21 juillet 1667

L’Acadie redevient française

« Détails d’une gravure représentant la conférence de paix ayant menée au traité de Bréda »

Illustration : Romeyn de Hooghe (v. 1667)

Source : Wikimedia Commons

     Le 21 juillet 1667, un accord de paix est signé à Bréda pour mettre un terme à la deuxième guerre anglo-néerlandaise. Par le traité de Bréda, l’Angleterre obtient New Amsterdam, agglomération qui deviendra New York. En contrepartie, les Provinces-Unies recouvrent le droit de commercer librement dans les ports anglais. En Amérique du Nord, la France reprend possession de l’Acadie et des territoires à l’est du fleuve Penobscot tandis que le Massachusetts intègre le territoire se trouve entre le Penobscot et la rivière Kennebec.

     La France de Louis XIV redonne à Londres les îles conquises dans les Antilles pour se concentrer sur l’Acadie. Il faut comprendre que les Anglais cherchent à mettre rapidement un terme aux hostilités en raison de l’épidémie de peste qui les a frappé et des séquelles consécutives au grand incendie de leur capitale en septembre 1666.

     L’occupation anglaise en Acadie dure depuis 1654. Robert Segwick et ses hommes s’en sont alors emparés à leur profit. Cette colonie française reste dans le giron du Massachusetts même après la signature du traité de Bréda. Le gouverneur anglais Thomas Temple prétend d’abord que le territoire à remettre aux Français est beaucoup plus restreint. Il faut l’intervention personnelle du ministre français Jean-Baptiste Colbert auprès de la couronne britannique pour que toute l’Acadie soit restituée à la France en juillet 1670.

Par François Droüin; version révisée le 11 septembre 2018.

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