Emblème de la Compagnie de JésusSource : Moranski (2008)

     Ignace de Loyola et six autres de ses amis sont réunis à Montmartre en 1534. Ils font le voeu d’aller à Jérusalem pour oeuvrer au bien-être de la chrétienté. S’ils ne peuvent se rendre en Terre Sainte, ils promettent de se mettre à la disposition du pape pour aider à la propagation de la foi. La maladie et la guerre les empêchent de réaliser le voyage jusqu’à Jérusalem. Le groupe, auquel s’est joint trois nouvelles recrues, se met alors au service du pape.

     Le 27 septembre 1540, Paul III signe la bulle créant la Compagnie de Jésus. Ces religieux se consacreront dorénavant à l’évangélisation et à l’éducation. Les prêtres membres de cet ordre reçoivent une solide formation intellectuelle. Dans le contexte de la Contre-Réforme, les jésuites deviennent le «bras armé» de l’Église catholique.

     La devise de la compagnie est Ad Majorem Dei Gloriam et signifie Pour la plus grande gloire de Dieu. Les trois lettres, IHS, symbolisent le nom de Jésus en grec. L’éducation de la jeunesse et l’évangélisation sont à la base de leur charisme. C’est le deuxième ordre religieux catholique en importance numérique actuellement.

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Couverture d’Abbey RoadPhoto : Iain Macmillan (1969)

     Abbey Road paraît le 26 septembre 1969 en Angleterre et le 1ᵉᴿ octobre suivant aux États-Unis. C’est le dernier microsillon enregistré en studio par les Beatles. Let it Be, le dernier disque du groupe, sortira en 1970 pour accompagner le documentaire du même nom.

     Abbey Road est produit dans un climat de tension au sein des Beatles. Même si la critique est mitigée à la parution, cet enregistrement connaît un vif succès et reste un des leurs meilleurs vendeurs.  Selon les membres du groupe, le long «medley» et la chanson Something sont parmi leurs meilleures réalisations.

     Suite au succès du disque, les studios EMI à Londres sont renommés Studios Abbey Road. La dernière présence du «Fab Four» en studio y avait eu lieu le 20 août 1969. Après la sortie d’Abbey Road, John Lennon annonce en privé son départ définitif du groupe. La nouvelle est rendue publique en 1971.

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Cérémonie d’ouverture de l’Expo 67 avec le très Honorable Lester B. Pearson, premier ministre du Canada; le très honorable Roland Michener, gouverneur-général; Monsieur Daniel Johnson, premier ministre du Québec et Monsieur Jean Drapeau maire de MontréalPhoto anonyme (1967)Source : BAC

     Le 26 septembre 1968, Daniel Johnson meurt durant son sommeil à l’âge de 53 ans. Il est en visite officielle au chantier du barrage Manic 5.  Élu en juin 1966, Daniel Johnson est alors Premier ministre du Québec et dirige un gouvernement de l’Union nationale.  Il sera inhumé au cimetière de Saint-Pie-de-Bagot, le chef-lieu de sa circonscription électorale.

      Dès 1946, Johnson est un député de l’Union nationale.  Il entre au cabinet du gouvernement de Maurice Duplessis en 1958 à titre de ministre des Ressources hydrauliques.  Dans l’opposition, il devient chef de son parti en 1961. Il travaille à reconstruire l’Union nationale pendant que Jean Lesage et les libéraux amorcent la Révolution tranquille. Après sa victoire de 1966, il poursuit les réformes entreprises par son prédécesseur notamment dans le domaine de l’éducation.

En 1965, il publie Égalité ou Indépendance. Il expose dans ce livre le rôle qu’il voit pour le Québec dans le Canada et précise les positions constitutionnelles de son parti. Il revendique : «l’égalité des minorités francophones du Canada comme pour la minorité anglophone du Québec, le droit à l’autodétermination des Québécois, leur droit à s’épanouir normalement selon leur entité ethnique et culturelle distincte, dans un cadre juridique politique et institutionnel clairement défini, la reconnaissance effective des Canadiens français comme l’un des deux peuples fondateurs du Canada et du statut particulier qui en découle pour le Québec, leur foyer national, la reconnaissance élargie du français comme l’une des deux langues officielles».  Il surprend aussi en affirmant que la Confédération n’est pas une fin en soi et que si elle ne parvient pas à répondre aux aspirations du Québec, il ne vaut pas la peine de la sauver.

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