«Le roi Hussein de Jordanie, Bill Clinton et Yithzak Rabbin lors des négociations à Washington»Photo anonyme (25 juillet 1994)Source : White House

     En 1994, Israël et la Jordanie signent un traité de paix mettant un terme à un état de guerre quasi-permanent remontant à 1948. Après les accords d’Oslo entre Israël et l’Organisation de libération de la Palestine en 1993, une entente survient entre les Palestiniens et les Israéliens pour accorder aux premiers le droit à l’auto-détermination dans certains territoires israéliens. La Jordanie en profite pour régulariser ses relations avec Israël en devenant le second pays après l’Égypte en 1979 à reconnaître l’état hébreu.

     Le 26 octobre, le traité est signé dans la ville frontière de Wadi Araba. Après des négociations à Washington à l’été, les deux nations conviennent d’un agenda en septembre 1994 pour aboutir à la rédaction du texte final en octobre. Ce document précise la frontière entre les deux états et met fin aux revendications territoriales. La frontière jordano-israélienne est désormais pacifiée.

     Cette entente suscite beaucoup d’espoirs en vue d’une paix globale au Moyen-Orient. Toutefois, plusieurs litiges restent à régler comme le statut exact des Palestiniens et les relations entre Israël, le Liban et la Syrie. Plus spécifiquement, la question de la Jordanie comme état palestinien reste alors à résoudre.

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Bataille de Châteauguay, 1813Reproduction d’une lithographie d’Henri Julien datant de 1884Source : Le Journal de Dimanche

 

     Trois jours après la bataille de Châteauguay, Charles-Michel de Salaberry écrit à son père pour lui relater les événements : «Mon cher père, le 26 a été pour moi un jour glorieux et ceux de mes soldats qui ont combattu l’armée américaine commandée par le général Wade Hampton & un autre Général qui a été repoussée par une poignée d’hommes, tous des Canadiens & hier cette armée a commencé à se retirer ou essayera de pénétrer dans notre pays par un autre chemin. L’armée ennemie était composée de tous ses effectifs, environ 7 000 hommes et 5 pièces d’artillerie, et 300 cavaliers».

     L’escarmouche dure quatre heures. Salaberry choisit son terrain et repousse cette tentative des Américains de marcher vers Montréal. En fait, les soldats américains sont plutôt au nombre de 3 000 ; ils tentent de faire jonction avec les hommes de James Wilkinson qui tente de descendre le long du Saint-Laurent en amont. À Châteauguay, la stratégie américaine est un échec. En voulant prendre les troupes canadiennes à revers, les Américains s’égarent dans les bois. Lorsque vient le moment d’attaquer la barricade défendue par Salaberry, «leurs armes utilisent des munitions composées d’une balle et de chevrotines, célèbres pour leur imprécision». La bataille n’est pas sanglante mais laisse néanmoins 23 morts, 33 blessés et 29 disparus chez les Américains tandis que les troupes de Salaberry rapportent 2 morts, 16 blessés et 4 disparus.

     Vers 15 heures, le 26, Hampton ordonne la retraite. Les Américains rentrent chez eux dans les jours qui suivent. La victoire de Châteauguay est une grande source de fierté pour la milice du Bas-Canada et leurs alliés amérindiens de Kanawakhe. Montréal est sauvée d’une attaque plus importante. L’engagement passe immédiatement dans la légende et Salaberry devient le héros qui a sauvé la colonie face à l’envahisseur !

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Bataille de PoitiersReproduction d’une huile sur toile de Charles de Steuben (1837)Collection : Château de Versailles

     La bataille de Poitiers oppose le Royaume des francs et le duché d’Aquitaine au califat omeyyade. Charles Martel et ses hommes arrêtent une razzia arabe près de Poitiers. Cette victoire met un terme aux incursions musulmanes au nord des Pyrénées.

     Même si la bataille elle-même est un événement militaire mineur, ses conséquences retentissent jusqu’à nos jours.  Cette victoire est évoquée comme le début de l’Europe comme civilisation et culture. Charles Martel a ainsi «sauvé l’Europe de l’islam».

     Rapidement, les chroniqueurs chrétiens relatent la défaite des Maures et le décès de leur chef, Abd el-Rahmann. L’évocation de la bataille de Poitiers devient le prétexte pour exalter la mémoire de Charles Martel, père de Pépin le Bref et grand-père de Charlemagne.

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