Gravure d'un buste de Thémistocle. Source : Ersnt B.  Wallis et al. (1880)

Gravure d’un buste de Thémistocle.
Source : Ersnt B. Wallis et al. (1880)

     Dix ans après leur défaite lors de la bataille de Marathon, les Perses reprennent le sentier de la guerre contre les Grecs. L’héroïsme de Léonidas et de ses 300 Spartiates aux Thermopyles retarde l’avancée perse. Leur sacrifice permet aux autres cités grecques de mieux se préparer à la guerre contre les Perses.

     Le combat semble inégal tant les forces perses de Xerxès sont imposantes. Usant de ruse, Thémistocle abandonne Athènes au pillage des Perses et feinte de s’enfuir par la mer. C’est un piège : le passage entre l’île de Salamine et l’Attique est trop étroit pour la flotte perse.

     Le 29 septembre -440 (date dérivée du 22 Béodromion de l’ancien calendrier athénien), la flotte athénienne fait face aux navires perses  Sous les yeux de Xerxès qui croyait la victoire acquise, les trières perses sont taillées en pièce : plus de la moitié de la flotte perse est détruite. Xerxès, contre toute attente, décide alors de retourner à Persépolis, laissant ainsi l’opportunité aux Grecs de se relever de l’invasion.

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Caricature du pacte Ribbentrop-Molotov publiée dans l'hebdomadaire polonais Mucha le 8 septembre 1939

«Le pacte Ribbentrop-Molotov»
Caricature anonyme publiée dans l’hebdomadaire polonais Mucha le 8 septembre 1939
Source : Wikimedia commons

     Dès le 23 août 1939, le gouvernement du Troisième Reich allemand et celui de l’Union des républiques socialistes soviétiques concluent un pacte de non agression entre les deux pays. Ce pacte prévoit que les deux pays ne s’attaqueront pas et ne collaboreront pas avec d’autre pays ennemis en cas de conflit les impliquant. Cette entente d’une durée de dix ans est associée à un protocole secret qui prévoit la réorganisation des frontières de l’Europe de l’Est, notamment de la Pologne.

     Après l’invasion de la Pologne par les nazis, l’Allemagne et l’URSS signent un autre traité le 28 septembre 1939 afin de délimiter les nouvelles frontières du territoire polonais. Ce traité établit les zones d’influence de chacun et consacre la désintégration de l’État polonais.

     Cette alliance permet à Hitler de se préoccuper d’un seul front dans son plan de conquête. Joseph Staline, de son côté, en profite pour attaquer la Finlande, annexer les pays baltes et envahir la Roumanie.

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Jacques_Viger

«Portait de Jacques Viger (ca1850),
copié pour J. Lovell en 1891»
Photo : William Notman & fils (1891)
Source : Wikimedia Commons

     Les archives de la Ville de Montréal possèdent une dénombrement des habitants de la ville en 1825.  Ce document porte les dates suivantes dans son titre «10 août – 27 septembre 1825». Il faut comprendre que la réalisation de ce recensement a été beaucoup plus longue. Jacques Viger écrit dans Ma Saberdache qu’il lui a fallut trois mois pour réaliser l’ouvrage.  Il est assisté du notaire Louis Guy et de deux clercs, Jospeh Guy fils et J.M.K. Lennox. Les documents conservés aux archives montréalaises sont des tablettes brouillons qui ont servi la la rédaction des rapports finaux remis au gouvernement de la colonie.

     L’origine de ces documents remonte à mars 1825 lorsque la sanction est donnée à une loi ordonnant le recensement de tous les comtés du Bas-Canada. La loi prévoit une douzaine de questions à être posées et la nomination d’un commissaire dans chaque comté pour faire le travail. Des amendes sont aussi prévues si certains refusent de répondre. Les questions portent sur le nom du chef de famille, le nombre de personnes par famille et leur distribution selon l’âge, le sexe et le statut marital.

     Jacques Viger est nommé commissaire pour le comté de Montréal qui comprend tout le territoire de l’île de Montréal. Avec le notaire Guy, ils conviennent de poser une série de questions supplémentaires. Les quatre copies officielles prévues par la loi sont remises mais Viger garde aussi une cinquième copie plus détaillée dans ses papiers privés. C’est une source d’information exceptionnelle qui permet de mieux connaître la population de Montréal à l’époque, population dénombrée à 22 540 habitants.

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