Index Librorum Prohibitorum Venise, 1564

Index Librorum Prohibitorum
Reproduction de la page titre du livre publié à Venise par ordre du pape Pie IV en 1564
Source : Wikimedia Commons

     Le premier Index, cette liste de livres interdits par le Vatican, est publié en 1559 par le pape Paul IV à la demande de l’Inquisition. La liste est nuancée et confirmée en 1564 par le pape Pie IV. Les livres contraires à la foi catholique et proscrits aux fidèles y sont compilés jusqu’à l’abolition de «l’Index» en 1966.

     Dès le passage de saint Paul à Éphèse dans l’Église primitive, certains livres de magie sont brûlés par les nouveaux convertis.  Les écrits apocryphes, eux, remontent à 496 et au Décret de Gélase. La vingtième et dernière liste de livres prohibés date de 1948.

     La mise à «l’Index» n’est pas nécessairement permanente. Certains interdits suscitent d’ailleurs beaucoup de controverses. C’est le cas, par exemple, des écrits de Copernic et de Galilée. Ainsi, au XVIIIe siècle, les sentences contre les livres traitant de l’héliocentrique sont modifiées pour autoriser ces lectures.

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Canada. Louis Hébert
Photo anonyme d’une aquarelle (s.d.)
Source : BAC

 

     Louis Hébert est au nombre des premiers colons de l’Acadie. De 1604 à 1607, on le retrouve à Port-Royal où il exerce son métier d’apothicaire et cultive la terre. Il y revient en 1610 mais retourne en France en 1613. C’est en 1617 que Samuel de Champlain réussit à le convaincre de s’établir dans la vallée du Saint-Laurent avec toute sa famille. La Compagnie de Canada lui fait miroiter plusieurs avantages mais refuse, à la veille de la traversée de l’Atlantique, de remplir ses engagements. Hébert doit accepter un contrat qui le met au service de la compagnie avec un salaire inférieur aux montants promis. À ce moment, il a déjà vendu ses propriétés à Paris et a fait le voyage vers Honfleur à ses frais. Louis Hébert, son épouse Marie Rollet, et leurs enfants Anne, Guillemette et Guillaume quittent finalement la France le 11 mars 1617.

   C’est à bord du Saint-Étienne que la famille Hébert navigue vers Québec. Champlain est aussi à bord, de même que François Gravé du Pont qui agit à titre de capitaine de l’expédition. De plus, les récollets Joseph Le Caron, fraîchement nommé supérieur, et Paul Huet sont sur le navire. Le beau-frère d’Hébert, Claude Rollet, fait également partie des passagers. La traversée est longue, plus de trois mois…Les voyageurs vivent dans de «continuelles apprehensions de la mort».  Le voilier doit traverser des champs de banquises «qui sembloient des villes & des chasteaux, puissants au possible». Marie Rollet fait même sortir «ses deus enfants par les coutils» pour recevoir des récollets leur dernière bénédiction alors qu’on attend plus d’autre «sepulture que le ventre des poissons».

     Finalement le navire arrive à Tadoussac le 14 juin.  Après son arrivée à Québec, Hébert met ses talents d’apothicaire au service de la colonie.  Il défriche la terre et réussit à planter les graines qu’il a apporté de France.  Dès 1618, Champlain constate que les terres d’Hébert sont bien semées et que des légumes poussent dans ses jardins.  Malgré les difficultés que la compagnie lui fait pour l,écoulement de ses produits, Hébert devient le premier français à assurer sa subsistance par l’agriculture en Nouvelle-France.

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Labarum de Constantin. Source : Wikimedia commons

«Chrisme du labarum de Constantin»
Symbole créé pour les étendards de
Constantin Ier (312)
Source : Wikimedia commons

 

     La crucifixion de Jésus Christ survient en Palestine aux alentours de l’an 30, selon les sources. Sa condamnation est ordonnée par Ponce Pilate. En 35, Pilate écrit une lettre à l’empereur Tibère pour l’informer des événements. Le gouverneur Pilate se montre alors favorable au Christ à qui il reconnait un caractère divin. Tibère demande ensuite au sénat romain de donner au Christ les prérogatives d’une divinité. Le refus du sénat, exprimé dans le Senatus consultum, prive le christianisme d’une reconnaissance officielle. Une longue période de persécutions s’ensuit.

     En février 313, à Milan, les empereurs Constantin et Licinius s’entendent sur la tolérance religieuse à accorder aux chrétiens dans l’empire romain. Le principe de cette tolérance repose sur la liberté de culte accordée à toutes les religions. De plus, permission est accordée de ne plus vénérer l’empereur comme un dieu.

      Le texte de l’Édit de Milan est en fait un rescrit publié le 13 juin 313 par Lucinius à Nicomédie. Selon Eusèbe de Césarée, le passage essentiel est : «Nous avons décidé d’accorder aux chrétiens et à tous les autres le libre choix de suivre la religion qu’ils voudraient, de telle sorte que ce qu’il peut y avoir de divinité et de pouvoir céleste puisse nous être bienveillant à nous, et à tous ceux qui vivent sous notre autorité».

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