Archive pour la ‘Au Ie siècle’ Catégorie

Tacitus, the historianIllustration anonyme d’aprèsun buste antique (1920)Source : James Bryce, William M. F. Petrie & Holland ThompsonThe Book of History. A History of all Nations from the earliest times to the present, with over 8,000 illustrations. Vol. VII : The Roman EmpireNew York/Londres : The Grolier Society/The Educational Book Co.1915-1921

 

 

     En 64, Rome est une métropole de 800 000 habitants.  Le 18 juillet, un violent incendie débute dans le Circus Maximus. Le feu se répand dans le reste de la ville et dure six jours. L’historien Tacite, alors enfant, est témoin de l’incendie. Il en laisse un récit au Livre XV de ses Annales.

     Des rumeurs attribuent à l’empereur Néron la responsabilité criminelle de l’incendie. Lui-même accuse les chrétiens d’avoir allumé le brasier et les martyrise.

     Une légende sur le rôle de l’empereur durant la conflagration a laissé en anglais l’expression «Fiddling while Rome burns» pour signifier l’insouciance lors d’une crise. Rien ne permet toutefois d’affirmer avec certitude que Néron jouait du violon durant l’incendie…

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«L’Adoration des Mages»Photo d’Holland d’une peinture de Matthias Stom datant du XVIIᵉ siècle (s.d.)Source : Wikimedia Commons

 

     L’Épiphanie se fête traditionnellement le 6 janvier, douze jours après Noël. La présentation de Jésus aux rois mages venus pour l’adorer symbolise l’annonce de la Bonne Nouvelle à toutes les nations du monde. La célébration liturgique solennelle est fixée au second dimanche après la Nativité. Deux évangiles racontent la naissance du Christ, celui de Luc et celui de Matthieu. Dans le premier, l’évangéliste raconte l’histoire de l’adoration du Christ par les bergers. Dans l’évangile selon saint Mathieu, l’adoration est faite par les rois mages. Cet événement, l’Épiphanie, est aussi appelée le «Jour des Rois» depuis le XIXᵉ siècle.

      Jusqu’à l’instauration de la fête de Noël au IVᵉ siècle, l’Épiphanie est la seule fête de la manifestation du Christ dans le monde. Le terme même, Épiphanie, vient du grec et signifie «Apparition». Les trois rois mages sont d’ailleurs assez mystérieux. Les trois noms retenus, Gaspard, Melchior et Balthasar, apparaissent au XIIIᵉ siècle dans La Légende dorée du dominicain Jacques de Voragine. Cependant, le plus ancien document évoquant le nom des mages est l’Excerpta Latina Barbari, un texte mérovingien du VIIIᵉ siècle copiant un document grec plus ancien datant probablement du Vᵉ siècle, mais aujourd’hui disparu.

     La tradition veut que l’Épiphanie soit l’occasion de choisir un roi ou une reine. Cette pratique s’inspire des Saturnales romaines alors que maîtres et esclaves inversaient leur rôle le temps d’une journée. Une fève est ainsi insérée dans un gâteau ou une galette afin de déterminer l’élu du jour.

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«La lapidation de saint Étienne»Enluminure médiévale anonyme (s.d.)Source : BNC

     Étienne est mentionné dans les Actes des Apôtres au chapitre 6. Ce récit de saint Luc présente une division établie au sein de l’Église primitive de Jérusalem. Les premiers chrétiens étaient tous d’origine juive. Certains d’entre eux, les «Hébreux», viennent de la terre d’Israël. D’autres de foi juive vétérotestamentaire proviennent de la diaspora de langue grecque et sont appelés «Hellénistes».

     Un problème se présente : les plus démunis parmi les hellénistes, en particulier les veuves dépourvues de tout soutien social, courent le risque d’être négligés dans l’assistance au service quotidien. Étienne, juif helléniste, est chargé par les apôtres avec six autres compagnons de pourvoir au «service des tables».  Ce travail lui permet également de continuer sa prédication du message du Christ.

     Plusieurs juifs n’acceptent pas le discours des chrétiens. Étienne, en particulier, est traduit en justice devant le sanhédrin. Ses paroles sont jugées blasphématoires et il est lapidé.  Il devient le premier martyr chrétien.  Sa fête est célébrée le 26 décembre et demeure un jour férié dans plusieurs régions.

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