Archive pour la ‘Au XVIIIe siècle’ Catégorie

Drapeau du Royaume d’Irak de 1932 à 1958

     La Mésopotamie passe sous le contrôle anglais durant la Première Guerre mondiale. En 1920, la Société des Nations donne aux Britanniques le mandat d’administrer ce territoire. En août 1921, le Royaume d’Irak est proclamé mais il reste sous la tutelle de la Grande-Bretagne. Les tensions restent vives dans ce pays, principalement en raison de l’opposition des chiites à la présence anglaise. De fait, Londres peut alors s’opposer aux décisions du gouvernement irakien et un haut-commissaire britannique contrôle la politique du pays.

     En 1932, la Grande-Bretagne demande à la Société des Nations de se prononcer sur la fin de son  mandat. Un rapport est émis pour permettre l’indépendance du Royaume qui est proclamée le 3 octobre.

     L’Irak est la première nation arabe à adhérer à la Société des Nations. Même si les célébrations pour l’indépendance durent trois jours à Bagdad, les Anglais n’ont rien perdu au change. Ils ont imposé une dynastie hachémite qui leur est favorable sur le trône et ils ont gardé la main-mise sur leur intérêts stratégiques et pétroliers dans ce pays.

#######

«Le marquis de La Jonquière»

Anonyme (s.d.)

Source : Wikimedia Commons

 

     Après la chute de Louisbourg en 1745, une flotte française est expédiée l’année suivante en Acadie afin de tenter de reprendre la forteresse. Cette expédition est commandée par Jean-Baptiste-Louis-Frédéric de La Rochefoucauld de Roy, duc d’Anville. Le Nothumberland, vaisseau amiral de ce groupe de navires, est commandé par Jacques-Pierre Taffanel de La Jonquière. Ce marin d’expérience vient d’être promu chef d’escadre le 1ᵉᴿ mars 1746 et gouverneur de la Nouvelle-France le 19 du même mois.

     Après la traversée de l’Atlantique, un fort coup de vent frappe les bateaux au large de l’Acadie. Plusieurs navires sont avariés. Fin septembre, le duc d’Anville succombe d’une crise d’apoplexie. Le commandement de la flotte est confié à Constantin-Louis d’Estourmel le 29 septembre suite à un conseil de guerre qui décide aussi d’attaquer Annapolis Royal. d’Estournel est dépassé par les événements : il est atteint d’une fièvre qui le fait délirer au point d’attenter à ses jours. Le lendemain, le 30 septembre 1746, après une tentative de suicide, d’Estourmel se démet de ses fonctions en faveur de La Jonquière.

     Constatant le triste état de ses troupes durement malmenées par la maladie et par une météo déchaînée, Taffanel de La Jonquière décide de reporter l’attaque sur Annapolis Royal. «Un relevé des pertes datant du 15 octobre donne, sur un effectif total de 7 006 matelots et soldats, 587 morts et 2 274 malades». Quatre bateaux de transport quittent pour le Canada en octobre et de La Jonquière ramene le reste de la flotte en France. Cet échec montre la faiblesse de la marine française à l’époque, une flotte en déclin après la mort de Louis XIV. L’échec montre également les difficultés croissantes dans le secours possible aux colonies françaises d’Amérique du Nord.

#######

«Portrait de La Galissonière»Photo anonyme d’une estampe non datée (1954)Source : Wikimedia Commons

 

     Roland-Michel Barrin de La Galissonière est officier de marine et commande un navire de la Compagnie des Indes lorsqu’il est appelé à remplir un mandat en Nouvelle-France. En 1747, le convoi qui escorte le nouveau gouverneur Jacques-Pierre Taffanel de la Jonquière vers Québec est attaqué par les Anglais et le marquis de la Jonquière est fait prisonnier. La cour de France songe alors au marquis de La Galissonière pour assumer, par intérim, le commandement de la Nouvelle-France.

    Rompant avec ses ambitions personnelles dans la marine, de La Galissonière s’embarque sur le Northumberland et arrive à Québec le 19 septembre 1747. Il fait preuve de réelles qualités d’administrateur durant son passage dans la colonie. Il prône une politique d’expansion territoriale et lutte contre le développement de l’influence anglaise dans la vallée de l’Ohio, dans la Louisiane, autour des Grands Lacs et en Acadie.  Il s’intéresse aussi au peuplement de la Nouvelle-France.

    Il devient amis des Abénakis et s’affaire à construire une ligne de fort pour contrer les Anglais et leurs alliés. Il fait dresser des cartes de la région des Grands Lacs dans le but de reprendre le contrôle de ce territoire. Il protège aussi les institutions françaises, principalement les communautés religieuses.  De petite apparence, Barrin de La Galissonière fait néanmoins forte impression.  Un chef indien lui déclare même : «Faut-il que ton âme soit belle, pour que ton roi ait fait de toi le chef de son armée».

#######