«Sir Humphrey Gilbert extrayant la première motte d’herbe à Terre-Neuve, en août 1583»Illustration anonyme (s.d.)Source : Gouvernement du Canada

     Dès 1566, Humphrey Gilbert formule un traité qui soutient que le commerce avec les habitants du Nouveau Monde sera profitable. Durant la décennie suivante, en Angleterre, Gilbert devient une autorité sur la question de l’Amérique. En 1578, il reçoit des lettres patentes de la reine Elisabeth I. Des droits d’exploitation au nom de la couronne britannique lui sont octroyés sur les terres indigènes non réclamées.

     Après avoir élaboré un plan de colonisation, il organise une expédition vers les Grands Bancs de Terre-Neuve en 1583. L’île a été explorée par les Vikings et a été découverte officiellement par Jean Cabot en 1497. C’est un lieu important pour la pêche à la morue à cette époque.

     À l’été 1583, il entre dans le port de Saint-Jean de Terre-Neuve. Il fait alors valoir les titres qu’il a reçu de la reine.  Très solennellement, le 5 août 1583, il prend une touffe de terre pour proclamer l’annexion de Terre-Neuve à la couronne anglaise, selon les principes de la Common Law d’Angleterre.

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«Caricature montrant le nouvel ordre du pouvoir entre le Tiers-État, l’aristocratie et le clergé»Artiste anonyme (s.d.)Source : www.mouneluna.com

     Juillet 1789 : cette période est qualifiée de Grande Peur par plusieurs historiens. Des rumeurs de levée d’une armée par la noblesse française circulent à Paris et en provinces. Plusieurs paysans retournent sur leur terre pour s’emparer des papiers terriers et des titres seigneuriaux qui garantissent les privilèges de l’aristocratie.

     Le 4 août 1789, l’Assemblée constituante interrompt son débat sur la Déclaration de droits de l’homme et du citoyen pour amorcer une discussion sur les privilèges de la noblesse. Cette séance de nuit aboutit par l’abolition de tout les droits et privilèges personnels.

     Le décret comprend 19 articles. Il abolit le régime féodal, la dîme, les justices seigneuriales et, en bref, les privilèges pécuniaires de la noblesse.

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«Signature de la Grande Paix» Dessin de Francis Back (s.d.) Source : Musée de Pointe-à-Callières

     Le 4 août 1701, les Français et plusieurs nations amérindiennes concluent une alliance décisive. Cet événement porte le nom de Grande Paix de Montréal.  Plus de 1 300 Amérindiens représentant une quarantaine de nations s’entendent sur les termes de la paix. L’entente met un terme à la querelle incessante qui oppose d’une part les Hurons, les Outaouais et leurs alliés qui habitent le bassin hydrographique des Grands Lacs et du Saint-Laurent et, d’autre part, la Ligue iroquoise des Cinq Nations.

     Après quatre ans d’échanges diplomatiques et deux semaines de pourparlers, la paix est conclue. Les différentes nations autochtones décident ne plus se faire la guerre et se considèrent comme des alliés. Elles reconnaissent également au gouverneur de la Nouvelle-France, le rôle de médiateur en cas de conflit. De plus, les Iroquois s’engagent à rester neutre en cas de conflit entre Français et Anglais en Amérique des Nord. Bref, le traité met fin définitivement au conflit franco-iroquois.

     Les négociations débutent à l’époque de Louis de Buade, comte de Frontenac, et se concluent en 1701 durant l’administration de Louis-Hector de Callières. Dès le 22 juillet 1701, les canots amérindiens arrivent à Montréal et sont salués par des coups de canon français. Les campements autochtones se trouvent sur la seigneurie des Sulpiciens et les négociations se déroulent dans la maison du gouverneur. Le refus des Iroquois d’amener leur otages à Montréal mine les discussions. Le 1ᵉʳ août, le grand chef Kondiaronk, un huron pétun de Michillimakinac, prononce un vibrant discours qui fait pencher la balance en faveur de la paix. Kondiaronk est très malade et il décède le lendemain. Catholique, ses funérailles ont lieu à l’église Notre-Dame. Finalement, le 4 août, la paix est scellée sur papier après l’échange de wampuns et le partage du calumet de la paix.

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