21 octobre 2012

Canonisation de Kateri Tekakwitha

Kateri_Tekakwitha_1690

«Kateri Tekakwitha»

Photo d’une peinture à l’huile de 1690 du jésuite Claude Chauchetière. Diocèse de Saint-Jean-Longueuil (2012)

Source : Wikimedia Commons

 

     Dimanche le 21 octobre 2012, le pape Benoit XVI procède à la canonisation de sept bienheureux. Parmi eux se trouve Kateri Tekakwitha née en 1656 dans l’État de New-York.  Son père est un Agnier et sa mère est une Algonquine chrétienne. Elle est baptisée à l’âge de 20 ans, le jour de Pâques 1676 et reçoit le prénom de Kateri. Sa conversion au christianisme lui attire des problèmes de la part d’autres membres de sa tribu qui n’acceptent pas ses croyances religieuses. Sans renoncer à ses convictions religieuses, elle se réfugie à la mission Saint-François-Xavier, près de Montréal, où elle mène une vie ordinaire tout en restant fidèle à l’amour de Jésus, à la prière et à l’Eucharistie quotidienne.

     Kateri Tekakwitha est la première femme autochtone d’Amérique du Nord à être élevée au rang de sainte. Le miracle ayant conduit à sa canonisation est lié à la guérison d’un jeune bambin de 5 ans atteint de la bactérie mangeuse de chair à la tête. Sa maladie avait été déclarée fatale par ses médecins traitants jusqu’à ce que des prières d’intercession à Kateri Tekakwitha soient faites par la famille, à la suggestion d’une religieuse catholique. L’enfant est aujourd’hui rétabli sans séquelle.

     Kateri Tekakwitha est morte à l’âge de 24 ans. L’année précédente, elle avait fait voeu de virginité. Elle tombe gravement malade en 1680 et décède en avril de cette année-là, durant la semaine sainte. Défigurée par la petite vérole qu’elle a contracté dans sa jeunesse, son visage reprend merveilleusement ses traits à son décès. Une série de faveurs liées à son intercession surviennent rapidement après sa mort et sa dévotion se répand dans la colonie et ailleurs. Sa dépouille est conservée à Kanawahke.

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