«Officier portant les couleurs du régiment de Carignan-Salières, 1665» Reproduction d’une gravure du fonds Théophile Éthier (1934) Source : BANQ

 

      Au milieu du XVIIᵉ siècle, les raids amérindiens sur Ville-Marie et sur plusieurs autres établissements de la Nouvelle-France compromettent le développement de la colonie. La force militaire entretenue par la Compagnie des Cent-Associés est insuffisante pour faire face aux attaques iroquoises. Avec l’instauration du gouvernement royal en 1663, une plus grande stabilité devient possible. L’année suivante, le roi ordonne l’envoi du régiment de Carigan-Salières en Nouvelle-France.

     Ce régiment résulte de la fusion du régiment d’Emmanuel-Philibert de Savoie, prince de Carignan, avec le régiment de Salières. Le régiment de Carignan-Salières est commandé par le marquis Henri de Chastelard de Salières. Ces soldats quitte Marsal en Lorraine, traverse la France à pieds et s’embarquent à La Rochelle en direction de la Nouvelle-France. Environ 1 100 hommes vont faire la traversée sur sept navires. Le premier contingent arrive à Québec le 19 juin 1665 et le dernier, le 14 septembre. Leur commandant à Québec est Alexandre Prouville de Traçy.

     Leur traversée de l’Atlantique se fait sans trop de problème. Jean Talon précise que «Les troupes destinées pour l’expédition contre les Iroquois sont passées assez heureusement et avec perte de peu de soldats. Il n’en est pas tout à fait de même des munitions de guerre et de bouche que la mer a altérées, mais il sera fait un supplément aux uns par ce qui se trouvera dans le pays et aux autres par l’economie autant que par le travail de quelques ouvriers qui pourront fournir quelque chose de leur industrie».

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James MadisonPhoto anonyme d’une huile sur toile deJohn Vanderlyn datant de 1816 (s.d.)Source : The White House Historical Association

     Les États-Unis et la Grande-Bretagne sont en guerre entre 1812 et 1815.  Les affrontements se déroulent en Amérique du Nord, principalement dans les colonies du Bas-Canada et du Haut-Canada. Ce conflit, nommé «guerre de 1812», est désigné par l’année de son commencement même s’il dura un peu plus de deux ans et demi.

     Après le blocus continental décrété par Napoléon en 1806, la tension monte entre Américains et Britanniques. L’arraisonnement par les Anglais de marins sur des navires neutres américains est un irritant qui galvanise l’opinion publique américaine.  L’occasion est belle pour la jeune république de lancer une offensive contre les colonies britanniques du Nord, notamment le Bas-Canada et le Haut-Canada.

     Après l’approbation du Congrès et du Sénat, le président américain James Madison signe la déclaration de guerre à la Grande-Bretagne le 18 juin 1812. Un des objectifs des Américains est de réussir à accomplir ce que leurs élites nomment leur «destinée manifeste» : assurer une hégémonie américaine sur la totalité du territoire de l’Amérique du Nord.

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«Drapeau de l’Islande»National Flag Act (1944)Source : Prime Minister’s Office, Iceland

     Durant la Seconde Guerre mondiale, le Danemark est envahi et occupé par l’Allemagne. Cette conjoncture politique nouvelle provoque la tenue en Islande d’un référendum sur la pertinence de maintenir la Loi sur l’union dano-islandaise adoptée en 1918 entre le Royaume d’Islande et la monarchie danoise. Malgré sa souveraineté, l’Islande conservait un lien personnel avec le roi de Danemark qui était monarque des deux pays.

     Le 23 mai 1944, un référendum se tient en Islande. Les électeurs doivent se prononcer sur le projet d’indépendance et l’adoption d’une nouvelle constitution. À l’issue du référendum, 97,35% des votes sont en faveur de l’indépendance et 95,04% en faveur de la nouvelle constitution.

     Le 17 juin 1944, le parlement islandais proclame la fin de l’union avec le Danemark. L’Islande devient une république et Sveinn Björnsson, son premier président. La nouvelle république est immédiatement reconnue par les pays des forces alliées et par l’Union soviétique.

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