Archive pour la ‘Nouvelle-France’ Catégorie

«Pierre Gaultier de Varennes et de La Vérendrye»Photo d’une sculpture de Jean Bailleul dévoilée en 1922: Jean Gagnon (2009)Source : Wikimedia Commons

 

     Le 5 décembre 1749, Pierre Gaultier de Varennes et de La Vérendrye décède à Montréal. Vingt ans plus tôt, après une carrière militaire infructueuse en France et une vie d’agriculteur et de commerçant de fourrures dans la région de Trois-Rivières, le sieur de La Vérendrye était parti à l’aventure à l’ouest des Grands Lacs. À l’époque, la quête de la route vers la «mer de l’Ouest» demeure une priorité pour la couronne française. Pour La Vérendrye, sa présence à l’ouest de la Nouvelle-France s’explique ainsi : «Je ne cherche qu’à porter le nom de Sa Majesté et ses armes, dans une grande étendue de pais inconnus, d’égrandir la colonie et d’y augmenter le commerce».

     En 1731, il obtient le monopole de la traite des fourrures à l’ouest du Mississippi pour trois ans. Avec d’autres associés, il organise une série de postes de traite entre le lac Supérieur et le lac Winnipeg. Véritable colonisateur du Manitoba et de ses lacs, La Vérendrye explore aussi le pays des Mandanes et encourage ses fils à poursuivre les recherches plus à l’Ouest. En 1743, il est de retour à Québec où il mène une vie de bourgeois bien qu’il semble écarté du réseau des principaux négociants de fourrures. 

     Nommé capitaine de la garde du gouverneur en 1747, La Vérendrye est décoré de la croix de Saint-Louis par le ministre de la Marine, Antoine-Louis Rouillé. Il prépare une nouvelle expédition vers la mer de l’Ouest lorsqu’il décède en 1749.

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«Louis Hector de Callière»Reproduction d’une illustration anonyme (s.d.)Source : BANQ

 

     À la fin du XVIIᵉ siècle, la guerre fait rage entre la Nouvelle-France et les nations iroquoises. En 1696, Louis-Hector de Callière, gouverneur de Montréal, dirige l’attaque de 2 000 hommes contre les Onontagués et les Onneiouts. Même si cette armée n’engage pas le combat directement, elle saccage le territoire du sud du lac Ontario où réside les Amérindiens et porte un rude coup à leur moral. Callière s’impose alors comme chef militaire de la colonie, dirigeant les troupes en selle sur un cheval qui lui a été amené depuis Montréal. Officiellement, le gouverneur Louis de Buade, comte de Frontenac, commande les opérations mais sa santé le force à être porté dans un fauteuil, à l’arrière de l’armée.

     Au décès de Frontenac, Callière lui succède par intérim.  Son frère, François de Callières, est le premier à annoncer cette nouvelle au roi Louis XIV tout en soumettant la requête de Louis-Hector d’accéder au poste de gouverneur de la Nouvelle-France. Le roi y consent immédiatement laissant l’émissaire de Philippe de Rigaud de Vaudreuil, qui convoitait le poste, revenir à Québec bredouille. Callière demeure gouverneur jusqu’à sa mort en 1703. C’est à ce titre qu’il négocie et signe la Grande Paix de Montréal le 4 août 1701.

     Le gouverneur de Callière met par contre en doute l’ouverture d’un fort à Détroit, craignant de rompre la paix conclue avec les Amérindiens. Il réclame également de gouverner la Louisiane mais sa requête reste sans succès.  Un plaque commémore l’emplacement de son château à Montréal.

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«Statue de Frontenac sur la façade de l’Hôtel du Parlement de Québec»Photo : Jean Gagnon (2009)Source : Wikimedia Commons

     Louis de Buade, comte de Frontenac et de Palluau, est un militaire de carrière.  Il devient le gouverneur de la Nouvelle-France en 1672. Il occupe ce poste une dizaine d’années avant d’être rappelé en France. Frontenac revient dans la colonie pour un second mandat en 1689.  Sa défense de Québec face à la flotte de William Phipps a fait sa renommée.

     À l’automne 1698, la santé de Frontenac décline.  En proie à des crises d’asthme, il doit dormir assis dans un fauteuil.  Son état empirant, il fait la paix avec deux adversaires de ses politiques, l’intendant Jean Bochart de Champigny et l’évêque Jean-Baptiste de La Croix de Chevrières de Saint-Vallier.

     Le 28 novembre 1698, Frontenac décède après avoir reçu l’extrême-onction. Ses obsèques ont lieu à l’église des Récollets où il est inhumé. Son coeur est enfermé dans une urne métallique et envoyé à son épouse pour être déposé dans la chapelle des Montmort en l’église de Saint-Nicolas-des-Champs à Paris. Une rumeur invérifiable veut que cette dernière l’a retourné à Québec. Après l’incendie de l’église des Récollets en 1796, les restes de Frontenac sont déposés dans la cathédrale Notre-Dame-de-Québec.

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