Archive pour la ‘Seconde guerre mondiale’ Catégorie

«Bombardements lors de la bataille navale de Guadalcanal. Au premier plan, le USS Président Jackson»

Photo anonyme (1942)

Source : Naval Historic Center

     En 1942, les Japonais souhaitent installer une base aérienne à Guadalcanal afin de pouvoir bombarder l’Australie et de dominer le sud-ouest du Pacifique. Pour contrer cette stratégie, l’armée américaine décide d’attaquer cette position. En août 1942, les Américains envahissent l’île. La contre-offensive japonaise va suivre.

     Une série de combats se déroule pour le contrôle de Guadalcanal : bataille de Matanikau, bataille du Cap Espérance, bataille de l’aérodrome. Les Japonais procèdent également à de lourd bombardements des positions américaines.

     La campagne décisive a lieu du 12 au 15 novembre. Les Japonais réalisent alors que les Américains ont installé beaucoup plus de troupes qu’ils le croyaient sur l’île. Ils constatent aussi que les Américains réussissent à garder le contrôle de la piste Henderson, tête de pont de l’aérodrome. Le 13 novembre, les Japonais tentent de reprendre cette position stratégique. Malgré de lourdes pertes et une seconde attaque le lendemain, les Américains gardent Gaudalcanal. Fin décembre, les Japonais évacuent l’île et débutent leur repli du Pacifique sud.

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«Reddition de la garnison allemande de Paris signée par le général Dietrich Von Choltiz, reçue par le général Philippe Leclerc et contresignée par le colonel Henri Rol-Tanguy»Document conservé au Musée de l’Armée à Paris photographié par Gind2005 (2012)Source : Wikimedia Commons

     Le 23 août 1944, les troupes françaises du général Leclerc font fi des ordres de l’état-major allié. Elles foncent sur Paris afin d’aider leurs compatriotes de la Résistance. Ces derniers ont fomenté une insurrection dans la capitale en organisant, dès le 10 août, une grève des cheminots. La révolte populaire s’est alors étendue rapidement à toute la ville. La Libération de Paris est devenue une priorité nationale pour la France libre. Cette décision force la main des Américains qui acceptent de venir en renfort.

     Des combats de guérilla urbaine font rage dès le 19 août entre les troupes de la Wermatch qui sont attaquées par la police française et les forces de l’intérieur de la Résistance. La charge des Alliés sur Paris permet à la 4ᵉ division d’infanterie américaine d’entrer dans la ville. La 2ᵉ division blindée française commandée par Leclerc suit immédiatement.

     Le 25 août, les Allemands capitulent devant les troupes françaises. En fin d’après-midi, le général Charles de Gaulle arrive à Paris et reçoit le document officiel de la reddition des mains du général Leclerc. Il se rend à l’Hôtel de ville et improvise un discours : «Paris ! Paris outragé ! Paris brisé ! Paris martyrisé ! Mais Paris libéré…».

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«Tentative de débarquement de Dieppe, les prisonniers de guerre alliés»Photo : Wiltberger & Meyer (1942)Source : Bundesarchiv

     En 1942, les Alliés préparent un débarquement à Dieppe en France. Les dirigeants canadiens et britanniques assument le leadership de l’opération. La majorité des troupes provient de la deuxième division canadienne. Dès juin 1942, les soldats sélectionnés subissent un entraînement intensif. En juillet, le plan stratégique est revu pour prendre le nom d’Opération Jubilee.

     Le raid sur Dieppe démarre le 18 août par l’embarquement de 10 000 hommes sur des transports. Au large de l’Angleterre, ils doivent engagés le combat avec des navires allemands. L’effet de surprise est perdu. Au matin du 19 août, les troupes allemandes sont en état d’alerte maximum pour repousser le débarquement. Le bilan est désastreux : 3 627 Canadiens sont tués, blessés ou faits prisonniers. La forteresse de Dieppe reste au main des Allemands.

     Le fiasco du débarquement de Dieppe a longtemps été présenté comme un sacrifice nécessaire pour la réalisation ultérieure du débarquement de Normandie. Cette interprétation est propagée rapidement à partir de 1944 pour justifier le massacre des soldats canadiens. Des historiens dénoncent maintenant ce point de vue pour présenter le débarquement de Dieppe comme une opération bâclée n’ayant servi qu’à alimenter les ambitions personnelles de certains dirigeants militaires.

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