«Offenbach devant l’Oratoire»Photo anonyme (1972)Source : Téléfilm Canada

     Autres temps, autres moeurs…En 1972, Gerry Boulet, Pierre Harel, Johnny Gravel, Roger Belval et Michel Lamothe sont regroupés au sein d’Offenbach Soap Opera, un des premiers groupes de rock québécois. Le 30 novembre 1972, Offenbach  participe à une «messe des morts» à l’Oratoire Saint-Joseph à Montréal en présence d’environ 3 000 personnes. Yvon Hubert est le célébrant et Pierre-Yves Asselin est aux grandes orgues.  Les choeurs sont assumés par les «Chanteurs de la Gamme d’Or».

     Le spectacle est un succès même si une partie de la population critique l’initiative. Le père Marcel Taillefer, directeur de la pastorale, explique : «Le groupe Offenbach ne voulait pas faire un show (…) Les jeunes voulaient quelque chose de vrai. Ils veulent apporter ce qu’ils ont de meilleur». La messe est radiodiffusée en direct sur les ondes de la station CHOM-FM et est immortalisée par l’album «Saint-Chrone de Néant».

     Cette célébration est un requiem selon le rituel catholique romain. Cependant, l’adaptation et les arrangements rock ont rendu cet événement exceptionnel avec des créations comme «Rirolarma».

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«George Harrison et sa collection de guitares durant les années 1980»Photo anonyme (s.d.)Source : www2.gibson.com

     George Harrison est bien connu pour sa participation au groupe The Beatles et pour sa carrière solo subséquente.  Le guitariste se fait connaître comme chanteur et compositeur. Son oeuvre est marquée par sa spiritualité et sa vison particulière de l’univers.  En 1971, il organise au profit du Bangladesh un des premiers concerts bénéfice de l’histoire.

     En 1997, il est diagnostiqué d’un cancer de la gorge qui s’étend au poumon en 2001.  Malgré des traitements durant l’été 2001, le cancer se généralise. George Harrison décède le 29 novembre 2001 dans une résidence privée de Los Angeles en présence de ses proches.  Ses restes cinéraires ont par la suite été dispersés dans le Gange.

     L’influence musicale d’Harrison est remarquable. L’ensemble de sa carrière est marquée par sa quête spirituelle.  Le jour de son décès, sa famille émet le communiqué suivant : «Il a quitté ce monde comme il y avait vécu : conscient de Dieu, sans peur de la mort et en paix, entouré de sa famille et de ses amis. Il disait souvent: « tout le reste peut attendre, mais pas la recherche de Dieu et l’amour du prochain».

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«Louis Hector de Callière»Reproduction d’une illustration anonyme (s.d.)Source : BANQ

 

     À la fin du XVIIᵉ siècle, la guerre fait rage entre la Nouvelle-France et les nations iroquoises. En 1696, Louis-Hector de Callière, gouverneur de Montréal, dirige l’attaque de 2 000 hommes contre les Onontagués et les Onneiouts. Même si cette armée n’engage pas le combat directement, elle saccage le territoire du sud du lac Ontario où réside les Amérindiens et porte un rude coup à leur moral. Callière s’impose alors comme chef militaire de la colonie, dirigeant les troupes en selle sur un cheval qui lui a été amené depuis Montréal. Officiellement, le gouverneur Louis de Buade, comte de Frontenac, commande les opérations mais sa santé le force à être porté dans un fauteuil, à l’arrière de l’armée.

     Au décès de Frontenac, Callière lui succède par intérim.  Son frère, François de Callières, est le premier à annoncer cette nouvelle au roi Louis XIV tout en soumettant la requête de Louis-Hector d’accéder au poste de gouverneur de la Nouvelle-France. Le roi y consent immédiatement laissant l’émissaire de Philippe de Rigaud de Vaudreuil, qui convoitait le poste, revenir à Québec bredouille. Callière demeure gouverneur jusqu’à sa mort en 1703. C’est à ce titre qu’il négocie et signe la Grande Paix de Montréal le 4 août 1701.

     Le gouverneur de Callière met par contre en doute l’ouverture d’un fort à Détroit, craignant de rompre la paix conclue avec les Amérindiens. Il réclame également de gouverner la Louisiane mais sa requête reste sans succès.  Un plaque commémore l’emplacement de son château à Montréal.

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