadiennes-françaises. On retrouve ainsi, parmi les thèmes retenus : «Meunier tu dors, La Fée des glaces, Au Clair de la lune, La Chasse-galerie, J’ai du bon tabac, Le Vaisseau fantôme, C’est la mère Michèle, Les sorciers de l’île, etc.,etc.». Le Bonhomme Carnaval ouvre la marche tandis que le défilé est fermé par les décapotables des princesses et le carrosse de la reine Estelle Iᵉᴿᵉ. Un feu d’artifice termine le tout.

     Cette parade est un des moments forts de la première édition du Carnaval de Québec. L’événement a une programmation relevée : courses de chiens de traîneaux, course en canots sur le Saint-Laurent et compétitions sportives dans des disciplines aussi variées que le curling, le hockey ou la raquette. La parade est reprise deux semaines plus tard à la Haute-Ville. Plus de 200 000 personnes assistent à ce spectacle alors que 150 000 personnes avaient participé au premier défilé. Ce grand succès est repris dès l’année suivante alors que le Carnaval de Québec s’impose comme une festivité annuelle.

     L’intérêt patrimonial des défilés du Carnaval est indéniable. La parade fait partie des festivités hivernales au Québec depuis la fin du XIXᵉ siècle. Cette forme d’expression implique des milliers de participants tant pour la procession que pour la préparation. Daniel Bouchard dans l’Inventaire des ressources ethnologiques du patrimoine immatériel décrit ici l’ambiance des défilés de nuit du Carnaval de Québec : «Plusieurs figurants, amuseurs ou musiciens sont costumés et brandissent des accessoires colorés, arborant l’image du Carnaval ou encore bruyants comme des trompettes du Carnaval. Par ailleurs, nombreux carnavaleux possèdent aussi une trompette, ce qui contribue à l’atmosphère carnavalesque».

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