Plan du siège de Québec dessiné en 1810. Source : BANC-C14523

Quebec And Its Environs, with the Operations of the Siege
Plan anonyme basé sur l’enquête de l’amiral Saunders (1810)
Source : BAC-C14523

     La guerre de la Conquête débute en 1754.  La France et la Grande-Bretagne se disputent alors le contrôle des colonies de l’Amérique du Nord.

     Sous le leadership de William Pitt, les Anglais expédient en 1759 une flotte imposante pour s’emparer de Québec.  Près de 50 navires de guerre transportant 13 500 membres d’équipages sont accompagnées par 119 vaisseaux marchands avec à leur bord 4 500 marins et 8 500 soldats réguliers.

     Le 26 juin 1759, l’armada atteint l’île d’Orléans et débute le siège.  Québec sera bombardée durant tout l’été jusqu’au 13 septembre, date de la bataille des Plaines d’Abraham.  Le siège de Québec se conclut par la chute de la capitale et, éventuellement, de la Nouvelle-France.

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Custer_Fight_Russell

The Custer Fight
Photo anonyme d’une lithographie de Charles Marion Russell datant de 1909 (s.d.)
Source : Librairie du Congrès

     Le déplacement de la frontière américaine vers l’ouest provoque des conflits entre le mode de vie des Sioux et l’expansion des États-Unis dans ce territoire. Le traité de Fort Laramie, signé en 1868 entre les Américains et les Sioux, assure à ces derniers la conservation de leurs montagnes sacrées, les Black Hills. La découverte d’or et les intrusions faites par les Américains sur ces territoires provoquent la rupture du traité.  C’est le début de la Grande Guerre des Sioux.

     Le 25 juin 1876, une sanglante bataille survient dans la vallée de la rivière Little Bighorn.  Elle oppose les troupes américaines aux Sioux et aux Cheyennes dirigés par Sitting Bull et Crazy Horse. Rapidement, le combat tourne à l’avantage des Sioux.  Les troupes américaines sont massacrées et leur chef, le lieutenant-colonel George Armstrong Custer trouve la mort.

     Cette dernière grande victoire des Sioux est marquée par la controverse.  Moins d’une décennie plus tard, le système des réserves amérindiennes est complété tandis que le rôle de Custer dans la bataille reste une source de contradictions.

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banquet_fondation_Société Saint-Jean-Baptiste_Franchère

Banquet de fondation, 24 juin 1834
Détail d’une huile sur toile de
Joseph Charles Franchère (1909)
Source : SSJB-Montréal

     Ludger Duvernay, George-Étienne Cartier et Louis-Victor Sicotte fondent au printemps 1834 la société secrète Aide-toi et le ciel t’aidera.  Cette organisation politique est le creuset où Duvernay a l’idée de faire de la fête de saint Jean-Baptiste une célébration pour unir la population du Bas-Canada et créer un sentiment de fierté de leurs origines. Il récupère ainsi l’ancestrale fête païenne du solstice d’été. Le Canadien publie un article le 27 juin 1834 qui explique le choix de saint Jean-Baptiste : «Il y a longtemps qu’on donne au peuple l’appellation de Jean-Baptiste, comme on donne à nos voisins celui de Jonathan, aux Anglais celui de John Bull et aux Irlandais celui de Patrick. Nous ignorons qui a pu donner lieu à ce surnom des Canadiens, mais nous ne devons pas le répudier, non plus que la patronisation (sic) que viennent d’établir nos amis de Montréal».

     Le 24 juin 1834, un banquet réunissant plusieurs des élites du Bas-Canada est organisé par ces patriotes à Montréal. Les participants veulent y fêter l’existence de leur nation. Vingt-cinq «Santés» sont alors portés par la soixantaine d’invités. Ludger Duvernay propose la première, en l’honneur du peuple, source de toute autorité légitime.

     Le banquet a lieu dans les jardins de la propriété de John McDonnell, site de la futur gare Windsor. Plusieurs patriotes célèbres y participent dont Jacques Viger, Louis-Hippolyte LaFontaine, Thomas Brown, Édouard Rodier, George-Étienne Cartier et Edmund O’Callaghan. La fête est un grand succès. L’année suivante, les célébrations se répandent dans le Bas-Canada et sont à l’origine de la Fête nationale du Québec.

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