Moulin Rouge.  La Goulue

Photo anonyme d’une affiche lithographiée d’Henri de Toulouse-Lautrec datant de 1891 (s.d.)

Source : Wikimedia Commons

     La fin du XIXᵉ siècle est qualifiée de Belle Époque par plusieurs historiens. La vie sociale à Paris se transforme durant cette période Dans un brassage culturel inattendu, ouvriers et bourgeois se côtoient dans de nouveaux lieux de loisirs.  Le quartier de Montmartre émerge comme centre de la vie nocturne.

     C’est là que le 6 octobre 1889 ouvre un nouveau music-hall: le Moulin Rouge. Joseph Oller et Charles Zidler surnomment aussi leur établissement le «Premier palais des femmes». Les bals du Moulin Rouge deviennent rapidement très prisés.  On y découvre une nouvelle danse qui en fera la renommée : c’est le French cancan.

     La scène du Moulin Rouge appartient d’abord à ses deux premières vedettes : La Goulue et Valentin le désossé ! Suivront la Môme fromage, Nini la patte en l’air et plus tard Mistinguett. Au fil des ans, ce music-hall s’affirme comme un symbole de la joie de vivre parisienne et un point de repère de la capitale française.

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Lachine Canal, Montreal, 1826

Reproduction anonyme d’une aquarelle de John Hugh Ross conservée au Royal Ontario Museum (s.d.)

Source : Wikimedia Commons

 

     Le canal de Lachine est ouvert à la navigation le 6 octobre 1825.  Il permet de relier les 14 kilomètres qui séparent le lac Saint-Louis du fleuve Saint-Laurent en aval de Montréal. Sa construction débute en 1821 pour assurer la communication entre le marché du Haut-Canada et la vallée du Saint-Laurent. Le canal sert de moteur de développement à toute une région et permet d’urbaniser l’ouest de l’île de Montréal.

     Le canal tire son nom de l’ancienne ville de Lachine, sur le bord du lac Saint-Louis. Ce toponyme origine des explorations de René-Robert Cavelier de La Salle. En 1669, La Salle part de ce lieu, alors nommé fief de la côte Saint-Sulpice, pour tenter de découvrir un passage vers la mer du Sud au-delà des Grands Lacs et d’atteindre éventuellement la Chine. La fascination qu’exerce le Céleste Empire explique l’apparition du nom Lachine pour désigner cet endroit.

     Durant le régime français, la construction d’un canal pour contourner les rapides du Sault-Saint-Louis et accéder rapidement au «Pays-d’en-Haut» reste un rêve. Au début du XIXe siècle, le canal de Lachine devient une priorité pour les marchands de Montréal. Ce canal va servir à faire de leur ville l’une des plaques tournantes du commerce nord-américain. Au début, le canal est destiné aux petits voiliers à fond plat. Il est ensuite agrandi à deux reprises:  de 1843 à 1848 et de 1873 à 1885.

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Immeuble de la Délégation générale du Québec à Paris

Photo : Martin Beaulieu/Agence QMI  (vers 2011)

Source : Québécor

     Le général Charles de Gaulle visite le Québec au printemps de 1960. De retour en France, il mandate André Malraux, alors ministre des Affaires culturelles, de développer des relations plus étroites avec le Québec. Malraux rencontre ensuite Georges-Émile Lapalme, vice-premier ministre et procureur général du Québec, pour élaborer le modalités de cette collaboration. «De cette rencontre naît l’idée d’ouvrir une Maison du Québec à Paris qui aurait comme mission de développer des liens économiques et culturels avec la France et de mettre sur pied des programmes d’échange et de coopération».

     Le 28 mars 1961, le conseil des ministres du Québec approuve l’achat d’un immeuble de quatre étages à Paris. Ce bâtiment est destiné à devenir la Maison du Québec à Paris. L’édifice est situé en bordure de la rue Barbet de Jouy, face à l’archevêché dans le 7ᵉ arrondissement. La transaction est conclue par René Lévesque, ministre des Travaux publics, pour la somme de 280 000 $. L’édifice d’une vingtaine de pièces va abriter Charles Lussier, le premier délégué du Québec à Paris, ainsi que son personnel.

     Le 5 octobre 1961, le premier ministre Jean Lesage est Paris pour inaugurer ce qui va devenir la Délégation générale du Québec à Paris. Cette initiative déplaît au gouvernement fédéral qui considère que les questions de politiques étrangères sont de sa compétence exclusive. Qu’à cela ne tienne ! Le gouvernement du Québec persiste dans ses intentions et développe un partenariat important avec le gouvernement français. Durant les années qui suivent, une véritable guerre des drapeaux entre Ottawa et Québec va se faire sur cette question, comme sur d’autres d’ailleurs.

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