Queen Victoria

Queen Victoria and Prince Albert with their nine children at Osborne House
Photo attribuée à Leonida Caldesi & Mattia Montecchi (1857)
Source : Royal Collection Trust

    En 1857, les parlementaires de la Province du Canada demandent officiellement à la reine Victoria de déterminer une nouvelle capitale permanente pour la colonie. Durant la décennie précédente, Québec, Montréal, Kingston et Toronto alternent comme capitale. Le Parlement se déplace ainsi entre ces villes à divers intervalles. Le 24 mars 1857, des résolutions sont adoptées pour établir un siège permanent de la capitale. Une importante somme d’argent est aussi octroyée pour construire un parlement fixe. Une résolution propose de plus d’expédier une adresse à la reine pour la prier de choisir la future capitale.

Ottawa

City of Ottawa, Canada West
Reproduction d’une lithographie de Stent & Liver (v. 1859)
Source : BAC

     À la surprise générale, la reine Victoria choisit Ottawa comme siège de la capitale du Canada. Cette ville est alors une communauté de rude bûcherons. En fait, ce site est un compromis politique et géographique.  La ville d’Ottawa est située au milieu des anciennes colonies du Haut et du Bas-Canada. De plus, elle offre plus de sécurité en raison de son éloignement de la frontière américaine.

West Block Parlement

West Block looking from S.E. Wellington St.
Photo de Samuel McLaughlin (1867)
Source : BAC

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«Bas-relief représentant Champlain et Jean Dolbeau lors de l’arrivée de ce dernier à Québec en 1615. Monument de la Foi à la place d’Armes de Québec»
Photo : Jean-François Caron (2015)
Source : www.facebook.com

 

     Les premières inhumations en Nouvelle-France se déroulent en l’absence de prêtre. Le père récollet Jean Dolbeau est le premier ecclésiastique à venir à Québec à la demande de Samuel de Champlain. Il traverse l’Atlantique en 1615 et arrive à Québec le 2 juin. Il sera rejoint ensuite par les pères Denis James et Joseph Le Caron et le frère Pacifique Duplessis. Jusqu’alors, les enterrements se font de manière profane. Le 24 mars 1616, Michel Colin, un employé de la Compagnie de Rouen intéressée par la traite des fourrures, reçoit les premières funérailles religieuses de la colonie naissante.

     Cette première sépulture catholique à Québec a vraisemblablement lieu dans le cimetière de la côte de la Montagne. L’acte de sépulture de Michel Collin a disparu des registres de catholicité de Notre-Dame-de-Québec avec l’incendie des registres en 1640.  La sépulture de Michel Collin nous est connue par l’Histoire du Canada publiée par le père Gabriel Sagard en 1636.

     L’événement est aussi relaté par le père Odoric-Marie Jouve dans son Dictionnaire biographique des récollets missionnaires en Nouvelle-France, paru à titre posthume chez Bellarmin en 1996. Il écrit : «Le 24 mars, le père Dolbeau célèbre les funérailles et procède à l’inhumation de Michel Colin «avec les cérémonies usitées de la Sainte Église Romaine».

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«Simon-Napoléon Parent» 
Photo anonyme (v. 1920)
Source : BANQ

 

     Simon-Napoléon Parent est très actif sur la scène politique à la fin du XIXᵉ siècle. Conseiller municipal puis maire de Québec de 1894 à 1906, il cumule les fonctions de député à l’Assemblée législative du Québec puis de commissaire des Terres, Forêts et Pêcheries dans le cabinet de Félix-Gabriel Marchand. Il devient premier ministre du Québec en 1900.  Malgré sa réélection en 1904, il est confronté à un mouvement de contestation dirigé par trois de ses ministres. Il démissionne en 1905.

     Ce mouvement de dissension fait suite aux élections précipitées de 1904. S.-N. Parent est accusé d’avoir fait fi de plusieurs candidats libéraux et d’avoir favorisé des conservateurs. Il s’est d’ailleurs aliéné l’appui du sénateur Philippe-Auguste Choquette qui mène une fronde contre lui. Les ministres Lomer Gouin, Adélard Turgeon et William Alexander Weir démissionnent en bloc le 6 février 1905. Deux jours plus tard, 44 des 69 députés à l’Assemblée signent une pétition et appuient Gouin, Turgeon et Weir alors que la ligne de parti est durement malmenée.  Lorsque plusieurs conservateurs donnent leur appui aux rebelles, la pression écrase Parent. Il démissionne le 21 mars 1905.

     Le lieutenant-gouverneur du Québec, sir Louis-Amable Jetté, demande à Lomer Gouin de constituer un nouveau conseil des ministres. Leader de l’aile montréalaise du parti, Gouin forme son cabinet le 23 mars 1905. Malgré les appuis des progressistes de son parti, Gouin s’entoure de ministres modérés et se rallie à une idéologie proche du libéralisme classique.

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