11 mai 1842

Charles Dickens visite Montréal

«Portrait de Charles Dickens durant son voyage en Amérique en 1842, accompagné d’un portrait de sa soeur Fanny»
Photo anonyme d’une gravure parue dans Frederick G. Kitton. Charles Dickens by Pen and Pencil and a Supplement to Charles Dickens by Pen and Pencil. Londres : Frank T. Sabin & John F. Dexter, 1889-90 (2011)
source : Wikimedia Commons

 

     La parution d’Oliver Twist en 1837 assure la renommée littéraire de Charles Dickens. Les éditions de ses oeuvres se vendent ensuite par milliers. En 1842, agé de trente ans et en début de carrière, Dickens et son épouse, Catherine Hogarth, effectuent un voyage triomphal en Amérique du Nord.  L’écrivain britannique est acclamé notamment à Boston et à New York. Après une visite aux chutes du Niagara, le couple se rend à Toronto et à Kingston. Le 11 mai 1842, ils arrivent à Montréal.

     Durant leur séjour montréalais, ils visitent le mont Royal et reçoivent des invités à l’Hôtel Rasco. Le 27 mai, ils sont à Québec. De retour en Angleterre, Charles Dickens publie son journal de voyage sous le titre d’American Notes. Québec lui a laissé une forte impression: «The city is rich in public institutions and in Catholic churches and charities, but it is mainly in the prospect from the site of the Old Government House, and from the Citadel, that its surpassing beauty lies». La modernité de Montréal et du Canada l’étonne: «To me – who had been accustomed to think of it as something left behind in the strides of advancing society, as something neglected and forgotten, slumbering and wasting in its sleep – the demand for labour and the rates of wages; the busy quays of Montreal; the vessels taking in their cargoes, and discharging them; the amount of shipping in the different ports; the commerce, roads, and public works, all made TO LAST; the respectability and character of the public journals; and the amount of rational comfort and happiness which honest industry may earn: were very great surprises».

     Un des buts du voyage de Charles Dickens et de faire connaître le droit d’auteur. Ses livres en Amérique sont connus mais il s’agit surtout de versions piratées pour lesquels son éditeur et lui-même ne reçoivent pas un sou. Au Bas-Canada, par contre, sa visite est celle d’un touriste bien particulier. Invité à des représentations de la troupe de théâtre amateur de la garnison britannique, Dickens demande à participer: il est sur scène pour deux spectacles au Théâtre Royal à Montréal et démontre un talent d’orateur qu’il développera par après.

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