15 juin 1776

Benedict Arnold lève le siège de Montréal

Major General Arnold
Photo anonyme d’une gravure collée sur carton (s.d.)
Source : Archives de la Ville de Montréal

 

     Le 15 juin 1776, l’Armée continentale américaine dirigée par Benedict Arnold lève le siège de Montréal. La journée même, les troupes britanniques conduites par le gouverneur Guy Carleton réintègrent la ville. En effet, en novembre 1775, Carleton avait quitté la ville pour se réfugier à Québec lors de l’invasion de la colonie par les Américains.  Les deux belligérants utiliseront tour à tour le Château Ramesay comme quartier général.

      Malgré la supériorité des forces anglaises, les Montréalais d’origine restent calmes face à la fuite américaine.  La raison est simple : pour mater la résistance durant son occupation, Arnold utilise des mesures très coercitives pour garder le contrôle de la ville. Il saisit aussi des propriétés en offrant de la monnaie papier en compensation. Il informe également les occupés qu’il mettra le feu à Montréal s’ils offrent une trop grande résistance.

     La situation de l’armée américaine à ce moment n’est guère reluisante. Arnold décrit ainsi la situation le 31 mai 1776 : «Négligés par le Congrès, aux prises avec la petite vérole, avec un manque de généraux et de discipline dans notre armée, qu’on pourrait plutôt appeler une grange cohue […] notre crédit et notre réputation perdus, de même qu’une grande partie du pays ; et un puissant ennemi étranger avançant contre nous – ce sont là de si nombreuses difficultés que nous ne pouvons les surmonter». Devant une situation désespérée, Arnold fait pression sur ses supérieurs et la retraite s’avère la décision la plus sage.

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