«L’abbé Louis-Jacques Casault, premier recteur de l’Université Laval»Photo anonyme d’une peinture de Théophile Hamel datant de 1861 (s.d.)Source : Wikimedia Commons

      Les origines de l’Université Laval remontent à 1663 lorsque François de Laval fonde le Séminaire de Québec afin de former les prêtres de la colonie. Sous le Régime britannique, le Séminaire étend sa formation aux professions libérales. Progressivement, la nécessité d’un enseignement de niveau universitaire s’impose. Au milieu du XIXᵉ siècle, cinq institutions de langue anglaise dispensent un enseignement universitaire dans la province du Canada. Il n’existe pas d’université de langue française.

     Le 8 décembre 1852, la reine Victoria signe la charte royale qui donne le droit au Séminaire de Québec de «conférer des degrés». La charte octroie «tous les droits, pouvoirs et privilèges d’Université». L’Université Laval est créée.

     Pour l’historien Jean Hamelin, la charte de l’Université Laval permet aux catholiques d’organiser leur enseignement universitaire dans la colonie. Cette université, comme les autres au Canada, propose un enseignement confessionnel voué «à inculquer une culture humaniste à une élite».

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«Vue aérienne de l’attaque de Pearl Harbour»Photo anonyme (1941)Source : U.S. Naval Historical Center Photograph

     Le 7 décembre 1941, les Japonais attaquent par surprise la flotte de guerre américaine basée à Pearl Harbour, dans l’archipel d’Hawaï. Pour l’amiral Yamamoto, cette attaque préventive vise à permettre au Japon de poursuivre sa conquête de l’Asie. Les pilotes japonais ont reçu un entraînement secret et leurs avions sont équipés de torpilles spéciales capables de plonger dans les eaux très peu profondes de la rade américaine.

     Deux vagues d’attaques aériennes causent de lourds dommages à la marine américaine : 2 403 morts et 1 178 blessés. De plus, les Japonais détruisent ou endommagent lourdement 8 cuirassés ainsi que 3 croiseurs, 3 destroyers et 4 navires auxiliaires. L’attaque laisse la base militaire désemparée.  Le lendemain, le président Franklin Delano Roosevelt qualifie le jour du 7 décembre 1941 de «date which will live in infamy».

     Les conséquences de l’attaque de Pearl Harbour sont importantes. L’opinion publique américaine bascule en faveur d’une participation à la Seconde Guerre mondiale aux côtés des Alliés. Dans les jours qui suivent, les États-Unis déclarent la guerre à l’Allemagne hitlérienne et au Japon de l’empereur Hiro-Hito. Dans cette histoire, le rôle du président Roosevelt reste controversé car plusieurs historiens soutiennent que ce dernier a négligé de donner suite à des discussions diplomatiques avec le Japon avant le déclenchement de l’attaque.

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«Bataille de la taverne Montgomery’s Tavern, 7 December 1837»Photo anonyme d’une gravure anglaise (s.d.)Source : Gouvernement du Canada

 

     La bataille de Montgomery’s Tavern en 1837 a son origine dans le mécontentement des habitants du Haut-Canada, exaspérés par un gouvernement oligarchique qualifié de «Family Compact» par William Lyon Mackenzie. Une petite clique était alors nommée à tous les postes importants et abusait de son pouvoir sur le peuple. Les députés radicaux, dirigés par MacKenzie, dénoncent ce favoritisme. D’autres députés plus modérés, comme Robert Baldwin, s’opposent aussi aux privilèges grandissant octroyés aux membres du «Family Compact» du Haut-Canada durant les quatre première décennies du XIXᵉ siècle.

     À la nouvelle de la victoire des Patriotes à Saint-Denis, des radicaux regroupés autour de Mackenzie prennent le nom de «Patriots» et tentent de renverser le gouvernement pour constituer une république. Au début de décembre 1837, Mackenzie et 800 hommes se regroupent à la taverne Montgomery au nord de Toronto. L’occasion est belle car les troupes régulières de l’armée britannique sont absentes de la capitale du Haut-Canada. Le 5 décembre, une première escarmouche avec les miliciens loyalistes se solde par deux morts. Le 7 décembre 1837, cette même milice, forte de 900 hommes et de deux canons, attaque les troupes de Mackenzie. Après un bref combat, les «Patriots» sont défaits: Mackenzie est en fuite aux États-Unis et ses principaux lieutenants sont capturés.

     Situé au coin de la rue Yonge et de l’avenue Montgomery, la «Taverne-de-Montgomery» est aujourd’hui reconnue comme un lieu historique national du Canada.  Un plaque commémorative se retrouve au nord du bureau de poste érigé sur le site de l’ancienne taverne. Ce lieu a été désigné en 1925 parce qu’il se trouve là où était le quartier général de Mackenzie durant la bataille du 7 décembre. Même si la taverne est rasée en 1837 par le feu par les troupes du colonel James Fitzgibbon, son souvenir est commémoré pour l’importance historique de la révolte dans le Haut-Canada dans l’union législative des Canadas et dans l’éventuel octroi du gouvernement responsable.

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