Archives de catégorie : La colonie anglaise

24 août 1842

Fondation de Chicoutimi

1748-Chicoutimi

Vue de Chekoutimi du côté de l’oüest sud oüest
Photo anonyme d’une carte de 1748 (s.d.)
Source : Wikimedia Commons

 

     Les premières décennies du XIXᵉ siècle au Bas-Canada voient le développement d’un intérêt particulier pour l’ouverture à la colonisation de l’arrière-pays de la vallée du Saint-Laurent. En 1821, un premier comité des terres de la couronne est mis en place. C’est dans ce contexte que les postes du roi au Saguenay deviennent une région qui attise la convoitise des barons de la fourrure, des marchands de bois capitalistes, des marchands de Charlevoix et de plusieurs agriculteurs à la recherche de terres fertiles. Les investisseurs et les pionniers se regroupent au sein de la Société des Vingt-et-un qui démontre un impressionnant dynamisme dans leur recherche de nouveaux territoires d’exploitation. De 1838 à 1842, leur ténacité permet de lancer la colonisation au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

     Le 24 août 1842, Peter Mcleod Jr débarque à l’embouchure de la rivière du Moulin avec une vingtaine d’hommes.  Il y construit un premier moulin à scie de 60 pieds par 30 pieds. C’est le début de la ville de Chicoutimi. Dès le printemps de 1843, les premiers madriers coupés à ce moulin sont chargés sur des bateaux de William Price.  Cette association avec Price est lourde de conséquence : ce marchand originaire du Pays de Galles va y fonder une véritable dynastie et les Price vont «régner» sur le Royaume du Saguenay durant près d’un siècle.  Dès 1842, Price achète les actifs des Vingt-et-uns et amorce l’acquisition des scieries de la région.  À la mort de McLeod, Price devient l’unique propriétaire d’un véritable empire forestier au Saguenay.

     Mais c’est l’installation de McLeod à la rivière du Moulin qui marque la fondation de Chicoutimi. Des 23 hommes qui l’accompagnent, 22 construisent une maison à Chicoutimi et s’installent pour de bon aux abords du moulin. L’année suivante, McLeod ouvre une seconde scierie à l’embouchure de la rivière Chicoutimi. Ces installations lancent le développement de la ville et les entreprises de McLeod y sont pour beaucoup : l’entrepreneur y contrôle l’emploi et ses magasins généraux y assurent le commerce de détail durant une décennie.

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18 août 1833

Traversée de l’Atlantique par le Royal William

SS_Royal_William_1834_painting

«SS Royal William 1834»
Reproduction d’une peinture anonyme (s.d.)
Source : Wikimedia Commons

 

     Au début du XIXᵉ siècle, la navigation à vapeur se développe en Amérique du Nord.  En août 1809, L’Accommodation devient le premier navire à vapeur à naviguer sur le fleuve Saint-Laurent.  Puis, en 1815, Le Frontenac est le premier bateau à vapeur à naviguer sur le lac Ontario , en instaurant un service régulier entre Prescott et York, futur ville de Toronto.  La présence des vapeurs est de plus en plus fréquente dans les années qui suivent mais leur usage reste réservé au cabotage dans les eaux intérieures.

     La situation change au début des années 1830. John Saxton Campbell et George Black construisent alors dans leur chantier naval de l’anse au Foulon à Québec un immense navire à vapeur, le SS Royal William. Les turbines à vapeur, elles, sont construites et assemblées à Montréal. Le lancement du bateau a lieu le 27 avril 1831 sous le patronage du gouverneur Matthew Withworth-Aylmer et de lady Aylmer, née Louisa Anne Call. Durant deux ans, le Royal William effectue plusieurs voyages entre Québec et les colonies britanniques de l’Atlantique.

     L’épidémie de choléra de 1832 force la mise en quarantaine du Royal William et entraîne des pertes de 16 000£ à ses propriétaires. L’année suivante, ceux-ci décident de l’expédier en Angleterre pour le vendre au plus offrant. Le 18 août 1833, le Royal William quitte Pictou en Nouvelle-Écosse avec sept passagers, une petite cargaison et une pleine charge de charbon. Il arrive à Gravesend, sur le bord de la Tamise, 25 jours plus tard.  Le Royal William est un des premiers navires à réaliser la traversée uniquement à la vapeur, n’ayant fait voile qu’une journée pour s’assurer de l’entretien de la bouilloire.  De 1831 à 1837, le Royal William d’une longueur de 160 pieds et d’une largeur de 44 pieds est le plus important navire de passagers au monde. Il est acquis par la marine espagnole en septembre 1834 et est renommé Isabella II, nom porté jusqu’à son naufrage en janvier 1860 dans la baie de Gibraltar.

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23 juillet 1840

«The Union Act» est sanctionné

Union_Act

Première page de «An Act to reunite the Provinces of Upper and Lower Canada, and for the Government of Canada»
3 & 4 Vict., c. 35
Source : BAC – MG40/E1

     Le Rapport Durham recommande au Parlement de Londres la fusion du Bas-Canada et du Haut-Canada avec l’établissement d’un gouvernement responsable dans la nouvelle province. Ces conclusions font suites aux conflits armés de 1837 et à l’insurrection de 1838 survenus dans ces deux colonies.

     En septembre 1839, Charles Poulett Thompson est envoyé dans les colonies britanniques d’Amérique du Nord comme gouverneur général. Il doit prendre les mesures nécessaires pour obtenir l’union préconisée par le Rapport Durham. Les résolutions en ce sens sont adoptées par les législatures du Bas-Canada, en novembre 1839, et du Haut-Canada, en décembre suivant. Ces textes sont ensuite fusionnées par James Stuart, juge en chef du Bas-Canada, au début de 1840, pour être entérinée par le Parlement du Royaume-Uni. La sanction royale est donnée le 23 juillet 1840 et la loi entre en vigueur l’année suivante.

     L’Union donne naissance à la Province du Canada. Cette constitution est rapidement une source d’instabilité politique, notamment en raison du caractère injuste de la représentation populaire au parlement de la nouvelle province. Les coalitions ministérielles qui en découlent aboutissent cependant, en 1848, à l’établissement du gouvernement responsable. Toutefois, l’usage du français reste proscrit dans la législature et l’anglais demeure la seule langue officielle du Canada.

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