«Frank Calder (1877-1943), president of the National Hockey League»Photo anonyme publiée dans William Wood, The Storied Province of Quebec (1931)Source : Wikimedia Commons

     La Ligue nationale de hockey est fondée lors d’une assemblée tenue à l’hôtel Windsor à Montréal le 26 novembre 1917. Les cinq premières franchises à faire partie de la ligue sont les Wanderers et les Canadiens de Montréal, les Senators d’Ottawa, les Arenas de Toronto et les Bulldogs de Québec. Cependant, cette dernière équipe ne joue pas durant la saison 1917-1918.  Frank Calder est élu comme premier président de la ligue et demeure en poste jusqu’en 1943.

     La fondation de la ligue s’explique par la dissolution de la National Hockey Association plus tôt en novembre 1917.  En effet, Michael Quinn, propriétaire des Bulldogs, George Kennedy, propriétaire des Canadiens, Samuel E. Litchtenhein, propriétaire des Wanderers, Thomas P.Gorman, propriétaire des Senators et Charles L. Querrie, propriétaire des Arenas, décident de dissoudre la NHA afin d’exclure Edward J. Livingstone, propriétaire des Blueshirts de Toronto, de leur partenariat.

     La situation reste difficile.  Les joueurs des Bulldogs sont repartis entre les autres équipes après un repêchage.  Certaines vedettes ne peuvent pas jouer en raison de leur participation à la guerre qui fait rage en Europe.  L’équipe des Wanderers, elle, n’arrive pas à terminer la saison et doit déclarer forfait.  Malgré tout, la première saison de la LNH débute le 19 décembre 1917 et se poursuit finalement jusqu’au 6 mars 1918.

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Mayflower in Plymouth HarborPhoto anonyme d’une huile sur toile de William Halsall datant de 1882 et conservée au Pilgrim Hall Museum (s.d.)Source : Wikimedia Commons

     Le Mayflower quitte l’Angleterre en septembre 1620 pour traverser l’Atlantique.  Il arrive en vue de Cape Cod en novembre. Le navire tente ensuite de se rendre plus au sud, vers l’embouchure du fleuve Hudson afin de trouver un site favorable pour s’établir. Les mauvaises conditions de navigation forcent le voilier à rebrousser chemin et à  jeter l’ancre à Provincetown Harbor.

     Le 21 novembre 1620, avant de débarquer, l’ensemble des passagers signent une entente entre eux. Ce pacte est connu comme le «Mayflower Compact».  Il édicte les principes qui régiront le futur établissement en terre inconnue. Ce texte jette aussi les bases d’une démocratie locale respectueuse des croyances de chacun. Le 26 novembre suivant, les passagers du Mayflower débarquent dans l’actuelle région de Plymouth au Massachussets, alors baptisé New Plymouth.

      Les signataires seront par la suite nommés les «Pilgrims Fathers» en référence à certains passage de la Bible. Ce titre s’expliquent par la volonté des «Pères Pélerins» de fuir les persécutions religieuses en Angleterre afin de fonder une société libre et égalitaire dans le Nouveau Monde. Leur organisation politique est parfois considérée comme un des éléments à l’origine de la démocratie américaine.

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Battle of St. CharlesPhoto anonyme d’une aquarelle attribuée à Charles Beauclerck en 1837 (s.d.)Source : BAC C-130814

     Le 16 novembre 1837, des mandats d’arrêt sont émis contre Louis-Joseph Papineau et 25 autres Patriotes. Les troupes anglaises dirigées par George Augustus Wetherall marchent alors sur la vallée du Richelieu afin de seconder l’armée du colonel Charles S. Gore.

     Le 25 novembre, les 420 hommes de Wetherhall appuyés par deux pièces d’artillerie et un détachement d’une vingtaine de membres de la Royal Montreal Cavalry attaquent les Patriotes à Saint-Charles sur Richelieu. Ces derniers sont dirigés par Thomas Storrow Brown, récemment nommé «général» par les Fils de la Liberté. Le combat est inégal. Brown quitte rapidement le champ de bataille pour chercher du renfort. Après deux heures de fusillades, les Anglais chargent à la baïonnette et provoquent la déroute des Patriotes.

     Les Anglais comptent 3 morts. Du côté des Patriotes, le nombre de défunts dénombrés dépend de l’intérêt de la source à magnifier la victoire anglaise. Certains historiens anglais avancent le chiffre de 150 défunts. Le registre des sépultures de Saint-Charles mentionnent 24 morts de la paroisse et quelques autres d’ailleurs au Bas-Canada.

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