Idola Saint-Jean
Photo anonyme (v. 1925)
Source : BAC

 

     Le 31 mai 1927, Idola Saint-Jean fonde l’Alliance canadienne pour le vote des femmes. Cette militante chercher à relancer le débat sur la question du droit de vote pour les femmes. En 1929, elle déclare : «Les femmes de la province de Québec sont aujourd’hui les seules femmes d’Amérique du Nord auxquelles on refuse le droit de citoyenneté. Elles sont soumises à toutes les lois et payent tous les impôts, n’est-ce pas souverainement injuste de les priver d’un privilège que tous les citoyens canadiens nés au pays ou ailleurs possèdent ?».

     Dès 1922, le Comité provincial pour le suffrage féminin tente de convaincre le Parlement québécois d’accorder le droit de vote aux femmes. Le gouvernement libéral de Louis-Alexandre Taschereau répond par une fin de non recevoir à cette requête. Le projet de loi sur cette question «présenté par le député Henry Miles de la circonscription de Montréal-Saint-Laurent, est abandonné avant sa deuxième lecture et le débat ajourné». En 1929, le dossier est au point mort. Le Comité est scindé en deux. D’une part, l’Alliance canadienne pour le vote des femmes d’Idola Saint-Jean reprend le flambeau auprès des femmes de la classe ouvrière ; d’autre part, Thérèse Casgrain dirige le Ligue des droits de la femme auprès des femmes de la bourgeoisie.

     Chaque années, les suffragettes se rendent à Québec pour exposer le bien-fondé de leur demande. Les deux groupes sont unis dans leur lutte. Le changement viendra finalement en 1939 lorsqu’Adélard Godbout inscrit dans son programme électoral la promesse de permettre le suffrage féminin. Porté au pouvoir, son gouvernement présente le projet de loi 18 pour permettre aux Québécoises de voter. La loi est acceptée et finalement sanctionnée le 25 avril 1940.

#######

Jean-Baptiste Colbert (1619-1693)
Photo anonyme d’une huile sur toile de Philippe de Champaigne datant de 1655 et conservée au Metropolitain Museum of Art (s.d.)
Source : Wikimedia commons

     Le 30 mai 1675, l’influent ministre de Louis XIV, Jean-Baptiste Colbert, écrit au gouverneur de la Nouvelle-France, Louis de Buade, comte de Frontenac. Colbert agit à titre de secrétaire d’État à la Marine. Il est responsable de la correspondance officielle avec les colonies. De suite, c’est lui qui informe Frontenac de la nomination de Jacques Duchesneau de la Doussinière et d’Ambault comme intendant de la Nouvelle-France, en remplacement de Jean Talon qui a quitté Québec en 1672.

     Protégé par Colbert, Duchesneau doit poursuivre l’oeuvre de son illustre prédécesseur. Son rôle d’intendant est redéfini afin de distinguer ses responsabilités de celle de Frontenac. Les relations entre les deux hommes seront conflictuelles durant tout le mandat de Duchesneau, de 1675 à 1682. Frontenac est autoritaire et jaloux de ses prérogatives tandis que Duchesneau, bien qu’honnête, est peu conciliant. Il s’ensuit une querelle de pouvoir et de prestige entre les deux hommes avec, en corollaire, des intérêts économiques divergents dans le commerce des fourrures.

     Duchesneau arrive à Québec en août 1675, porteur d’un édit qui réorganise le Conseil souverain. Dès la première réunion du Conseil, Frontenac se sent lésé puisque que l’intendant Duchesneau préside désormais leurs délibérations. Frontenac exige qu’on s’adresse à lui à titre de «chef et président du Conseil», ce que Duchesneau refuse. Pourtant, les instructions de Colbert sont claires : le gouverneur représente le roi dans la colonie et doit être considéré comme le président honoraire du Conseil. L’intendant, qui suit le gouverneur et l’évêque en préséance, est en fait le président effectif du Conseil. Il «demande les avis, recueille les voix et prononce les arrêts».

#######

Jeanne d'Arc sur le bûcher par Jules-Eugêne Lenepveu. Photo : Rémih

Jeanne d’Arc sur le bûcher
Photo de Rémih du détail d’une peinture de Jules-Eugêne Lenepveu de 1889 (2011)
Source : Wikimedia Commons

     Le 30 mai 1431, Jeanne d’Arc monte sur le bûcher à la place du Vieux-Marché à Rouen. Elle est ensuite brûlée vive par le bourreau Geoffroy Thérarge. Son exécution a lieu vers 9 h le matin. Le Journal de Paris décrit ainsi le supplice : «Jeanne fut bientôt estainte et sa robe toute arse ; et fut veue de tout le peuple toutte nue et tous les secrets qui peuvent estre ou doibvent en femme, pour aster les doubtes du peuple. Et quand ils l’eurent assez à leur gré veue, toutte morte, le bourrel remist le feu grant sur sa pauvre charongne qui tantôt fut toutte comburée et os et chair mis en cendre».

     La Pucelle d’Orléans est capturée par les Bourguignons en 1430. Elle est vendue aux Anglais le 21 novembre de cette année-là. En février 1431, son procès pour hérésie débute. Elle est finalement condamnée au supplice par un tribunal ecclésiastique qui la considère comme relapse.

     Jeanne d’Arc est canonisée en 1920. Son martyr est un événement mythique de l’Histoire de France. Jeanne d’Arc est d’ailleurs une des patronne de la France. Sa vie est également une épopée héroïque qui a suscité plusieurs livres d’histoire, des romans, des films, etc.

jeannedarc_bucher

Jeanne d’Arc au bûcher
Photo anonyme d’une miniature publiée le manuscrit de Martial d’Auvergne, Les Vigiles de Charles VII et datant de 1477-1483 (s.d.)
Source : BNF

#######