
Extrait d’une illustration numérique de Charles Vinh
Source : Syn Studio (2026). « Charles Vinh
Master Painter and Illustrator » dans Cestar Collège – Syn Studio
Concept Art School, https://synstudio.ca/instructors/charles-vinh/; (page consultée le 14 juillet 2026)
Le 10 juillet 1667, les Agniers et les Onneiouts font la paix avec la colonie française de la vallée du Saint-Laurent. Cette paix est durable et les hostilités ne reprendront qu’une vingtaine d’année plus tard. La venue du régiment de Carignan-Salières en Nouvelle-France avait modifié le rapport de force dans la guerre entre les nations iroquoises et les Français. La paix survient deux ans après l’arrivée de ce régiment. Durant la même période, les Tsonnontouans, les Onontagués et les Goyogouins cessent également leur attitude bélliqueuse envers les colons français.
Durant le XVIIᵉ siècle, deux grandes guerres franco-iroquoises peuvent être identifiées. La première origine des débuts de la colonie qui a vu les Français faire alliance avec plusieurs nations autochtones dès l’époque de Samuel de Champlain. Plusieurs de ces nations sont alors en conflit avec la confédération des cinq nations iroquoises. Après de nombreux épisodes de violence, la première guerre ouverte se déroule de 1641 à 1667. Les Cinq-Nations s’opposent farouchement à l’établissement de Ville-Marie sur leur territoire ainsi qu’aux tentatives d’évangélisation des missionnaires français. Bien qu’il n’ait pas combattu directement les Cinq-Nations, le régiment de Carignan-Salières assure la protection de la Nouvelle-France contre les attaques ennemies. L’expédition punitive de ces soldats en 1666 affaiblit considérablement la confédération iroquoise. La présence dissuasive de ces militaires force les deux nations les plus à l’est de la confédération, les Agniers et les Onneiouts, à faire la paix.
Les pourparlers de paix se déroulent à partir du printemps 1667. Ils concernent l’occupation de la vallée du Richelieu et du lac Champlain ainsi que les alliances potentielles des Iroquois avec les Anglais et les Hollandais. Le 10 juillet à Québec, Amérindiens et Français, échangent des présents tandis que des missionnaires jésuites se préparent à se rendre en territoire autochtone. Marie de l’Incarnation résume ainsi les évènements : « Dans cette frayeur, ils ont été heureux d’avoir entrée pour demander la paix, de telle sorte qu’ils ont acquiescé à toutes les conditions qui leur ont été proposées : savoir de ramener tous nos captifs de l’un et de l’autre sexe, et d’amener ici de leurs familles pour otages des Pères et des Français qui seront envoyés dans leur pays. Tout cela s’est exécuté de point en point ».

Peintures de Jan Verelst conservées par Bibliothèque et Archives Canada (1710)
Source : Wikimedia Commons; fichier : Four Indian Kings of the New World (1 Mohican 3 Mohawk) by John Verelst 1710.jpg
Par François Droüin; version révisée le 14 juillet 2026.
#######
