10 septembre 1760

Prise du fort Jacques-Cartier

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Ensemble d’immeubles patrimoniaux du Fort-Jacques-Cartier-et-du-Manoir-Allsopp. Restitution 3D du Fort Jacques-Cartier. Vue générale du Fort vers le nord depuis la pointe sud
Photo : Catherine Caron (2011)
Source : http://www.patrimoine-culturel.gouv.qc.ca

      Après la bataille des plaines d’Abraham, les troupes françaises retraitent à l’ouest vers la rivière Jacques-Cartier. Cinq jours plus tard, Québec capitule. Les soldats français se retranchent alors à l’embouchure de la Jacques-Cartier pour y passer l’hiver. Cette fortification de terre a un tracé irrégulier en crémaillère ceinturant le cap et fermé au nord par des ouvrages défensifs. Cette construction est complétée le 26 décembre 1759 et le commandement du fort est confié au major général Jean-Daniel Dumas. Construit à la hâte et aménagé avec des ressources limitées, le fort Jacques-Cartier est un cas unique d’une fortification de campagne française construite durant la guerre de la Conquête.

     Le fort Jacques-Cartier sert de base pour préparer la contre-attaque française sur Québec au printemps 1760. Malgré la victoire des Français dirigés par François de Lévis à la bataille de Sainte-Foy, l’arrivée des renforts britanniques force la levée du siège. Lévis et ses hommes se replient vers Montréal en mai 1760. Dumas poste une partie de ses hommes à Deschambault et en fait de même. Le fort Jacques-Cartier devient un avant-poste défendu par une poignée de soldat. Ouvrage défensif, cette fortification est inutile pour empêcher la progression des Anglais sur Montréal.

     Le 8 septembre 1760, Montréal tombe. Un article de l’acte de capitulation précise que la garnison en poste au fort Jacques-Cartier devra se rendre et sera retournée en France. Deux jours plus tard, le fort Jacques-Cartier se rend pratiquement sans résistance au colonel Simon Fraser. Les prisonniers se composent de deux lieutenants, deux artilleurs, 50 réguliers et 150 miliciens. Brièvement occupé par les Anglais, le fort est abandonné après la signature du traité de Paris. Le fort est ensuite démantelé par les habitants de la région qui en reprennent le bois pour terminer la construction de leur église.

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