Archive pour la ‘Le Québec contemporain’ Catégorie

Gabrielle RoyPhoto : Annette & Basil Zarov (1945)Source : Wikimedia Commons

     Gabrielle Roy publie Bonheur d’occasion à Montréal en juin 1945, chez la Société des Éditions Pascal. Manitobaine d’origine, Gabrielle Roy vit alors au Québec. Ce premier roman de l’écrivaine décrit les difficultés de la relation entre Florentine Lacasse et Jean Lévesque, le tout avec le quartier défavorisé de Saint-Henri comme toile de fond.  Le livre remporte un succès immédiat pour la richesse de son écriture et l’importance du portrait social qu’on y retrouve.

     Ce roman urbain est publié en France chez Flammarion en 1947 et permet à l’auteure de gagner le prix Fémina le 1ᵉʳ décembre de cette même année. C’est une première pour un auteur résidant au Québec dans un grand prix littéraire français. Au même moment, le texte est traduit en anglais sous le titre The Tin Flute et est choisi «book of the month» par la Literary Guild of America. Toujours en 1947, Bonheur d’occasion reçoit le Prix du Gouverneur général et Gabrielle Roy est admise à la Société royale du Canada, une première pour une femme.

     Le professeur François Ricard analyse le roman : «Bonheur d’occasion est un événement majeur dans l’histoire de la littérature québécoise et canadienne, où il représente une rupture décisive que la critique a abondamment commentée».  Gabrielle Roy écrit ce texte durant la guerre.  Elle s’inspire de la ville et procède à de minutieuses enquêtes sur le terrain qu’elle arpente à pied à toute heure du jour et de la nuit. Sa plume dénonce les conditions de vie des ouvriers canadiens-français de Montréal durement affectés par la crise du logement et leur difficulté économique.

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«Offenbach devant l’Oratoire»Photo anonyme (1972)Source : Téléfilm Canada

     Autres temps, autres moeurs…En 1972, Gerry Boulet, Pierre Harel, Johnny Gravel, Roger Belval et Michel Lamothe sont regroupés au sein d’Offenbach Soap Opera, un des premiers groupes de rock québécois. Le 30 novembre 1972, Offenbach  participe à une «messe des morts» à l’Oratoire Saint-Joseph à Montréal en présence d’environ 3 000 personnes. Yvon Hubert est le célébrant et Pierre-Yves Asselin est aux grandes orgues.  Les choeurs sont assumés par les «Chanteurs de la Gamme d’Or».

     Le spectacle est un succès même si une partie de la population critique l’initiative. Le père Marcel Taillefer, directeur de la pastorale, explique : «Le groupe Offenbach ne voulait pas faire un show (…) Les jeunes voulaient quelque chose de vrai. Ils veulent apporter ce qu’ils ont de meilleur». La messe est radiodiffusée en direct sur les ondes de la station CHOM-FM et est immortalisée par l’album «Saint-Chrone de Néant».

     Cette célébration est un requiem selon le rituel catholique romain. Cependant, l’adaptation et les arrangements rock ont rendu cet événement exceptionnel avec des créations comme «Rirolarma».

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NASA and NOAA Announce Ozone Hole is a Double Record BreakerPhoto : Nasa (2006)Source : Wikimedia Commons

 

    C’est en 1985 que la découverte d’un trou dans la couche d’ozone, au-dessus de l’Antarctique, provoque la réflexion sur cette problématique environnementale. La même année, la convention de Vienne reconnaît officiellement l’effet néfaste des chlorofluorocarbures (CFC) sur la couche d’ozone. La principale préoccupation à ce moment est la protection de la Terre contre les rayons ultraviolets du Soleil.  Pour contrer le problème, les pays membres de la Communauté économique européenne et 24 autres pays, pour un total de 46 pays, signent le 16 septembre 1987 le protocole de Montréal relatif à des substances qui appauvrissent la couche d’ozone.

     Ce protocole entre en vigueur le 1ᵉʳjanvier 1989.  Il exige que les pays signataires ramènent leur consommation et leur production de CFC aux niveaux de 1986 dans les six mois suivants ; suivait une nouvelle réduction de 20% pour 1993 et de 50% de 1986 pour 1998. Le protocole énumère les substances, CFC et autres, qui endommagent la couche d’ozone.  Il est complété par une analyse des contrôles et des mesures à prendre pour résoudre le problème.

     Le protocole de Montréal a été amendé à plusieurs reprises par la suite soit à Londres en 1990, à Copenhague en 1992, à Montréal en 1997 et à Pékin en 1999. Ces amendements visent à préciser les modes d’élimination des produits affectant la couche d’ozone, à ajouter de nouveaux produits et à accélérer le calendrier de réduction des émanation. L’objectif est de mettre un terme à la production des CFC en 2010 et en 2040 pour les hydrochlorofluorocarbones (HCFC). L’objectif de 2010 a été atteint et celui sur les HCFC est en voie de se réaliser aussi.

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