Archive pour la ‘Au Ie siècle’ Catégorie

«La basilique de Pompéi»Photo anonyme d’une carte stéréoscopique d’Alphonse Bernoud publieé avant 1889 (s.d.)Source : Wikimedia Commons

     L’éruption du Vésuve dans la nuit du 24 au 25 août 79 est dévastatrice. L’événement est d’abord documenté par un témoin, Pline le Jeune, neveu de l’auteur de Naturalis Historia, Pline l’Ancien, lui-même décédé lors de la catastrophe. Par la suite, le phénomène sera étudié par de nombreux volcanologues. Il est ainsi connu que cette éruption comporte deux phases. La première, dite pliniènne, est caractérisée par l’expulsion de cendres et de ponces. La seconde ou phase des «Nuées ardentes» correspond à l’avalanche de lave.

     En une nuit, la cité romaine de Pompéi disparaît enfouie sous une pluie de cendres volcaniques. Le port voisin d’Herculanum est rasé le même jour par les coulées de lave et de roches. Surpris dans leur sommeil, les morts se comptent par milliers.

     Le site de Pompéi est découvert au XVIIᵉ siècle.  Ces ruines donnent un portrait saisissant d’une ville romaine florissante. Ce site antique fait partie du patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1997.

#######

 

Tacitus, the historianIllustration anonyme d’aprèsun buste antique (1920)Source : James Bryce, William M. F. Petrie & Holland ThompsonThe Book of History. A History of all Nations from the earliest times to the present, with over 8,000 illustrations. Vol. VII : The Roman EmpireNew York/Londres : The Grolier Society/The Educational Book Co.1915-1921

 

 

     En 64, Rome est une métropole de 800 000 habitants.  Le 18 juillet, un violent incendie débute dans le Circus Maximus. Le feu se répand dans le reste de la ville et dure six jours. L’historien Tacite, alors enfant, est témoin de l’incendie. Il en laisse un récit au Livre XV de ses Annales.

     Des rumeurs attribuent à l’empereur Néron la responsabilité criminelle de l’incendie. Lui-même accuse les chrétiens d’avoir allumé le brasier et les martyrise.

     Une légende sur le rôle de l’empereur durant la conflagration a laissé en anglais l’expression «Fiddling while Rome burns» pour signifier l’insouciance lors d’une crise. Rien ne permet toutefois d’affirmer avec certitude que Néron jouait du violon durant l’incendie…

#######

«L’Adoration des Mages»Photo d’Holland d’une peinture de Matthias Stom datant du XVIIᵉ siècle (s.d.)Source : Wikimedia Commons

 

     L’Épiphanie se fête traditionnellement le 6 janvier, douze jours après Noël. La présentation de Jésus aux rois mages venus pour l’adorer symbolise l’annonce de la Bonne Nouvelle à toutes les nations du monde. La célébration liturgique solennelle est fixée au second dimanche après la Nativité. Deux évangiles racontent la naissance du Christ, celui de Luc et celui de Matthieu. Dans le premier, l’évangéliste raconte l’histoire de l’adoration du Christ par les bergers. Dans l’évangile selon saint Mathieu, l’adoration est faite par les rois mages. Cet événement, l’Épiphanie, est aussi appelée le «Jour des Rois» depuis le XIXᵉ siècle.

      Jusqu’à l’instauration de la fête de Noël au IVᵉ siècle, l’Épiphanie est la seule fête de la manifestation du Christ dans le monde. Le terme même, Épiphanie, vient du grec et signifie «Apparition». Les trois rois mages sont d’ailleurs assez mystérieux. Les trois noms retenus, Gaspard, Melchior et Balthasar, apparaissent au XIIIᵉ siècle dans La Légende dorée du dominicain Jacques de Voragine. Cependant, le plus ancien document évoquant le nom des mages est l’Excerpta Latina Barbari, un texte mérovingien du VIIIᵉ siècle copiant un document grec plus ancien datant probablement du Vᵉ siècle, mais aujourd’hui disparu.

     La tradition veut que l’Épiphanie soit l’occasion de choisir un roi ou une reine. Cette pratique s’inspire des Saturnales romaines alors que maîtres et esclaves inversaient leur rôle le temps d’une journée. Une fève est ainsi insérée dans un gâteau ou une galette afin de déterminer l’élu du jour.

#######