«Statue de Frontenac sur la façade de l’Hôtel du Parlement de Québec»Photo : Jean Gagnon (2009)Source : Wikimedia Commons

     Louis de Buade, comte de Frontenac et de Palluau, est un militaire de carrière.  Il devient le gouverneur de la Nouvelle-France en 1672. Il occupe ce poste une dizaine d’années avant d’être rappelé en France. Frontenac revient dans la colonie pour un second mandat en 1689.  Sa défense de Québec face à la flotte de William Phipps a fait sa renommée.

     À l’automne 1698, la santé de Frontenac décline.  En proie à des crises d’asthme, il doit dormir assis dans un fauteuil.  Son état empirant, il fait la paix avec deux adversaires de ses politiques, l’intendant Jean Bochart de Champigny et l’évêque Jean-Baptiste de La Croix de Chevrières de Saint-Vallier.

     Le 28 novembre 1698, Frontenac décède après avoir reçu l’extrême-onction. Ses obsèques ont lieu à l’église des Récollets où il est inhumé. Son coeur est enfermé dans une urne métallique et envoyé à son épouse pour être déposé dans la chapelle des Montmort en l’église de Saint-Nicolas-des-Champs à Paris. Une rumeur invérifiable veut que cette dernière l’a retourné à Québec. Après l’incendie de l’église des Récollets en 1796, les restes de Frontenac sont déposés dans la cathédrale Notre-Dame-de-Québec.

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«L’arrestation d’un Patriote»Reproduction d’un dessin anonyme datant de ca1837-1838 (2000)Source : www.1837.qc.ca

     Au début de novembre 1838, le Conseil spécial du Bas-Canada émet une ordonnance pour suspendre l’habeas corpus. C’est la seconde fois en un an que cette mesure d’exception est appliquée. L’arrestation de 855 Patriotes va suivre : 816 à Montréal, 19 à Sherbrooke, 18 à Québec et 2 à Trois-Rivières. Le 27 novembre 1838 la cour martiale est instituée pour juger 108 Patriotes.

     Entre le 6 décembre 1838 et le 1ᵉʳ mai 1839, ce sont 108 Patriotes du Bas-Canada qui sont traduits en cour martiale. De ce nombre, seulement neuf sont acquittés alors que les 99 autres sont condamnés à mort. Parmi ceux-ci, 12 sont pendus en public; 58 voient leur peine commuée en déportation vers l’Australie, 26 sont libérés sous caution et 3 sont libérés sous condition.

     La répression du mouvement patriote au Bas-Canada est cependant beaucoup plus intense dans son ensemble.  Pour en saisir l’ampleur, il faut tenir compte de tous ceux qui ont été emprisonnés, déportés, exilés ou pendus entre 1837 et 1840 pour avoir été un Patriote. C’est un total de 1 366 hommes qui sont incarcérés : 228 en 1837, 890 en 1838, 119 en 1938 et un en 1840.

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«Godefroi de Bouillon & Urbain II»Illustration anonyme (XIVᵉ siècle)Source : BNF

     Les pèlerinages en Terre Sainte remontent au IVᵉ siècle et se poursuivent après la conquête de Jérusalem par les musulmans en 638. Ces pèlerinages demeurent pacifiques jusqu’à ce que les Turcs s’emparent de Jérusalem au début du second millénaire. L’empire chrétien de Byzance est alors menacé et les pèlerinages vont prendre la forme d’une guerre sainte.

    Le 27 novembre 1095, le pape Urbain II conclut le Concile de Clermont en prononçant un discours historique. C’est «l’Appel de Clermont». Le texte original du discours a disparu mais nous est connu par les chroniqueurs de l’époque. Malgré les divergences entre les versions, le thème principal est un appel aux chrétiens d’Occident de transformer leur pèlerinage en une aide aux chrétiens d’Orient pour libérer Jérusalem des «Infidèles».

    L’Appel de Clermont dénonce les souffrances des chrétiens orientaux et souligne la nécessité de soutenir les pèlerinages en Terre Sainte. Ce discours suscite l’enthousiasme. Des milliers de personnes se déclarent prêtes à libérer le Saint Sépulcre. C’est le début des pèlerinages armés qui prendront au XIIᵉ siècle le nom de croisade.

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