«Portrait de Charles Le Moyne de Longueuil»

Anonyme (s.d.)

Source : Wikimedia Commons

     Les origines de Longueuil remonte au milieu du XVIIᵉ siècle. En 1657, Charles Le Moyne père se voit concéder une terre de 50 arpents de front sur 100 de profondeur au sud de Montréal, en face de l’île Sainte-Hélène. Il nomme sa seigneurie «Longueuil» en souvenir du village d’origine de sa mère, Judith Duchesne. Dans le contexte des guerres iroquoises, Le Moyne de Longueuil père se distingue par ses faits d’armes. Anobli en 1668, il devient un personnage imminent de la colonie et un des plus influents et des plus riches à son décès en 1685.

     Son fils aîné, Charles, lui succède comme seigneur de Longueuil. Homme très brave, il gravit rapidement les échelons d’une carrière militaire. Il s’illustre notamment lors du siège de Québec par les troupes de William Phipps en 1691. En 1694, lors des négociations de la paix franco-iroquoise, le grand chef onontagué Teganissorens déclare que Le Moyne de Longueuil fils est adopté par les Cinq-Nations. En reconnaissance de ses multiples services, en 1700, Louis XIV signe les lettres patentes qui font de lui et ses descendants, les barons de Longueuil. Il est le premier habitant natif du pays à recevoir un tel honneur.

     Le baron de Longueuil travaille ensuite à l’amélioration de sa seigneurie où il avait fait construire un imposant château. Il poursuit son rôle d’ambassadeur auprès des Iroquois et devient, en 1720, gouverneur de Trois-Rivières, puis, en 1724, de Montréal. À la mort de Philippe Rigaud de Vaudreuil, le 10 octobre 1725, Charles Le Moyne de Longueuil devient l’administrateur général de la Nouvelle-France. Il occupe ce poste en 1726 lorsque la métropole refuse de le nommer gouverneur de la Nouvelle-France et lui préfère un Français, le marquis Charles de Beauharnois de La Boische.

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Drapeau de l’Ouganda

     À la fin du XIXᵉ siècle, l’Ouganda devient un protectorat. Les Britanniques mettent en place une administration coloniale régissant un vaste territoire habité par plusieurs ethnies. Après la Seconde Guerre mondiale, plusieurs mouvements locaux militent pour l’indépendance de l’Ouganda. Des négociations longues et ardues s’amorcent alors afin d’arriver à un consensus.

     Le 9 octobre 1962, l’Ouganda accède à l’indépendance. La première constitution crée un état de type fédéral, en unissant quatre anciens royaumes. Le kabaka Mutesa II en est le président et Milton Obote le premier ministre. Le Royaume-Uni reste associé à ce pays et participe à la cérémonie d’indépendance de l’Ouganda.

     Après cet événement, les tensions politiques entre les diverses ethnies laissent le pays dans l’instabilité politique. Le processus démocratique est court-circuité en 1965 avec l’adoption d’une nouvelle constitution créant un parti unique, pavant ainsi la voie vers la dictature sanguinaire d’Idi Amin Dada en 1971.

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     Dès 1963, le Front de libération du Québec fait usage de violence pour sensibiliser la population à sa cause. Les actions terroristes du FLQ sont justifiées par une idéologie d’extrême-gauche qui vise à libérer les travailleurs québécois de la tutelle et de l’oppression économique de la bourgeoisie anglo-saxonne.  Une série d’attentats est perpétrée par le FLQ durant les années 1960. Le 5 octobre 1970, la Cellule Libération du FLQ procède à l’enlèvement du diplomate britannique James Richard Cross. Pour le libérer, ses ravisseurs exigent la libération de 23 prisonniers dits politiques, une somme de 500 000 $ en or, la diffusion et la publication du Manifeste du FLQ, la publication de la liste des informateurs de la police dans ses enquêtes sur le FLQ, un avion pour se rendre à Cuba ou en Algérie et le retour au travail des employés de Lapalme dans le conflit les opposant au ministère des Postes du Canada. Le 8 octobre 1970, à 22 h 30, le Manifeste du FLQ est lu par l’annonceur Gaétan Montreuil sur les ondes de Radio-Canada.

     Le Manifeste avait été lu la veille à la radio sur les ondes de CKAC. Ce texte est écrit dans un style simple et populiste. Il reprend un mélange d’idées remontant au socialisme utopique. Une première version du Manifeste est rédigée par André Roy et Jacques Lanctôt en juin 1970. Suite à l’arrestation de Roy, le texte est actualisé par Lanctôt pour cette version lue à la télévision le 8 octobre 1970.

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