Archive pour la ‘Le Québec contemporain’ Catégorie

«Discours radiophonique de Maurice Duplessis» Photo anonyme (vers 1948) Source : Archives de Radio-Canada

     Le 8 août 1944, l’Union Nationale dirigée par Maurice Duplessis remporte les élections et reprend le pouvoir perdu en 1939. L’UN fait élire 48 députés contre 37 pour le Parti libéral, 4 pour le Bloc populaire et un pour la Fédération du Commonwealth coopératif ; il y a aussi un député indépendant. Même si les libéraux obtiennent 39,3% des voix et les unionistes 38%, la carte électorale favorise les troupes de Duplessis.

     Symbole du nationalisme canadien-français, Duplessis réussit à chasser du pouvoir Adélard Godbout dont la politique est jugée comme trop alignée sur celle d’Ottawa. Malgré d’importantes réformes, dont la création d’Hydro Québec, les libéraux de Godbout ne rallie pas suffisamment de partisans et perdent une partie de leur clientèle au profit du Bloc populaire.

     Le ressentiment québécois contre l’attitude centralisatrice à Ottawa est un facteur important de la défaite de Godbout. La Presse, le lendemain de l’élection, écrit : «M. Duplessis avait choisi l’autonomie provinciale comme principal cheval de bataille et le résultat a prouvé que c’était là une tactique habile. Le vainqueur a mérité son succès par l’ardeur qu’il a déployée tout au long de la campagne. L’hon. M. Godbout sort avec honneur du combat. Il a lutté avec un courage qui ne s’est pas démenti. Il s’incline devant la volonté du Québec et se déclare prêt à servir, comme avant et de son mieux, les meilleurs intérêts de la province».

#######

WHITE, Le très hon. sir William Thomas, C.P., K.C.M.G.Photo du ministère de la Défense nationale du Canada (s.d.)Source : Bibliothèque du Parlement du Canada

     Malgré l’entrée en guerre des États-Unis au printemps 1917, les forces alliées doivent débourser des sommes considérables pour continuer la guerre qui fait rage depuis 1914. Cette situation draine les ressources financières canadiennes. La Grande-Bretagne et les États-Unis disposent déjà de lois permettant de taxer les revenus à cette fin. Le gouvernement conservateur de Robert Borden va s’en inspirer pour taxer les revenus au Canada.

     William Thomas White est alors le ministre des Finances canadien. Le 25 juillet 1917, White présente au Parlement un projet de loi pour taxer les revenus des entreprises et des particuliers. Les revenus des célibataires et des veufs sans enfants sont taxés à 4% s’ils dépassent 2 000 $. L’exemption monte à 3 000 $ dans les autres cas. De plus, les revenus annuels dépassant 6 000 $ sont taxés à 25%.

     La Loi de l’impôt de guerre sur le revenu entre en vigueur le 28 février 1918. Cette mesure doit être temporaire et disparaître après la guerre ! Qu’importe : l’impôt sur le revenu des particuliers est perçu depuis cette époque au Canada.

#######

 

EnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrer

«Vingt dollars (verso)» Photo anonyme (s.d.) Source : Banque du Canada

 

 

     La Banque du Canada est créée en 1935. À ses débuts, elle émet des billets de banque unilingues, en français ou en anglais. Le gouvernement de William Lyon Mackenzie King modifie ensuite la Loi sur les banques pour changer cette pratique. Déjà, depuis près d’une décennie, les timbres-postes canadiens sont bilingues. Le 19 juillet 1937, les billets de banque bilingues sont mis en circulation tandis que les billets unilingues sont peu à peu retirés du marché.

     Cette deuxième série de billets émise par la Banque du Canada comporte plusieurs changements importants outre le fait d’être bilingue. Le portrait du roi George VI orne toutes les coupures sauf celles de 100 $ et de 1 000 $ qui arborent le portrait d’anciens premiers ministres du Canada. De plus, ces portraits se retrouvent désormais au centre du billet. Les textes en français et en anglais se retrouvent de part et d’autres du portrait. Comme leurs prédécesseurs de la série de 1935, les billets de 1937 comportent plusieurs éléments de sécurité pour limiter leur contrefaçon.

     Cette évolution s’inscrit dans le développement d’une banque centrale au Canada. Jusqu’en 1935, toutes les banques privées émettaient leur propre billet de banque. Ce système complexe connaît des ratés avec la crise économique de 1929 et la difficulté de régler des comptes internationaux. Dès 1933, une commission royale d’enquête, la Commission Macmillan, est mandatée pour trouver une solution. La création de la Banque du Canada, seule à être autorisée à émettre des billets de banque, est la réponse à cette problématique.

#######

EnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrer

EnregistrerEnregistrer