«Plaque commémorant la résidence de René Lévesque à Québec» Photo : andrevruas (2013» Source : Wikimedia Commons

 

     Le 20 juin 1985, après l’ajournement des travaux à l’Assemblée nationale du Québec, à la fin d’une longue journée, René Lévesque envoie une lettre à Nadia Assimopoulos, la vice-présidente du Parti québécois. Son message est clair : «Vous n’étiez pas sans vous douter, comme bien d’autres, que tôt ou tard je quitterais la présidence du parti. Ayant tout pesé de mon mieux, je vous remets la présente qui constitue ma démission prenant effet ce jour même. Il vous incombera donc, sauf erreur, de mettre en marche le processus de remplacement qui est prévu dans les statuts».

     Depuis quelques mois la question du leadership du premier ministre du Québec circule au sein de sa formation politique. Après l’échec référendaire et un second mandat difficile, la popularité du PQ est en chute libre. Depuis 1968, année de fondation du Parti québécois, René Lévesque a été le seul chef du parti. Trois jours après sa démission, le Conseil national du PQ lance la course au leadership. Un nouveau chef doit être élu au suffrage universel par les membres en règle le 15 août suivant.

     Cette démission est l’aboutissement d’une année de changement pour le Parti québécois. Lors de son congrès de juin 1984, les membres du PQ avaient réaffirmé leur volonté de mettre la souveraineté au coeur de la prochaine campagne électorale. Le 19 novembre suivant, René Lévesque annonce que la souveraineté ne sera pas l’enjeu de la prochaine élection. Trois jours plus tard, cinq de ses ministres démissionnent en signe de protestation.  Ce sont Camille Laurin, Jacques Parizeau, Jacques Léonard, Gilbert Paquette et Denise Leblanc. Malgré son grand charisme, René Lévesque ne parvient pas à redresser la barque dans les mois qui suivent et il démissionne la journée même où les parlementaires le félicitent officiellement pour ses 25 ans de politique active.

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«La Statue de la Liberté» Photo : US Government (s.d) Source : Wikimedia Commons

     La Statue de la Liberté est l’oeuvre du sculpteur français Frédéric-Auguste Bartholdi. Dès 1871, Bartholdi se rend à New York. Il imagine de faire une statue dans l’entrée du port de New York pour illustrer sa vision de la liberté. C’est sa réaction à la perte de sa région natale, l’Alsace, à la Prusse. Bartholdi s’affaire alors à promouvoir son projet auprès des partisans de l’amitié franco-américaine.

     En 1875, le Comité de l’Union Franco-Américiane est créé. Le projet de sculpture débute et devient le cadeau de la France pour commémorer le centenaire de la Déclaration d’Indépendance américaine.  Après une traversée de l’Atlantique à bord de la frégate Isère et son entrée dans le port de New York le 17, la statue arrive à l’île de Bedloe, lieu de sa destination finale, le 19 juin 1885 . L’île prend par la suite le nom de Liberty Island. Le convoi comprend aussi une armature métallique extraordinaire, oeuvre de Gustave Eiffel.

     La colossale statue porte le nom officiel de «Liberté éclairant le monde». La Statue de la Liberté est un chef d’oeuvre de l’esprit humain.  Elle fait partie de la Liste du patrimoine mondial. Elle est inaugurée en 1886 et accueille depuis les millions d’immigrants ayant transité par le port de New York afin de peupler les États-Unis.

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«Officier portant les couleurs du régiment de Carignan-Salières, 1665» Reproduction d’une gravure du fonds Théophile Éthier (1934) Source : BANQ

 

      Au milieu du XVIIᵉ siècle, les raids amérindiens sur Ville-Marie et sur plusieurs autres établissements de la Nouvelle-France compromettent le développement de la colonie. La force militaire entretenue par la Compagnie des Cent-Associés est insuffisante pour faire face aux attaques iroquoises. Avec l’instauration du gouvernement royal en 1663, une plus grande stabilité devient possible. L’année suivante, le roi ordonne l’envoi du régiment de Carigan-Salières en Nouvelle-France.

     Ce régiment résulte de la fusion du régiment d’Emmanuel-Philibert de Savoie, prince de Carignan, avec le régiment de Salières. Le régiment de Carignan-Salières est commandé par le marquis Henri de Chastelard de Salières. Ces soldats quitte Marsal en Lorraine, traverse la France à pieds et s’embarquent à La Rochelle en direction de la Nouvelle-France. Environ 1 100 hommes vont faire la traversée sur sept navires. Le premier contingent arrive à Québec le 19 juin 1665 et le dernier, le 14 septembre. Leur commandant à Québec est Alexandre Prouville de Traçy.

     Leur traversée de l’Atlantique se fait sans trop de problème. Jean Talon précise que «Les troupes destinées pour l’expédition contre les Iroquois sont passées assez heureusement et avec perte de peu de soldats. Il n’en est pas tout à fait de même des munitions de guerre et de bouche que la mer a altérées, mais il sera fait un supplément aux uns par ce qui se trouvera dans le pays et aux autres par l’economie autant que par le travail de quelques ouvriers qui pourront fournir quelque chose de leur industrie».

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