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«Propositions pour l’impression d’un journal politique et littéraire qui sera publié le mardi de chaque semaine et sera intitulé Gazette des  Trois-Rivières»
Reproduction du prospectus (25 juin 1817)
Source : BANQ

 

     La Gazette des Trois-Rivières est fondée par Ludger Duvernay en 1817. Ce périodique couvre l’actualité locale, nationale et internationale.  Il offre aussi à ses lecteurs des oeuvres littéraires et des textes scientifiques.  Sa publication le 12 août 1817 amorce la décentralisation de la vie intellectuelle au Bas-Canada. Le prospectus est clair : «Nos villes de Québec et de Montréal en comptent maintenant plusieurs (journaux) : il n’en a encore été publié aucun aux Trois-Rivières, quoiqu’il s’y trouve un grand nombre de personnes en état d’en sentir toute l’utilité et les avantages, et même capable de le rendre intéressant par leur co-opération».

     Duvernay amorce avec ce périodique sa carrière d’éditeur. Il a dix-huit ans et vient de terminer son apprentissage en  imprimerie. La Gazette des Trois-Rivières propose de discuter des lois et de la constitution mais refuse de traiter des questions religieuses. Ce journal vise à souligner et à féliciter les bonnes actions de l’actualité politique mais s’engage à dénoncer l’oppression «de manière à exciter cette crainte salutaire qui fait l’appui et la sauvegarde des faibles en devenant un frein pour les méchants». La Gazette des Trois-Rivières publie quatre pages de textes en français et en anglais, mais sans que les articles ne soient systématiquement traduits d’une langue à l’autre.

   L’hebdomadaire a une forte influence dans la région trifluvienne. Duvernay doit cependant trouver des moyens de financer son entreprise : il imprime aussi des avis de décès, des faire-parts et des réclames publicitaires. Au même moment, il est responsable de la voirie publique et inspecteur des incendies.  Les déboires financiers entraînent cependant la fin de la publication en août 1823. Duvernay lance ensuite deux autres périodiques à Trois-Rivières avant de partir en 1826 à Montréal  où il devient l’éditeur de La Minerve.

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Drapeau de la Lettonie

Drapeau de la Lettonie

     La Lettonie est un état balte revendiqué par plusieurs pays durant la Grande Guerre. Les barons baltes désirent voir l’entrée de l’armée allemande sur leur territoire. La population lettone, elle, se range plutôt du côté russe. L’avancée des troupes allemandes mène finalement à la prise de Riga en septembre 1917.

    La défaite militaire de l’Allemagne en 1918 renverse la vapeur. La proclamation de l’indépendance de la Lettonie se fait en novembre 1918. Cette situation est rendue possible par l’alliance entre les élites lettones et l’armée rouge. L’armée blanche russe, fidèle au tsarisme, est chassée de Lettonie. La république soviétique de Lettonie est proclamée au même moment.

   Malgré la guerre soviéto-polonaise qui se poursuit après l’Armistice de 1918, la Lettonie signe avec la Russie soviétique un accord de paix le 11 août 1920. C’est le Traité de Riga qui assure la reconnaissance de la Lettonie par les Soviets russes. Par la même occasion, ces derniers renoncent, à ce moment, à toute forme d’occupation du territoire letton.

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Drapeau officiel de l'organisme

«Drapeau du Smithsonian Institution»
Photo : Fry1989 (2014)
Source : Wikimedia Commons

     James Smithson est un chimiste et un spécialiste de la minéralogie. Ce scientifique accompli est membre de la Société royale de Londres. Il décède en Italie en 1829. Son testament contient une clause particulière : sa fortune doit rester dans sa famille ; sinon, elle est léguée aux États-Unis d’Amérique pour créer une institution destinée à l’amélioration et à la diffusion des connaissances.

     Après le décès de son neveu et seul héritier, le Congrès américain accepte l’héritage en 1836. C’est une somme d’un demi million de dollars qui est transférée aux États-Unis. Le 10 août 1846, le président James K. Polk signe la loi créant le Smithsonian Institution.

     L’institution de recherche scientifique concentre ses travaux à Washington et devient responsable d’un vaste complexe muséal au coeur de la capitale américaine. De son vivant, James Smithson n’a jamais mis les pieds en sol américain !

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