Archive pour la ‘La colonie anglaise’ Catégorie

«L’abbé Louis-Jacques Casault, premier recteur de l’Université Laval»Photo anonyme d’une peinture de Théophile Hamel datant de 1861 (s.d.)Source : Wikimedia Commons

      Les origines de l’Université Laval remontent à 1663 lorsque François de Laval fonde le Séminaire de Québec afin de former les prêtres de la colonie. Sous le Régime britannique, le Séminaire étend sa formation aux professions libérales. Progressivement, la nécessité d’un enseignement de niveau universitaire s’impose. Au milieu du XIXᵉ siècle, cinq institutions de langue anglaise dispensent un enseignement universitaire dans la province du Canada. Il n’existe pas d’université de langue française.

     Le 8 décembre 1852, la reine Victoria signe la charte royale qui donne le droit au Séminaire de Québec de «conférer des degrés». La charte octroie «tous les droits, pouvoirs et privilèges d’Université». L’Université Laval est créée.

     Pour l’historien Jean Hamelin, la charte de l’Université Laval permet aux catholiques d’organiser leur enseignement universitaire dans la colonie. Cette université, comme les autres au Canada, propose un enseignement confessionnel voué «à inculquer une culture humaniste à une élite».

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«La bataille du Sault-au-Matelot»Reproduction d’une illustration de Charles William Jefferys utilisée pour la couverture de William Wood, The Father of British Canada, a Chronicle of Carleton (1916)Source : Wikimedia Commons

     Durant la guerre d’Indépendance, deux armées américaines lancent un assaut contre la «Province of Quebec», alors colonie britannique. Richard Montgomery dirige une de ces armées et remonte le Richelieu pour assiéger Montréal. Cette ville tombe aux mains des Américains en novembre 1775. Montgomery marche alors vers Québec où il arrive au début de décembre.

     Benedict Arnold dirige la seconde armée américaine qui part de Cambridge début septembre 1775. En passant par les rivières Kennebec et Chaudière, il atteint Lévis un mois et demi plus tard. Dans la nuit du 13 au 14 novembre, l’armée d’Arnold traverse le fleuve pour atteindre les hauteurs de Québec. Les soldats avancent jusqu’à huit cents pas des remparts, mais, faute d’artillerie, ils ne peuvent assiéger la ville et doivent se retirer vers l’ouest.  Après l’arrivée de  l’armée de Montgomery, le siège de Québec commence le 5 décembre 1775.

     Le siège dure plusieurs mois.  Le 31 décembre, un affrontement a lieu au Sault-au-Matelot. Cette bataille se solde par une victoire britannique et la mort de Montgomery. Arnold est également blessé durant le combat. Au printemps 1776, l’arrivée de renforts pour les troupes anglaises de Guy Carleton force Arnold et ses hommes à lever le siège et à se replier vers Montréal.

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Battle of St. CharlesPhoto anonyme d’une aquarelle attribuée à Charles Beauclerck en 1837 (s.d.)Source : BAC C-130814

     Le 16 novembre 1837, des mandats d’arrêt sont émis contre Louis-Joseph Papineau et 25 autres Patriotes. Les troupes anglaises dirigées par George Augustus Wetherall marchent alors sur la vallée du Richelieu afin de seconder l’armée du colonel Charles S. Gore.

     Le 25 novembre, les 420 hommes de Wetherhall appuyés par deux pièces d’artillerie et un détachement d’une vingtaine de membres de la Royal Montreal Cavalry attaquent les Patriotes à Saint-Charles sur Richelieu. Ces derniers sont dirigés par Thomas Storrow Brown, récemment nommé «général» par les Fils de la Liberté. Le combat est inégal. Brown quitte rapidement le champ de bataille pour chercher du renfort. Après deux heures de fusillades, les Anglais chargent à la baïonnette et provoquent la déroute des Patriotes.

     Les Anglais comptent 3 morts. Du côté des Patriotes, le nombre de défunts dénombrés dépend de l’intérêt de la source à magnifier la victoire anglaise. Certains historiens anglais avancent le chiffre de 150 défunts. Le registre des sépultures de Saint-Charles mentionnent 24 morts de la paroisse et quelques autres d’ailleurs au Bas-Canada.

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