14 juin 1617

Louis Hébert arrive à Tadoussac

Hébert_32

Canada. Louis Hébert
Photo anonyme d’une aquarelle (s.d.)
Source : BAC

 

     Louis Hébert est au nombre des premiers colons de l’Acadie. De 1604 à 1607, on le retrouve à Port-Royal où il exerce son métier d’apothicaire et cultive la terre. Il y revient en 1610 mais retourne en France en 1613. C’est en 1617 que Samuel de Champlain réussit à le convaincre de s’établir dans la vallée du Saint-Laurent avec toute sa famille. La Compagnie de Canada lui fait miroiter plusieurs avantages mais refuse, à la veille de la traversée de l’Atlantique, de remplir ses engagements. Hébert doit accepter un contrat qui le met au service de la compagnie avec un salaire inférieur aux montants promis. À ce moment, il a déjà vendu ses propriétés à Paris et a fait le voyage vers Honfleur à ses frais. Louis Hébert, son épouse Marie Rollet, et leurs enfants Anne, Guillemette et Guillaume quittent finalement la France le 11 mars 1617.

   C’est à bord du Saint-Étienne que la famille Hébert navigue vers Québec. Champlain est aussi à bord, de même que François Gravé du Pont qui agit à titre de capitaine de l’expédition. De plus, les récollets Joseph Le Caron, fraîchement nommé supérieur, et Paul Huet sont sur le navire. Le beau-frère d’Hébert, Claude Rollet, fait également partie des passagers. La traversée est longue, plus de trois mois…Les voyageurs vivent dans de «continuelles apprehensions de la mort».  Le voilier doit traverser des champs de banquises «qui sembloient des villes & des chasteaux, puissants au possible». Marie Rollet fait même sortir «ses deus enfants par les coutils» pour recevoir des récollets leur dernière bénédiction alors qu’on attend plus d’autre «sepulture que le ventre des poissons».

     Finalement le navire arrive à Tadoussac le 14 juin.  Après son arrivée à Québec, Hébert met ses talents d’apothicaire au service de la colonie.  Il défriche la terre et réussit à planter les graines qu’il a apporté de France.  Dès 1618, Champlain constate que les terres d’Hébert sont bien semées et que des légumes poussent dans ses jardins.  Malgré les difficultés que la compagnie lui fait pour l’écoulement de ses produits, Hébert devient le premier français à assurer sa subsistance par l’agriculture en Nouvelle-France.

#######