24 novembre 1837

Arrestation de Robert Nelson

Robert Nelson

Robert Nelson, M.D.

Photo : Studio of Inglis (1873)

Source : Bibliothèque et Archives nationales Québec

     Robert Nelson est mis en prison le lendemain de la bataille de Saint-Denis. Ce médecin de grande compétence est également député de Montréal-Ouest. Orateur véhément et membre actif du Comité central et permanent du district de Montréal, Robert Nelson ne prend pas les armes en 1837. Son arrestation comme suspect est probablement due au lien étroit qu’il entretient avec son frère Wolfred Nelson qui dirige les troupes patriotes lors de la victoire de Saint-Denis.

     Relâché le lendemain en raison d’une irrégularité judiciaire, Nelson est furieux de son arrestation arbitraire. Selon Joseph-Amédée Papineau, il écrit sur un mur de sa cellule : « Le Gouvernement anglais se souviendra de Robt. Nelson ». Il quitte immédiatement le Bas-Canada pour les États-Unis où il prend la tête des réfugiés patriotes.

     Robert Nelson développe alors une stratégie pour tenter de reprendre le Bas-Canada des mains des Britanniques. Avec l’aide d’autres Patriotes, Nelson organisent des conférences pour faire valoir son point de vue. Au début de janvier 1838, il participe à une réunion à Middlebury au Vermont où les Patriotes modérés et les Patriotes radicaux débattent de l’opportunité d’établir un gouvernement provisoire. Les revendications et les moyens d’action des radicaux sont retenus : Robert Nelson est alors élu général de l’armée patriote et président de la République du Bas-Canada.

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