Archive pour la ‘Le Québec contemporain’ Catégorie

Chemin de fer sur le fleuve Saint-Laurent gelé, Montréal, QC, 1880Photo: William Notman (1880)Source : Musée McCord

     Louis-Adélard Senécal a des intérêts dans la compagnie de chemin de fer Quebec, Montreal, Ottawa & Occidental Railway (QMO&O), propriété du gouvernement du Québec dès sa fondation en 1874. La QMO&O utilise des traversiers pour transporter ses marchandises entre Montréal et Longueuil. Le seul pont reliant l’île de Montréal à la rive sud, le pont Victoria, est la propriété du Grand Tronc, compétiteur de la QMO&O.  Le Grand Tronc impose un tarif prohibitif sur chaque wagon de la QMO&O désirant utiliser son pont. En hiver, la solution des traversiers est impraticable; Senécal organise alors la construction d’un chemin de fer sur la glace du fleuve Saint-Laurent!

     C’est en janvier 1880 que des rails sont posés entre les installations ferroviaires de Longueuil et celle d’Hochelaga. Le 30 janvier, le chemin de fer sur glace est inauguré.  La première traversée avec passagers se fait le lendemain avec à bord Joseph-Adolphe Chapleau, premier ministre du Québec. Officiellement, c’est la Compagnie de traverse de chemin de fer d’Hochelaga à Longueuil qui opère la voie ferrée. Celle-ci a trois kilomètres de long dont deux directement sur la glace. Elle relie les rails de la QMO&O sur l’île avec le réseau de la South Eastern sur la rive sud.

     Ce chemin de fer est en opération durant quatre ans.  Un seul incident majeur survient au cours de ces années : le 5 janvier 1881, la locomotive est trop pesante et elle brise la glace pour plonger dans 30 pieds d’eau. Heureusement, il n’y a pas de victime.  En 1882, le temps doux retarde le début des opérations au mois de février. Finalement, les dernières traversées se font en avril 1883. La voie ferrée qui est devenue propriété de la South Eastern est vendue au Canadien Pacifique qui met un terme au service.

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NASA and NOAA Announce Ozone Hole is a Double Record BreakerPhoto : Nasa (2006)Source : Wikimedia Commons

 

    C’est en 1985 que la découverte d’un trou dans la couche d’ozone, au-dessus de l’Antarctique, provoque la réflexion sur cette problématique environnementale. La même année, la convention de Vienne reconnaît officiellement l’effet néfaste des chlorofluorocarbures (CFC) sur la couche d’ozone. La principale préoccupation à ce moment est la protection de la Terre contre les rayons ultraviolets du Soleil.  Pour contrer le problème, les pays membres de la Communauté économique européenne et 24 autres pays, pour un total de 46 pays, signent le 16 septembre 1987 le protocole de Montréal relatif à des substances qui appauvrissent la couche d’ozone.

     Ce protocole entre en vigueur le 1ᵉʳjanvier 1989.  Il exige que les pays signataires ramènent leur consommation et leur production de CFC aux niveaux de 1986 dans les six mois suivants ; suivait une nouvelle réduction de 20% pour 1993 et de 50% de 1986 pour 1998. Le protocole énumère les substances, CFC et autres, qui endommagent la couche d’ozone.  Il est complété par une analyse des contrôles et des mesures à prendre pour résoudre le problème.

     Le protocole de Montréal a été amendé à plusieurs reprises par la suite soit à Londres en 1990, à Copenhague en 1992, à Montréal en 1997 et à Pékin en 1999. Ces amendements visent à préciser les modes d’élimination des produits affectant la couche d’ozone, à ajouter de nouveaux produits et à accélérer le calendrier de réduction des émanation. L’objectif est de mettre un terme à la production des CFC en 2010 et en 2040 pour les hydrochlorofluorocarbones (HCFC). L’objectif de 2010 a été atteint et celui sur les HCFC est en voie de se réaliser aussi.

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