Archive pour la ‘Seconde guerre mondiale’ Catégorie

«Tentative de débarquement de Dieppe, les prisonniers de guerre alliés»Photo : Wiltberger & Meyer (1942)Source : Bundesarchiv

     En 1942, les Alliés préparent un débarquement à Dieppe en France. Les dirigeants canadiens et britanniques assument le leadership de l’opération. La majorité des troupes provient de la deuxième division canadienne. Dès juin 1942, les soldats sélectionnés subissent un entraînement intensif. En juillet, le plan stratégique est revu pour prendre le nom d’Opération Jubilee.

     Le raid sur Dieppe démarre le 18 août par l’embarquement de 10 000 hommes sur des transports. Au large de l’Angleterre, ils doivent engagés le combat avec des navires allemands. L’effet de surprise est perdu. Au matin du 19 août, les troupes allemandes sont en état d’alerte maximum pour repousser le débarquement. Le bilan est désastreux : 3 627 Canadiens sont tués, blessés ou faits prisonniers. La forteresse de Dieppe reste au main des Allemands.

     Le fiasco du débarquement de Dieppe a longtemps été présenté comme un sacrifice nécessaire pour la réalisation ultérieure du débarquement de Normandie. Cette interprétation est propagée rapidement à partir de 1944 pour justifier le massacre des soldats canadiens. Des historiens dénoncent maintenant ce point de vue pour présenter le débarquement de Dieppe comme une opération bâclée n’ayant servi qu’à alimenter les ambitions personnelles de certains dirigeants militaires.

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Winston Churchill, politicien et historienPhoto : Youssef Karsh (1941)Source : BAC

 

     Le 10 août 1943, William Lyon Mackenzie King, premier ministre du Canada, annonce que le premier ministre de la Grande-Bretagne est à Québec. Bien que les journaux de l’époque annoncent sa participation à une conférence tripartite «Canada – États-Unis – Grande-Bretagne», la présence de Churchill et celle des chefs militaires anglais visent d’abord à faciliter la rencontre avec Franklin Delano Roosevelt et ses généraux.  Quoiqu’en dise à l’origine les médias canadiens, le Canada ne participera pas aux discussions militaires que feront les état-majors en vue de planifier la conduite de la guerre contre l’Allemagne nazie et ses alliés.

     Dès le 31 juillet précédent, le Château Frontenac apprend que le gouvernement canadien réquisitionne l’hôtel. Les 850 clients doivent quitter leur chambre sans autre explication tandis que l’État canadien verse une compensation quotidienne de 8 000$ pour l’usage du Château. Les militaires  y installent dactylos et appareils de communication.  L’armée et la police déploient ses tentes et ses barbelés pour sécuriser les lieux ; le téléphone est coupé et des projecteurs scrutent le ciel pour prévenir une attaque ennemi. Nul ne peut circuler près du Château Frontenac et de la Citadelle sans un laissez-passer.

     L’arrivée de Roosevelt le 17 août marque le début des véritables discussions pour «Quadrant», le nom de code de la conférence. Jusqu’au 24 août suivant, d’importantes décisions sont prises à huis clos. La perspective de la capitulation imminente de l’Italie incite Anglais et Américains à planifier un débarquement en Normandie. Le débarquement est fixé pour le mois de mai 1944 et son organisation est confiée aux Américains, sous le commandement de Dwight David Eisenhower. Il aura finalement lieu le 6 juin. La poursuite de l’offensive aérienne contre l’Allemagne et le Japon est également décidé à Québec en 1943.  En septembre 1944, une seconde conférence réunira les mêmes acteurs à Québec pour planifier la conclusion de la guerre.

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«Plaque commémorant les victimes des camps de la mort au siège du Conseil d’Europe à Strasbourg»Photo : Claude Truong-Ngoc (2013)Source : Wikimedia Commons

     Le 27 janvier 1945, l’Armée rouge libère le camp de concentration d’Auschwitz. C’est là que se trouve le plus important camp de la mort du IIIᵉ Reich. Incrédules, les soldats soviétiques découvrent 7 000 prisonniers juifs affamés que les nazis ont abandonné sur place. De 1940 à 1945, 1,3 millions de personnes sont déportées à Auschwitz dont 232 000 enfants. Un million de personnes dont 960 000 juifs y sont exterminées.

Femmes dans les casernes du camp de concentration d’Auschwitz nouvellement libéréPhoto d’après le film soviétique réalisé par le1ᵉʳ Front ukrainienAlexander Morozov et al. (1945)Source : NARA

     En 2002, les ministres européens de l’Éducation donnent suite à une initiative du Conseil d’Europe. Ils instituent la «Journée de la mémoire de l’Holocauste et de prévention des crimes contre l’humanité» dans les établissements scolaires dont ils ont la responsabilité.

«Barrière à l’entrée du camp arborant l’expression :«Le travail fait vivre»Photo anonyme (1945)Source : ww2db.com

     Ce geste fait boule de neige. Le 21 novembre 2005, l’Assemblée générale des Nations Unies adopte la résolution 60/7 dite «Mémoire de l’Holocauste». Le 27 janvier est alors proclamé «Journée internationale de commémoration en souvenir des victimes de l’Holocauste». La résolution demande que le souvenir de ces événements soit perpétué afin d’éviter la répétition d’un tel génocide ou encore sa négation pour des motifs idéologiques.

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