«Le patriote François-Maurice Lepailleur, déporté en Australie»Reproduction d’une illustration anonyme (s.d.)Source : Wikimedia Commons

 

     La rébellion de 1838 est réprimée avec violence par la couronne britannique. Il faut dire l’animosité ethnique est à son comble au Bas-Canada à cette époque.  Le Montreal Herald y va même d’une invitation au génocide dans une de ses livraisons «Pour avoir la tranquilité, il faut que nous fassions la solitude; balayons les Canadiens de la face de la terre». Pour douze Patriotes du Bas-Canada, c’est la condamnation à mort et la pendaison.

     Sur les 99 condamnés à mort, 58 voient leur peine commuée en exil à la Nouvelle-Galles du Sud, sur le continent australien. La majorité de ces exilés est emprisonnées à Montréal, à la prison du Pied-du-Courant. Le 25 septembre 1839, l’exil débute.  Transportés par vapeur à Québec, les exilés sont réunis à un autre de condamnés du Haut-Canada et embarquent sur le Buffalo, en route vers les colonies pénitentiaires des terres australes.

      Dans cette affaire, les procès sont une parodie de justice  Le doute raisonnable, si cher au droit britannique, est bafoué pour laisser place à la répression. Pour plusieurs la peine est soude. Dans son journal, François-Maurice Lepailleur écrit : «Le malheur de l’exil est plus grand que celui de la mort…». Libérés en 1842, les exilés reviennent presque tous au pays à partir de 1844.

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«Balboa prenant possession du Pacifique»Gravure anonyme (XIXᵉ siècle)Source : Wikimedia Commons

     Vasco Núñez de Balboa a l’itinéraire d’un conquistador espagnol. Il arrive au Nouveau Monde au début du XVIᵉ siècle. Après des entreprises infructueuses à La Hispaniola, il obtient le titre de gouverneur de Santa-Maria-la-Antigua-del-Darién en 1511. Cet établissement se trouve sur la Tierra Firme ou Terre Ferme et est la première colonie espagnole d’Amérique du Sud. Balboa agit en «caudillo» : véritable leader par ses actions, il a l’estime de ses hommes et des chefs autochtones, épousant la fille du cacique de Careta.

     En 1513, il organise une expédition vers l’ouest afin de découvrir une nouvelle mer donnant accès à de l’or. En septembre, il traverse l’isthme de Panama. Le 25 septembre 1513, après plusieurs jours de marche à travers la forêt, il aperçoit un nouvel océan à partir du sommet d’une montagne. Il nomme cette étendue la Mer du Sud. Quelques jours plus tard, Balboa et ses hommes prennent possession de l’océan Pacifique au nom des souverains de Castille.

     Le Pacifique, colonisé depuis des siècles par les Polynésiens, entre dans la réalité européenne. C’est le navigateur portugais Magellan qui donne son nom à cet océan, quelques années plus tard. Balboa n’obtient guère de récompense de sa découverte. De retour à Santa-Maria, il est rétrogradé et doit céder sa charge de gouverneur. Il subit ensuite les intrigues de Francisco Pizarre et est décapité en 1519 pour trahison.

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«Le président Lyndon B. Johnson reçoit le rapport de la Commission Warren à la Maison Blanche»Photo : Cecil Stoughton (1964)Source : LBJ Library

     Après l’assassinat du président John Fitzgerald Kennedy à Dallas le 22 novembre 1963, une commission est mandatée pour enquêter sur les circonstances de ce meurtre. Son président est Earl Warren, le juge en chef de la Cour suprême des États-Unis, dont le nom est officieusement accolé à la commission par les médias. Il est assisté de six autres commissaires dans la poursuite de ses travaux. L’enquête dure 10 mois et permet d’entendre 552 témoins. Autour de 400 personnes travaillent pour la commission qui coûte plus de 10 millions US$.

     Le 24 septembre 1964, la Commission présidentielle sur l’assassinat du président Kennedy, de son nom officiel, dépose son rapport à la Maison Blanche. Le texte est rendu public trois jours plus tard. La Commission Warren écarte la thèse du complot et conclut que Lee Harvey Oswald a agi seul. De plus, elle blâme les services secrets pour avoir bâclé le travail de protection du président lors de la visite à Dallas.

     Les conclusions de la Commission Warren restent controversées. La thèse de la balle unique est notamment critiquée par plusieurs spécialistes. Depuis 1964, il est admis qu’Oswald est l’assassin du président Kennedy ; toutefois, la théorie du complot compte toujours de nombreux supporteurs alors que la méthodologie de la Commission Warren est remise en question.

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