«Le fort Niagara, vu du lac Ontario»Photo : Omegatron (2007)Source : Wikimedia Commons

    Le fort Niagara est situé à l’embouchure de la rivière du même nom. Aux XVIIᵉ et XVIIIᵉ siècles, c’est un établissement stratégique pour le contrôle des Grands Lacs et l’accès au coeur de l’Amérique du Nord. Un premier poste, nommé fort Conti, y est établi en 1679 par les Français. Le fort Denonville lui succéde en 1687. L’impressionnante construction en pierre actuelle date de 1726.  Le bâtiment principal porte d’abord le nom de «Maison de la Paix», pour ne pas offenser les Amérindiens. Gaspard Chaussegros de Léry le nomme ensuite le «Château français». C’est cet ensemble de bâtiments qui devient le fort Niagara et qui est agrandi en 1755.  Située en territoire iroquois, cette fortification domine la route vers la vallée de l’Ohio.

     Durant la guerre de la Conquête, les troupes britanniques cherchent à démanteler le réseau de forts construit par les Français dans les Grands Lacs afin d’affaiblir la colonie française établie dans la vallée du Saint-Laurent.  Cette stratégie porte fruit : en 1758, le fort Duquesne, situé au bord de la Monongahela, est abandonné et rasé par ses occupants français. Ceci laisse place à la construction par les Britanniques du fort Pitt, sur l’actuel site de la ville de Pittsburgh.

      Le 6 juillet 1759, les troupes anglaises dirigées par John Prideaux poussent la pression plus au nord. Ils amorcent alors le siège du fort Niagara. Frappé par un boulet mortel lors des premiers combats, Prideaux est remplacé par William Johnson.  Supérieurs en nombre, les Anglais repoussent alors les renforts français lors de la bataille de La Belle Famille. Le contingent dirigé par Johnson obtient finalement la reddition du fort Niagara le 25 juillet suivant. La principale route de la traite des fourrures est désormais coupée pour les Français.

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Philosophiae Naturalis Principia MathematicaPhoto de l’édition originale contenant les notes manuscrites d’Isaac Newton pour la seconde édition de 1713par Andrew Dunn (2004)Source : Wren Library of Trinity College, Cambridge

    Isaac Newton acceptait uniquement les relations mathématiques découvertes par l’observation rigoureuse des phénomènes. Son travail scientifique permet la naissance de la mécanique classique.

    Le 5  juillet 1686, la Royal Society, à Londres, lui donne l’autorisation officielle de publier Philosophiae Naturalis Principia Mathematica.  Ce traité débute par une série de définitions et par l’énoncé d’axiomes.  La partie centrale traite du mouvement des corps et du système du monde.  Les lois du mouvement de Newton et la loi de l’attraction universelle sont énoncées dans cet ouvrage.

   Par ces démonstrations scientifiques, Newton provoque une révolution de la connaissance.  Ses écrits constituent une des bases de la Philosophie des Lumières.

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Declaration of IndependencePhoto anonyme d’une huile sur toile de John Trumbull datant de 1817-1819 (s.d.)Source : US Capitol

     La Commission des Cinq rédige la Déclaration d’indépendance des États-Unis. Ce comité est formé de Thomas Jefferson de Virginie, de Roger Sherman du Connecticut, de Robert R. Livingston du New York, de John Adams du Massachusetts et de Benjamin Franklin de la Pennsylvanie.

     Les membres de la Commission sont nommés le 11 juin par le Second Congrès continental.  Thomas Jefferson reçoit alors le mandat de rédiger l’ébauche de la Déclaration.  Cette première version est présentée aux autres membres de la Commission pour finaliser le document.

     Le texte est soumis au Congrès le 28 juin qui amorçe un débat sur la question de l’indépendance.  Le 2 juillet 1776, le Congrès adopte le principe de l’indépendance des Treize colonies.  La version finale de la Déclaration d’indépendance est adoptée par le Congrès continental le 4 juillet 1776.

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