James MadisonPhoto anonyme d’une huile sur toile deJohn Vanderlyn datant de 1816 (s.d.)Source : The White House Historical Association

     Les États-Unis et la Grande-Bretagne sont en guerre entre 1812 et 1815.  Les affrontements se déroulent en Amérique du Nord, principalement dans les colonies du Bas-Canada et du Haut-Canada. Ce conflit, nommé «guerre de 1812», est désigné par l’année de son commencement même s’il dura un peu plus de deux ans et demi.

     Après le blocus continental décrété par Napoléon en 1806, la tension monte entre Américains et Britanniques. L’arraisonnement par les Anglais de marins sur des navires neutres américains est un irritant qui galvanise l’opinion publique américaine.  L’occasion est belle pour la jeune république de lancer une offensive contre les colonies britanniques du Nord, notamment le Bas-Canada et le Haut-Canada.

     Après l’approbation du Congrès et du Sénat, le président américain James Madison signe la déclaration de guerre à la Grande-Bretagne le 18 juin 1812. Un des objectifs des Américains est de réussir à accomplir ce que leurs élites nomment leur «destinée manifeste» : assurer une hégémonie américaine sur la totalité du territoire de l’Amérique du Nord.

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«Drapeau de l’Islande»National Flag Act (1944)Source : Prime Minister’s Office, Iceland

     Durant la Seconde Guerre mondiale, le Danemark est envahi et occupé par l’Allemagne. Cette conjoncture politique nouvelle provoque la tenue en Islande d’un référendum sur la pertinence de maintenir la Loi sur l’union dano-islandaise adoptée en 1918 entre le Royaume d’Islande et la monarchie danoise. Malgré sa souveraineté, l’Islande conservait un lien personnel avec le roi de Danemark qui était monarque des deux pays.

     Le 23 mai 1944, un référendum se tient en Islande. Les électeurs doivent se prononcer sur le projet d’indépendance et l’adoption d’une nouvelle constitution. À l’issue du référendum, 97,35% des votes sont en faveur de l’indépendance et 95,04% en faveur de la nouvelle constitution.

     Le 17 juin 1944, le parlement islandais proclame la fin de l’union avec le Danemark. L’Islande devient une république et Sveinn Björnsson, son premier président. La nouvelle république est immédiatement reconnue par les pays des forces alliées et par l’Union soviétique.

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Hon. Abraham Lincoln, Republican candidate for the presidency, 1860Reproduction d’une lithographie de Leopold Grozelier à partir d’un tableau deThomas Hicks (1860) Source : Librairie du Congrès

     Le 16 juin 1858, plus d’un millier de délégués républicains sont réunis en convention à Springfield en Illinois. À l’issue de la journée, Abraham Lincoln est choisi comme candidat républicain en vue de l’élection au poste de sénateur de l’État. Peu après sa nomination, Lincoln s’adresse à ses partisans et prononce alors un discours mémorable.

     Le titre du discours reprend un passage de son introduction : «Une maison divisée contre elle-même ne peut subsister». Lincoln utilise ici une citation du Christ qui se retrouve dans les trois évangiles synoptiques. Dans son discours, Lincoln pose clairement la question de la moralité de l’esclavage. Il soutient alors que la décision de la Cour suprême des États-Unis dans l’affaire Dred Scott est un précédent qui risque de permettre la légalisation de l’esclavage dans tous les États américains.

     Plusieurs des partisans de Lincoln jugent qu’il est allé trop loin, que ses propos sont moralement courageux mais politiquement incorrects. Malgré les références que Lincoln fait à la Déclaration d’Indépendance de 1776 pour appuyer son propos, il est éventuellement battu aux élections sénatoriales. Pourtant, le thème du discours ainsi que ses arguments justes et éloquents attirent l’attention à travers l’Amérique. «A House Divided» s’impose ensuite comme un idéal électoral qui permet à Lincoln de poser sa candidature à la présidence des États-Unis en 1860.

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