Archive pour la ‘Seconde guerre mondiale’ Catégorie

«Vue du centre-ville de Coventry au lendemain du bombardement»Photo : Lt Taylor (1940)Source : Wikimedia Commons

     En 1940, Coventry au Royaume-Uni est une importante ville industrielle. Les manufactures de la ville fournissent l’armée anglaise dans le combat contre le nazisme. Incapable d’envahir l’Angleterre, Adolf Hitler décide de bombarder ce pays. Le 8 novembre, la Royal Air Force contre-attaque en bombardant Munich. Les Allemands répliquent en engageant près de 450 bombardiers dans l’Opération Sonate à la lune; leur cible : Coventry.

     Durant la nuit du 14 au 15 novembre 1940, la Luftwaffe amorce le bombardement intensif de la ville. Durant 13 heures, des milliers de bombes explosives et incendiaires sont larguées sur la ville.  Au lendemain du raid, la scène est terrifiante : les trois quarts de la ville sont rasés laissant les habitants dans le désarroi.

     La destruction est si grande qu’un néologisme apparaît: «To Conventrate» signifiant détruire physiquement et psychologiquement une ville. Les nazis utilisent cette opération pour stimuler leur recrutement et tenter de démontrer leur supériorité militaire. Par contre, ce bombardement intensif marquent plutôt la fin de la bataille d’Angleterre. La RAF réussit ensuite à repousser les avions allemands de l’espace aérien anglais et Hitler doit abandonner son objectif de conquérir la Grande-Bretagne.

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«Bombardements lors de la bataille navale de Guadalcanal. Au premier plan, le USS Président Jackson»Photo anonyme (1942)Source : Naval Historic Center

     En 1942, les Japonais souhaitent installer une base aérienne à Guadalcanal afin de pouvoir bombarder l’Australie et de dominer le sud-ouest du Pacifique. Pour contrer cette stratégie, l’armée américaine décide d’attaquer cette position. En août 1942, les Américains envahissent l’île. La contre-offensive japonaise va suivre.

     Une série de combats se déroule alors pour le contrôle de Guadalcanal : bataille de Matanikau, bataille du Cap Espérance, bataille de l’aérodrome.  Les Japonais procèdent également à de lourd bombardements des positions américaines.

     La campagne décisive a lieu du 12 au 15 novembre. Les Japonais réalisent alors que les Américains ont installé beaucoup plus de troupes qu’ils le croyaient sur l’île. Ils constatent aussi que les Américains réussissent à garder le contrôle de la piste Henderson, tête de pont de l’aérodrome. Le 13 novembre, les Japonais tentent de reprendre cette position stratégique. Malgré de lourdes pertes et une seconde attaque le lendemain, les Américains gardent Gaudalcanal. Fin décembre, les Japonais évacuent l’île et débutent leur repli du Pacifique sud.

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«Reddition de la garnison allemande de Paris signée par le général Von Choltiz, reçue par le général Leclerc et contresignée par le colonel Rol-Tanguy»Document conservé au Musée de l’Armée à Paris photographié par Gind2005 (2012)Source : Wikimedia Commons

     Le 23 août 1944, les troupes françaises du général Philippe Leclerc font fi des ordres de l’état-major allié. Elles foncent sur Paris afin d’aider leurs compatriotes de la Résistance. Ces derniers ont fomenté une insurrection dans la capitale en organisant, dès le 10 août, une grève des cheminots. La révolte populaire s’est alors étendue rapidement à toute la ville. La Libération de Paris est devenue une priorité nationale pour la France libre. Cette décision force la main des Américains qui acceptent de venir en renfort.

     Des combats de guérilla urbaine font rage dès le 19 août entre les troupes de la Wermatch qui sont attaquées par la police française et les forces de l’intérieur de la Résistance. La charge des Alliés sur Paris permet à la 4e division d’infanterie américaine d’entrer dans la ville. La 2e division blindée française commandée par Leclerc suit immédiatement.

     Le 25 août, les Allemands capitulent devant les troupes françaises. En fin d’après-midi, le général Charles de Gaulle arrive à Paris et reçoit le document officiel de la reddition des mains du général Leclerc. Il se rend à l’Hôtel de ville et improvise un discours : «Paris ! Paris outragé ! Paris brisé ! Paris martyrisé ! Mais Paris libéré…».

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