Archive pour la ‘Je me souviens’ Catégorie

Armoiries de la Côte d’Ivoire 1964-2000Source : Wikimedia Commons

     Les Portugais fréquentent le littoral ivoirien dès la fin du XVᵉ siècle. Durant le siècle suivant, ils sont les seuls Européens à explorer cette région. Les Français commencent à s’y rendre au XVIIᵉ siècle. En 1843, la France établit des comptoirs sur ce territoire. La Côte d’Ivoire devient une colonie française à partir de 1893. La loyauté des Africains durant la Seconde Guerre mondiale pousse la France à donner un plus grand rôle aux autorités locales de ses colonies après la guerre. La loi-cadre de 1956 autorise ainsi le transfert de pouvoirs de Paris vers les territoires d’outre-mer. Cette législation est adoptée à l’initiative du ministre français Gaston Defferre et du président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, Félix Houphouët-Boigny.

     La Côte d’Ivoire fait alors partie de la Fédération de l’Afrique occidentale française. Le référendum du 28 septembre 1958 permet la création de la Communauté française. En décembre de cette même année, la Côte d’Ivoire devient une république autonome au sein de la Communauté.

     Plusieurs pays de la Communauté manifestent rapidement leur désir d’exercer tous les pouvoirs et toutes les compétences d’un état souverain. Plusieurs pays d’Afrique noire sont du nombre. De suite, le 7 août 1960, la Côte d’Ivoire proclame son indépendance.

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«La milice canadienne en tenue d’hiver»Aquarelle anonyme (s.d.)Source : BAC

     Les Fils de la Liberté sont les membres d’une association politique paramilitaire fondée en août 1837. Le nom de l’association est trouvé par Louis-Joseph-Amédée Papineau, le fils de Louis-Joseph Papineau, chef du Parti patriote.  Dès leur début, les membres de l’association convoquent une assemblée publique le premier lundi de chaque mois. La rencontre du 6 novembre 1837 tourne à un affrontement annonciateur des troubles à venir dans le Bas-Canada.

     Les membres des Fils de la Liberté se rendent alors deux par deux au Marché neuf de Montréal, sur le site de l’actuelle Place Jacques-Cartier. Ils sont confrontés aux membres du Doric Club qui veulent empêcher le rassemblement.  L‘émeute éclate et des maisons sont saccagées dont celle de Papineau. Les bureaux du journal patriote anglophone The Vindicator sont également attaqués.

     Cette violence montre que les partisans des Patriotes, parti de la majorité, peuvent agir de manière collective pour revendiquer en pleine ville de Montréal, alors le bastion de la Montreal Constitutionnal Association et du Doric Club, deux groupes opposés aux Patriotes. Dans la semaine qui suit, des mandats d’arrestation sont émis contre plusieurs Fils de la Liberté par le gouvernement colonial.  La chasse aux sorcières ciblant les Patriotes débute…

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«René Lévesque exhibant l’accord constitutionnel de novembre 1981»Photo : Ron Poling (1981)Source : PC

     Le 2 octobre 1980, Pierre Trudeau annonce son intention de rapatrier unilatéralement la constitution du Canada. Le 28 septembre 1981, la Cour suprême du Canada avait conclu que cette procédure est légale mais que le premier ministre du Canada doit légitimer son projet en ralliant un nombre substantiel de provinces. Une conférence constitutionnelle est alors convoquée pour le 2 novembre suivant.

     Dès l’ouverture de la conférence, René Lévesque et sept autres premiers ministres provinciaux s’allient au sien de ce qui est appelé la «Bande des Huit». Ils proposent un compromis que rejette le gouvernement fédéral. Diverses alternatives sont alors envisagées durant la conférence.  Puis, dans la nuit du 4 au 5 novembre, Jean Chrétien négocie un accord avec les premiers ministres de neuf provinces sans prévenir la délégation du Québec. Au matin du 5 novembre, Lévesque est placé devant le fait accompli après ce que plusieurs qualifient de «Nuit des Longs Couteaux», par association avec les assassinats des nazis au sein même de leur mouvement.

     L’enjeu est grand car deux visions s’affrontent : d’une part, celle d’un Canada multiculturel et multilingue et celle, d’autre part, d’un Québec comme foyer d’un peuple fondateur du pays.  L’entente du 5 novembre devait servir à lancer de nouvelles discussions. Rapidement, ce document structure la forme finale de la réforme constitutionnelle et sert de base au rapatriement de la Constitution du Canada au printemps 1982. Le Gouvernement du Québec présente toujours l’entente comme l’Accord constitutionnel du 5 novembre 1981 conclu sans la participation du Québec.

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