Clara Zetkin et Rosa Luxembourg Photo anonyme (1910)

«Clara Zetkin et Rosa Luxembourg»
Photo anonyme (1910)
Source : Wikimedia Commons

     En 1910, la journaliste allemande Clara Zetkin participe à l’Internationale socialiste à Copenhague. Elle propose de retenir une journée du calendrier pour en faire une journée annuelle de manifestation en faveur du droit de vote des femmes. La proposition est adoptée à l’unanimité. Durant les années qui suivent diverses dates de février, de mars ou d’avril, selon les pays, sont retenues par les féministes pour tenir ces manifestations.  Au fil du XXᵉ siècle, les revendications féministes se succèdent ponctuellement à travers le monde et visent à établir l’égalité des sexes.

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International Women’s Year-1975 / Année internationale de la femme-1975
Timbre émis par la
Société canadienne des postes (1975)
Source : BAC

     Le 18 décembre 1972, l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations-Unies adopte une résolution proclamant l’année 1975 : «Année internationale de la femme». Ce geste vise à promouvoir le droit des femmes dans le monde sur le thème de l’égalité entre l’homme et la femme, du développement et de la paix. Le 8 mars est alors proclamé la «Journée internationale de la femme» afin de célébrer les luttes historiques des femmes pour améliorer leurs conditions de vie.

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Autonomisation des femmes. Autonomisation de l’humanité. Imaginez !
Illustration : ONU Femmes (2015)
Source : ONU

     En décembre 1977, l’ONU adopte une autre résolution qui proclame le 8 mars comme «Journée des Nations Unies pour les droits de la femme et la paix internationale». Chaque État membre de l’organisation est appelé à célébrer cette journée commémorative à une date conforme à leurs traditions historiques et culturelles respectives.

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Un Vieux de '37 Gouache sur papier brun d'Henri Julien (1904)

Un Vieux de ’37
Photo anonyme d’une gouache sur papier brun d’Henri Julien datée de 1904 (s.d.)
Source : Wikimedia Commons

     En 1962, le Réseau de Résistance pour la libération nationale du Québec amorce une campagne de sensibilisation de l’opinion publique québécoise. Des symboles du gouvernement fédéral et de la présence britannique au Québec sont vandalisés. Au début de 1963, des militants du Rassemblement pour l’indépendance nationale et du Réseau de Résistance décident de fonder le Front de libération du Québec. L’objectif initial est de combiner l’action terroriste clandestine à l’action politique légale. Le 23 février, une première bombe explose au porte d’une station de radio anglophone de Montréal.

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Faux communiqué du FLQ émis par la Gendarmerie royale du Canada en 1970
Source : Lisa-Marie Gervais, «La petite histoire des communiqués, vrais et faux in Le Devoir
(2 octobre 2010)

     Durant la nuit du 7 au 8 mars, trois casernes militaires de Montréal sont attaquées par le FLQ. Des bombes sont placées dans leur boîte aux lettres. Le 8 mars, le FLQ émet son premier communiqué pour revendiquer ses actions. Ces révolutionnaires se décrivent comme des commandos suicides près à mourir pour l’indépendance du Québec. Leur objectif est une révolution sociale visant à libérer le Québec du colonialisme anglo-américain.

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What did the FLQ do and did they achieve their goals ?
Photo anonyme (s.d.)
Source : Historyblogs

     De 1963 à 1970, les actions criminelles du FLQ sont constamment placées sous le signe du terrorisme et des revendications d’extrême-gauche. Afin d’associer leur geste à l’histoire du Québec, les communiqués du FLQ ont régulièrement en filigrane une image traditionnelle québécoise. Cette image, c’est Un Vieux de ’37, un dessin dont le thème est créé par Henri Julien pour illustrer le poème «Le Vieux patriote» publié par Louis Fréchette en 1887 dans La Légende d’un peuple. Cette illustration est ensuite développée dans une gouache sur papier brun commandée par Georges-Aimé Simard à Julien en 1904.  Elle est diffusée au public québécois grâce à sa publication posthume en 1916 par La Librairie Beauchemin dans Henri Julien Album.

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Lord Stanley of Preston Source : Fonds du Studio Topley (1889)

Lord Stanley of Preston
Photo : William James Topley (1889)
Source : BAC, C-023542

   En 1892, le gouverneur général du Canada Frederick Arthur Stanley termine son mandat. Il lègue alors une coupe destinée à couronner le club de hockey champion du «Dominion». Depuis, la Coupe Stanley est chaudement disputée chaque année par les meilleures équipes de hockey.  Des équipes de quatre villes, Montréal, Winnipeg, Ottawa et Kenora, se partagent les honneurs entre 1893 et 1911.

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«Logo du Quebec Hockey Club durant la saison 1911-1912»
Illustration : Quebec Bulldogs (1911)
Source : Wikimedia Commons

     Le 2 mars 1912, à l’issu d’une saison fertile en rebondissement, le Quebec Hockey Club remporte une victoire spectaculaire contre le club d’Ottawa lors son dernier match de la saison. Québec s’empare alors du premier rang de la National Hockey Association. Le 6 mars suivant, la défaite des Sénateurs d’Ottawa confirme la suprématie de Québec sur le premier rang.

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«Le Quebec Hockey Club avec la Coupe Stanley»
Photos anonymes (1912)
Source : Marc Durand, quebecbulldogs.com

     Ce championnat confère à l’équipe québécoise la Coupe Stanley, selon les règles en vigueur à l’époque. Le 9 mars, la coupe arrive par train dans la capitale pour être exposée au magasin Holt Renfrew de la rue Buade. Les Victorias de Moncton défient ensuite les hockeyeurs de Québec pour le titre de grand champion. Mal leur en pris : Québec écrase Moncton par 17 buts contre 3 au terme de deux matchs à sens unique.  La Coupe Stanley reste à Québec en 1912.

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