Join or Die Caricature publiée par Benjamin Franklin (1754) Source : Philadepphie press

Join, or Die
Caricature publiée par Benjamin Franklin (1754)
Source : The Pennsylvania Gazette

     Cette célèbre caricature politique est publiée le 9 mai 1754 dans The Pennsylvania Gazette. Elle apparaît à côté d’un éditorial de Benjamin Franklin. Cet imprimeur critique dans son texte la division régnant entre les colonies anglaises d’Amérique du Nord. L’image montre un serpent segmenté en huit parties. Les colonies représentées sont la Caroline du Sud, la Caroline du Nord, la Virginie, le Maryland, la Pennsylvanie, le New Jersey et le New York. Quatre colonies, le Massachusetts, le New Hampshire, le Connecticut et le Rhode Island, sont regroupés dans la Nouvelle-Angleterre qui forme la tête du serpent. La Georgie et le Delaware sont omis.

     Benjamin Franklin exhorte les colonies britanniques à s’unir dans leur guerre contre la Nouvelle-France et leurs alliés indiens. Join, or Die est ainsi la première publication appelant les coloniaux à agir comme un ensemble concerté. Cette image participe ainsi activement à la prise de conscience de l’importance de l’unité nationale.

     La caricature prend une nouvelle signification par la suite. À partir de 1765, plusieurs patriotes américains l’utilisent pour revendiquer l’union des colonies dans leurs revendications face à la Grande-Bretagne. Elle connaît alors une vaste diffusion dans la presse périodique américaine. En 1774, Join, or Die est utilisée à nouveau dans l’entête du Massachusetts Spy, un hebdomadaire politique favorable à l’indépendance américaine.

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Melle Jeanne Mance. Fondatrice des Hospitalières de Montréal
Gravure : Photo Electrotype Engraving Company New-York (1882)
Source : Benjamin Sulte, Histoire des Canadiens-français, 1608-1880. Montréal : Wilson & Cie, 1882-1884.

     Jeanne Mance est une des pionnières de la Nouvelle-France au même titre que Marie de l’Incarnation et que Marguerite Bourgeoys. Ces femmes arrivent dans la colonie à l’époque héroïque de la fondation et des commencements de l’établissement des Français dans la vallée du Saint-Laurent. Dans une conférence donnée en mars 2015 à l’invitation de la Fondation Lionel-Groulx, Louise Harel affirme que les trois femmes «/…/ sont à la fois des figures d’une très grande modernité, tout en étant intimement liées au patrimoine québécois. Elles sont d’une grande modernité par leur extrême détermination à franchir les obstacles familiaux, sociaux, civils, ecclésiastiques qui se sont dressés devant elles tout au long de leurs projets missionnaires. Ces obstacles, qui étaient des barrières pour les femmes de leur époque, elles les ont traversés au prix de grands tourments intérieurs».

     En avril 1641, Jeanne Mance se rend à La Rochelle, en route pour la Nouvelle-France. Elle y rencontre Jérôme Le Royer de La Dauversière, un mystique auquel Dieu a inspiré le dessein de Montréal. Il est un des leaders de la Société Notre-Dame de Montréal qui a choisi Paul Chomedey de Maisonneuve pour assurer la fondation de Ville-Marie, un nouveau poste missionnaire sur l’île de Montréal, en amont de Québec. Le Royer adresse de pressants appels à Jeanne Mance de se joindre à ce projet. Il souhaite qu’elle devienne l’économe et l’infirmière de la nouvelle mission. Après avoir consulté son directeur spirituel et sa protectrice, Angélique Faure de Bullion, Jeanne Mance rejoint la Société de Notre-Dame. Le 9 mai 1641, elle s’embarque avec la recrue à destination de Montréal.

     Les Montréalistes montent à bord de deux voiliers : Maisonneuve dans un et Jeanne Mance dans l’autre. Son navire arrive à Québec en août et celui de Maisonneuve n’accoste qu’en septembre, en raison de tempêtes. C’est là qu’ils passent l’hiver. Au printemps suivant, ils quittent la capitale pour remonter le fleuve. Le 17 mai 1642, ils arrivent à destination : c’est la fondation de Ville-Marie destinée à devenir la ville de Montréal. Dès son arrivée, Jeanne Mance est considérée comme l’égale de Maisonneuve dans la direction de l’entreprise. En 1644, elle s’affaire à la construction d’un hôpital et toute sa vie sera consacrée ensuite au développement de Ville-Marie.

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Signature de la capitulation de l'Allemagne Source : PD-USGov-Military-Army (1945)

Colonal General Alfred Jodl, Chief of Staff under the Doenitz Regime, signs the document of unconditional surrender
Photo anonyme (1945)
Source : PD-USGov-Military-Army

     Le 7 mai 1945 à 2 h 41 du matin, le général Alfred Jodl signe la reddition sans condition de l’Allemagne nazie. Le «generaloberst» Jodl est alors le chef de l’état-major de la Werhmatch. Il agit au nom du haut-commandement allemand. Toutes les forces militaires allemandes de terre, de mer et des airs capitulent.

     La signature a lieu dans une salle du Collège technique et moderne de Reims. La fin des combats est fixée au lendemain, 8 mai à 23 h 01. Le général américain Walter Bedell-Smith, représentant de Dwight D. Eisenhower, chef d’état-major des Alliés, et le général soviétique Ivan Souslaparov signent pour les vainqueurs. Le général français François Sevez contresigne à titre de témoin. Mécontent du protocole, le président Joseph Staline exige que les documents signés à Reims soient ratifiés le 8 mai à Berlin en présence du maréchal Joukov, le chef de l’Armée rouge.

     Ceci met fin à la guerre en Europe. Les hostilités se poursuivent cependant en Asie. La fin de la Seconde Guerre mondiale survient finalement le 2 septembre 1945 avec la capitulation du Japon.

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