Les premières éditions française et anglaise du Petit Pronce lors de l'exposition Antoine de Saint-Exupéry au Musée de l'Air et de l'Espace du Bourget à Paris. Photo : Harry Zilber 2008

«Les premières éditions française et anglaise du Petit Prince exposées lors de l’exposition «Antoine de Saint-Exupéry» au Musée de l’Air et de l’Espace du Bourget à Paris»
Photo : Harry Zilber (2008)
Source : Wikimedia Commons

     L’écrivain et pilote Antoine de Saint-Exupéry quitte la France après l’armistice de 1940. Il s’établit à New York et milite en faveur de l’entrée en guerre des États-Unis. C’est à cette époque qu’il développe l’idée d’écrire un conte pour enfants. C’est aussi à ce moment qu’il raffine ses talents d’aquarellistes. Ces deux projets aboutissent dans la création du Petit Prince.

     Le 6 avril 1943, Le Petit Prince est publié à New York par Reynal & Hitchcock Inc. De nombreuses hypothèses ont été émises sur l’origine exacte du conte. Selon plusieurs sources, l’éditeur Eugene Reynal et son épouse Élisabeth ont suggéré à Saint-Exupéry d’écrire cette histoire. L’écrivain habite alors au Connecticut. Le texte est écrit en 1942 et les illustrations sont complétées par la suite. Une semaine après la publication du Petit Prince, Saint-Exupéry quitte les États-Unis pour rejoindre les Forces françaises libres en Algérie. Il décède lorsque son avion est abattu au cours d’une mission en 1944.

  Dès sa publication, le livre reçoit de bonnes critiques. La première édition américaine de 1943, en anglais et en français, est reprise plusieurs fois par la suite. Les Éditions Gallimard publient en avril 1946 la première édition française, après la mort de l’auteur et la libération de la France. Plus qu’un conte pour enfants, Le Petit Prince est un texte poétique et philosophique dont la portée est universelle. Traduit en plus de 270 langues et vendu à plus de 145 millions d’exemplaires, Le Petit Prince est un phénomène d’édition dont le succès mondial est dépassé uniquement par la Bible.

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Guy Carleton, gouverneur général des Canadas 1791-1796 Portrait anonyme (XVIIIe siècle) Source : Wikimedia commons

«Guy Carleton, gouverneur général des Canadas
1791-1796»
Photo d’un portrait anonyme du XVIIIe siècle (s.d.)
Source : Wikimedia Commons

     Le 5 avril 1793, la Chambre d’assemblée du Bas-Canada rejette un projet de loi du Conseil législatif. Ce projet impose des amendes à la population alors que l’Assemblée soutient qu’il s’agit d’un de ses privilèges. Le Conseil soutient le contraire.  C’est le premier litige entre les deux chambres.

     L’historien Théophile-Pierre Bédard rapporte ainsi les événements dans son Histoire de cinquante ans 1791-1841. Le projet de loi est repoussé par 30 voix contre 4. Il concerne les officiers-rapporteurs pour les élections des députés. Une amende est imposée à ceux qui enfreignent certaines dispositions de la loi. La Chambre proclame ainsi son droit d’initiative sur toute les questions d’argent, même sous formes de peines pécuniaires.

     Le débat parlementaire dure depuis février 1793. Le 5 avril, la mise au rancart du projet survient en seconde lecture. Un projet similaire est ensuite rédigé par l’assemblée. Certains conseillers législatifs s’y opposent mais la loi est adoptée. De suite, le 19 avril, les députés adoptent à l’unanimité un règlement qui leur donne le privilège d’initier toutes les législations en matières de subsides et d’amendes. La question est renvoyée au secrétaire d’état Dundas à Londres par le gouverneur Carleton en janvier 1794. La métropole rejète alors la prétention des députés et permet au Conseil législatif d’avoir des prérogatives financières en certaines circonstances.

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Signature du Traité de l'Atlantique Nord Photo anonyme (1949) Source ; OTAN

«Signature du traité par
Lester B. Pearson»
Photo anonyme (1949)
Source : NATO Photo

     Le 4 avril 1949, les ministres des Affaires étrangères de douze pays d’Europe et d’Amérique du Nord sont réunis à Washington. Ils signent le Pacte atlantique qui crée l’Organisation de l’Atlantique Nord. Chaque pays s’engage à se porter secours les uns aux autres en cas d’agression armée.

     Le Traité de l’Atlantique Nord ou Traité de Washington compte 14 articles. Le libellé est élaboré avec soin, après avoir fait l’objet de plusieurs mois de discussions et de négociations. Le document est très concis. Il crée l’OTAN et permet à chaque allié de collaborer à l’alliance à la mesure de ses capacités.

     L’OTAN est la réponse au «Coup de Prague» de février 1948. La Tchécoslovaquie bascule à ce moment dans le giron communiste.  La tension devient vive en Europe entre pays de l’Est et pays de l’Ouest. Les États-Unis, le Canada, la Belgique, le Danemark, la France, l’Italie, l’Islande, le Luxembourg, la Norvège, les Pays-Bas, le Portugal et le Royaume-Uni veulent ainsi s’unir en cas d’une éventuelle agression par le bloc communiste dirigé par Staline.

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