Archive pour la ‘La colonie anglaise’ Catégorie

Bataille des Trois-RivièresPhoto : La Société de conservation et d’animation du patrimoine de Trois-Rivières (2005)Source : Wikimedia Commons

     Durant la guerre d’Indépendance des États-Unis, l’armée américaine envahit la vallée du Saint-Laurent. Les révolutionnaires américains veulent libérer l’Amérique du Nord de la tutelle anglaise. L’objectif est de faire de la «Province of Quebec», la 14ᵉ colonie à rompre le lien avec la Grande-Bretagne.

La Fresque de Trois-Rivières. Scène 2 – Victoire de la bataille de Trois-Rivières Photo d’une peinture de Murale Création datant de 2009 : Ville de Trois-Rivières (s.d.) Source : http://www.v3r.net/culture/arts-visuels/art-public/la-fresque#scene-2-victoire-de-la-bataille-de-troisrivieres

     La stratégie militaire américaine d’encerclement de Québec est un échec. Le siège de la capitale de la colonie dure de l’automne 1775 au printemps 1776. Après une cuisante défaite le 31 décembre 1775, les Américains doivent battre en retraite en juin 1776 face à l’arrivée de milliers de soldats britanniques en renfort.

     Dans ce mouvement de troupes, le 8 juin 1776, une colonne de l’armée continentale américaine dirigée par le brigadier-général William Thompson doit combattre les troupes anglaises du lieutenant-colonel Simon Fraser à Trois-Rivières. À nouveau, les Américains subissent la défaite.  Cette bataille met un terme à l’invasion et se solde par le repli des Américains dans le New York.

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Manifestation des Canadiens contre le gouvernement anglais, à Saint-Charles, en 1837Photo anonyme d’une huile sur toile de Charles Alexander Smith datant de 1890 (s.d.)Source : MNBAQ

     En 1937, des citoyens de Saint-Denis-sur-Richelieu organisent des célébrations pour commémorer le centenaire de la lutte des Patriotes en 1837-1838. Les fêtes se déroulent un peu partout au Québec. Les revendications des Patriotes pour la liberté, la démocratie et la reconnaissance de leur identité nationale sont au coeur des célébrations. Il faut cependant attendre 1962, lors du 125e anniversaire de la bataille de Saint-Denis, pour que la tradition d’une commémoration annuelle des Patriotes débute. La fête a alors lieu en novembre.

     Le 6 octobre 1982, le gouvernement du Québec décrète comme «Journée des Patriotes», le dimanche le plus proche du 23 novembre, en souvenir de la victoire patriote à Saint-Denis. Cette commémoration ne satisfait pas l’opinion publique. La création d’un nouveau congé ou la modification d’un jour férié existant sont réclamées pour témoigner de l’importance historique du mouvement patriote. En 1994, la Chambre des communes à Ottawa reconnaît officiellement la contribution des Patriotes à l’établissement de la démocratie au Canada.

     Le 20 novembre 2002, le gouvernement québécois modifie la «Journée des Patriotes». Afin de rappeler que les assemblées publiques débutèrent au Bas-Canada en mai 1837, la fête de novembre est déplacée vers le mois de mai. Le décret 1322-2002 proclame que dorénavant la «Journée nationale des Patriotes» coïncide avec le lundi précédant immédiatement le 25 mai de chaque année. Ce jour est férié et met un terme à l’ambiguïté qui existait auparavant au Québec quant à la pertinence de commémorer la date de naissance de la reine Victoria du Royaume-Uni ou celle du décès d’Adam Dollard des Ormeaux. Le 19 mai 2003, la «Journée nationale des Patriotes» est célébrée pour la première fois.

Pour en savoir plus : LaFontaine et son temps, Monument Louis-Joseph Papineau

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Join, or DieCaricature publiée par Benjamin Franklin (1754)Source : The Pennsylvania Gazette

     Cette célèbre caricature politique est publiée le 9 mai 1754 dans The Pennsylvania Gazette. Elle apparaît à côté d’un éditorial de Benjamin Franklin. Cet imprimeur critique dans son texte la division régnant entre les colonies anglaises d’Amérique du Nord. L’image montre un serpent segmenté en huit parties. Les colonies représentées sont la Caroline du Sud, la Caroline du Nord, la Virginie, le Maryland, la Pennsylvanie, le New Jersey et le New York. Quatre colonies, le Massachusetts, le New Hampshire, le Connecticut et le Rhode Island, sont regroupés dans la Nouvelle-Angleterre qui forme la tête du serpent. La Georgie et le Delaware sont omis.

     Benjamin Franklin exhorte les colonies britanniques à s’unir dans leur guerre contre la Nouvelle-France et leurs alliés indiens. Join, or Die est ainsi la première publication appelant les coloniaux à agir comme un ensemble concerté. Cette image participe ainsi activement à la prise de conscience de l’importance de l’unité nationale.

     La caricature prend une nouvelle signification par la suite. À partir de 1765, plusieurs patriotes américains l’utilisent pour revendiquer l’union des colonies dans leurs revendications face à la Grande-Bretagne. Elle connaît alors une vaste diffusion dans la presse périodique américaine. En 1774, Join, or Die est utilisée à nouveau dans l’entête du Massachusetts Spy, un hebdomadaire politique favorable à l’indépendance américaine.

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