Bx François de Laval Photo anonyme d’une icône écrite en 2001 par Marthe Bélanger et Céline Boucher (s.d.) Source : Centre d’animation François-de-Laval

     François de Laval est ordonné prêtre le 1ᵉʳ mai 1647 après des études au collège des Jésuites de La Flèche et, à Paris, au collège de Clermont, également dirigé par les Jésuites. Deux ans plus tard, il obtient une licence en droit canon de l’université de Paris. François remplit ses fonctions religieuses avec zèle, vertu et piété selon les témoignages de ses contemporains qui nous sont parvenus. Il rêve d’être missionnaire et démontre toutes les qualités nécessaires pour accéder à l’épiscopat.

     D’abord pressenti pour oeuvrer au Tonkin, c’est en Nouvelle-France que François de Laval va accomplir sa destinée. Soutenu par les Jésuites dans une querelle de juridiction ecclésiastique liée à l’érection d’un évêché à Québec, François de Laval est recommandé au pape par le roi Louis XIV en 1657. Sa nomination traîne en longueur pendant qu’il reste dans l’attente et la prière à l’Ermitage de Caen. Afin de solutionner le problème de juridiction, la Sacrée Congrégation de la Propagande suggère de créer un vicariat apostolique en Nouvelle-France. Le 3 juin 1658, les bulles apostoliques en faveur de François de Laval sont signées à Rome, le nommant évêque in partibus de Pétrée. L’Église gallicane s’oppose alors à sa consécration le 4 octobre 1658 et obtient du parlement de Rouen, la veille, un arrêt qui lui interdit de «s’ingérer dans les fonctions de vicaire apostolique au Canada».

      Le 8 décembre suivant, dans le secret, le nonce apostolique procède à la consécration de Mᵍʳ de Laval dans la chapelle de la Vierge de l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés, une église exempte de la juridiction de l’Église de France. La réaction gallicane est sévère. Deux arrêts, un du parlement de Paris et un autre du parlement de Rouen, interdisent aux sujets du roi de reconnaître Laval comme vicaire apostolique. Grâce à l’intervention d’Anne d’Autriche, la mère du roi, un compromis est trouvé et, le 13 avril 1659, Mᵍʳ de Laval s’embarque à La Rochelle à destination du Nouveau Monde. Pratiquement sans ressource financière, sa grande aventure dans l’édification de l’Église catholique en Amérique du Nord débute. Le 16 juin 1659, François de Laval arrive à Québec qui devient son siège épiscopal.

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Major General Arnold Photo anonyme d’une gravure collée sur carton (s.d.) Source : Archives de la Ville de Montréal

 

     Le 15 juin 1776, l’Armée continentale américaine dirigée par Benedict Arnold lève le siège de Montréal. La journée même, les troupes britanniques conduites par le gouverneur Guy Carleton réintègrent la ville. En effet, en novembre 1775, Carleton avait quitté la ville pour se réfugier à Québec lors de l’invasion de la colonie par les Américains.  Les deux belligérants utiliseront tour à tour le Château Ramesay comme quartier général.

      Malgré la supériorité des forces anglaises, les Montréalais d’origine restent calmes face à la fuite américaine.  La raison est simple : pour mater la résistance durant son occupation, Arnold utilise des mesures très coercitives pour garder le contrôle de la ville. Il saisit aussi des propriétés en offrant de la monnaie papier en compensation. Il informe également les occupés qu’il mettra le feu à Montréal s’ils offrent une trop grande résistance.

     La situation de l’armée américaine à ce moment n’est guère reluisante. Arnold décrit ainsi la situation le 31 mai 1776 : «Négligés par le Congrès, aux prises avec la petite vérole, avec un manque de généraux et de discipline dans notre armée, qu’on pourrait plutôt appeler une grange cohue […] notre crédit et notre réputation perdus, de même qu’une grande partie du pays ; et un puissant ennemi étranger avançant contre nous – ce sont là de si nombreuses difficultés que nous ne pouvons les surmonter». Devant une situation désespérée, Arnold fait pression sur ses supérieurs et la retraite s’avère la décision la plus sage.

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Thomas McKeanPhoto anonyme d’une huile sur toile de C. W Schreyleer (s.d.)Source : Delaware State Museums

     Le 15 juin 1776, l’assemblée coloniale des bas-comtés de la Pennsylvanie déclare son indépendance de la Grande-Bretagne et de la Pennsylvanie pour constituer l’État du Delaware. Le Delaware n’existe pas durant la domination britannique mais devient ensuite une des treize colonies à participer à la Révolution américaine. En 1787, le Delaware est le premier État à ratifier la constitution des États-Unis.

      Les représentants des comtés de New Castle, de Kent et de Sussex-upon-Delaware qui forment les bas-comtés de la Pennsylvannie acceptent ainsi la séparation de la tutelle coloniale. Cette décision unanime surprend. Malgré la division de l’opinion publique quant au maintien du lien avec la mère-patrie, l’assemblée du Delaware est la première à rompre le lien colonial. Depuis, le 15 juin est célébré au Delaware comme le «Separation Day».

    Thomas McKean est alors un membre influent des élus du Delaware. Il participe au Congrès Continental à Philadelphie. Devant l’impasse probable du vote pour permettre au Delaware d’adhérer à la Déclaration d’indépendance des États-Unis, il fait appel à son compatriote Caesar Rodney. Durant la nuit du 1ᵉᴿ juillet 1776, Rodney chevauche les 80 milles qui le sépare de Philadelphie malgré un orage électrique. Il arrive juste à temps, le 2 juillet, durant le vote, pour donner son accord et permettre aux représentants du Delaware de signer la déclaration.

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