Jacques_Viger

«Portait de Jacques Viger (ca1850),
copié pour J. Lovell en 1891»
Photo : William Notman & fils (1891)
Source : Wikimedia Commons

     Les archives de la Ville de Montréal possèdent une dénombrement des habitants de la ville en 1825.  Ce document porte les dates suivantes dans son titre «10 août – 27 septembre 1825». Il faut comprendre que la réalisation de ce recensement a été beaucoup plus longue. Jacques Viger écrit dans Ma Saberdache qu’il lui a fallut trois mois pour réaliser l’ouvrage.  Il est assisté du notaire Louis Guy et de deux clercs, Jospeh Guy fils et J.M.K. Lennox. Les documents conservés aux archives montréalaises sont des tablettes brouillons qui ont servi la la rédaction des rapports finaux remis au gouvernement de la colonie.

     L’origine de ces documents remonte à mars 1825 lorsque la sanction est donnée à une loi ordonnant le recensement de tous les comtés du Bas-Canada. La loi prévoit une douzaine de questions à être posées et la nomination d’un commissaire dans chaque comté pour faire le travail. Des amendes sont aussi prévues si certains refusent de répondre. Les questions portent sur le nom du chef de famille, le nombre de personnes par famille et leur distribution selon l’âge, le sexe et le statut marital.

     Jacques Viger est nommé commissaire pour le comté de Montréal qui comprend tout le territoire de l’île de Montréal. Avec le notaire Guy, ils conviennent de poser une série de questions supplémentaires. Les quatre copies officielles prévues par la loi sont remises mais Viger garde aussi une cinquième copie plus détaillée dans ses papiers privés. C’est une source d’information exceptionnelle qui permet de mieux connaître la population de Montréal à l’époque, population dénombrée à 22 540 habitants.

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Emblème de la Compagnie de Jésus Source : Moranski (2008)

Emblème de la Compagnie de Jésus
Source : Moranski (2008)

     Ignace de Loyola et six autres de ses amis sont réunis à Montmartre en 1534. Ils font le voeu d’aller à Jérusalem pour oeuvrer au bien-être de la chrétienté. S’ils ne peuvent se rendre en Terre Sainte, ils promettent de se mettre à la disposition du pape pour aider à la propagation de la foi. La maladie et la guerre les empêchent de réaliser le voyage jusqu’à Jérusalem. Le groupe, auquel s’est joint trois nouvelles recrues, se met alors au service du pape.

     Le 27 septembre 1540, Paul III signe la bulle créant la Compagnie de Jésus. Ces religieux se consacreront dorénavant à l’évangélisation et à l’éducation. Les prêtres membres de cet ordre reçoivent une solide formation intellectuelle. Dans le contexte de la Contre-Réforme, les jésuites deviennent le «bras armé» de l’Église catholique.

     La devise de la compagnie est Ad Majorem Dei Gloriam et signifie Pour la plus grande gloire de Dieu. Les trois lettres, IHS, symbolisent le nom de Jésus en grec. L’éducation de la jeunesse et l’évangélisation sont à la base de leur charisme. C’est le deuxième ordre religieux catholique en importance numérique actuellement.

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Couverture d'Abbey Road Photo : Iain Macmillan (1969)

Couverture d’Abbey Road
Photo : Iain Macmillan (1969)

     Abbey Road paraît le 26 septembre 1969 en Angleterre et le 1ᵉᴿ octobre suivant aux États-Unis. C’est le dernier microsillon enregistré en studio par les Beatles. Let it Be, le dernier disque du groupe, sortira en 1970 pour accompagner le documentaire du même nom.

     Abbey Road est produit dans un climat de tension au sein des Beatles. Même si la critique est mitigée à la parution, cet enregistrement connaît un vif succès et reste un des leurs meilleurs vendeurs.  Selon les membres du groupe, le long «medley» et la chanson Something sont parmi leurs meilleures réalisations.

     Suite au succès du disque, les studios EMI à Londres sont renommés Studios Abbey Road. La dernière présence du «Fab Four» en studio y avait eu lieu le 20 août 1969. Après la sortie d’Abbey Road, John Lennon annonce en privé son départ définitif du groupe. La nouvelle est rendue publique en 1971.

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