La nouvelle entente Québec-CanadaPhoto anonyme de la couverture (s.d.)Source : secondemain.ca

 

     Au pouvoir depuis 1976, le gouvernement du Parti Québécois dirigé par René Lévesque rend public le «Livre blanc sur la souveraineté-association» le premier novembre 1979. Dès le 23 février précédent, l’exécutif national du PQ avait fait connaître sa position dans D’égal à égal, un manifeste sur la question.  Les propositions sur la souveraineté-association sont ensuite discutées et modifiées lors du congrès du parti en juin 1979.  Finalement, le livre blanc est publié par le conseil exécutif du Gouvernement du Québec.

     Le document de 118 pages propose un changement important : «Si l’on désire vraiment une nouvelle entente entre le Québec et le reste du Canada, il faut de toute nécessité, substituer au fédéralisme une nouvelle formule constitutionnelle». Le gouvernement québécois demande la transformation du fédéralisme canadien pour permettre au Québec d’acquérir tous les pouvoirs d’un pays souverain.  De plus, cette entente est proposée dans le cadre d’une union économique et monétaire avec le Canada.

     Le livre est rapidement un succès de presse. Sa publication entraîne un vif débat dans la société québécoise, tant à l’Assemblée nationale du Québec que dans l’espace public. Les partisans de la souveraineté et ceux du fédéralisme s’affrontent sur plusieurs tribunes.  Le 20 décembre 1979, le gouvernement Lévesque dévoile la question référendaire  qui permettra à la population québécoise de se prononcer démocratiquement sur la proposition de souveraineté-association le 20 mai 1980.

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«Les précurseurs du Christ ressuscité avec les saints et les martyrs»Photo anonyme d’une partie de la prédelle de la Pala di Fiesole en tempera sur panneau de bois attribuée à Fra Angelico, datée de 1422-1423 et conservée à la National Gallery à LondresSource : Wikimedia Commons

 

     Dans l’hémisphère nord, l’automne est associé à une durée plus courte des jours. Anciennement, les Celtes célèbrent la fête de Samian le 1ᵉᴿ novembre. C’était alors le moment de commémorer la communication entre les morts et les vivants.  Au Moyen Âge, pour résister à cette fête païenne, l’Église catholique institue une fête chrétienne pour remplacer l’esprit des morts par celui des saints.

     Dès le Vᵉ siècle,  la mémoire des saints se retrouve dans la prière eucharistique chrétienne. Une fête de tous les saints est ainsi célébrée le premier dimanche après la Pentecôte. Le 13 mai 610, le pape Boniface IV transforme en église le Panthéon romain. Il dédie ce nouveau temple à Marie et aux saints martyrs. Cette journée devient celle de la fête de tous les saints. Elle est ensuite transférée au 1ᵉᴿ novembre.

     En 835, le pape Grégoire IV demande à l’empereur d’Occident, Louis le Pieux, de promulguer un décret fixant la fête de tous les saints à la date du 1ᵉᴿ novembre. Cette célébration devient une solennité commune à la chrétienté dans toute l’Europe latine et la fête du 13 mai disparaît.  La Toussaint évolue ensuite vers une fête célébrée par les catholiques, les orthodoxes, les anglicans et les luthériens, quoiqu’avec des significations différentes pour chaque Églises.

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Galilée devant le Saint-Office au VaticanPhoto anonyme d’une peinture de Joseph-Nicolas Robert-Fleury datant de 1847 et conservée au Musée du LouvresSource : Wikimedia Commons

     L’astronome Galilée, Galileo Galilei de son nom italien, est jugé pour hérésie en 1633 malgré un argumentaire scientifique exact. Ses écrits démontrent que la Terre tourne sur elle-même et qu’elle n’est pas le centre de l’univers. Pourtant, pour éviter la condamnation à mort, l’Inquisition le force à renonçer publiquement à ses opinions et à ne plus discuter de ses théories héliocentriques. Ses écrits et ceux de Nicolas Copernic sont désormais interdits !

     Galilée est condamné à la prison à vie pour avoir réfuté la doctrine voulant qu’il est contraire à la Bible que la Terre tourne autour du Soleil. Le 31 octobre 1992, le Vatican, par la bouche du pape Jean-Paul II, réhabilite Galileo Galilée en arguant qu’une «tragique incompréhension» avait marqué son procès.

     Jean-Paul II prononce alors un discours devant l’Académie pontificale des sciences. L’affaire Galilée était à l’étude au Vatican depuis l’institution d’une commission d’enquête en 1981.  Ce texte réconcilie la position de l’Église catholique avec les découvertes de Galilée.

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