Archive pour la ‘Au XXe siècle’ Catégorie

Expédition boréale canadiennePhoto anonyme d’une coupure de presse de 1904 (s.d.)Source : BANQ

 

     Dès l’âge de 17 ans, J.-E. Bernier est capitaine d’un navire qui sillonne le Saint-Laurent et l’Atlantique Nord. À partir de 1895, il commence à échafauder des projets de navigation dans les zones nordiques. Cette époque est caractérisée par l’absence d’une présence gouvernementale dans le Nord. Comme conséquence : l’océan Arctique est libre d’accès et libre d’action de tous les étrangers.  Le capitaine Bernier fait alors la promotion de l’exploration des régions arctiques auprès du grand public, auprès des sociétés savantes et auprès des gouvernements. Ses premières demandes d’assistance auprès du gouvernement du Canada sont rejetées ; mais, après l’intrusion des plusieurs baleiniers américains dans les eaux arctiques canadiennes, le gouvernement fédéral lui accorde le financement nécessaire à une première expédition d’exploration.

     En 1904, J.-E. Bernier achète le Gauss, un brigantin allemand construit à Kiel. Le voilier est rebaptisé Artic. C’est à bord de ce navire gouvernemental qu’il dirige des expéditions vers l’Arctique de 1904 à 1911. Il collecte alors des droits de douane aux chasseurs et aux commerçants qui sillonnent ces eaux. En 1909, sur l’île Melville, Bernier appose une plaque à Parry’s Rock afin de revendiquer la souveraineté du Canada sur l’archipel Arctique.

     Tout débute le 17 septembre 1904, vers une heure de l’après-midi ; une foule importante est rassemblée sur les quais de Québec. Le capitaine Bernier quitte la capitale à ce moment pour son premier périple dans les eaux glaciales du Nord.  Le voyage doit durer trois ans : sur le quai du Roi, une fanfare joue des airs patriotiques. Bernier est maître d’équipage et l’expédition est commandée par le major John Douglas Moodie, un membre expérimenté de la police du Nord-Ouest. Le départ s’est presque fait sans Bernier, pourtant l’âme du projet. Humilié de ne pas commander l’expédition qu’il avait si longtemps souhaité, il refuse d’abord d’en faire partie. Finalement, ravalant son orgueil, le capitaine Joseph-Elzéar Bernier accepte de prendre charge de la navigation et de la sécurité de l’Arctic dans cette aventure extraordinaire.

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William Crapo DurantPhoto anonyme (1916)Source : Edwin O. Wood, éd., History of Genesee county, Michigan: Her people, Industries and Institutions, (1916)

     À la fin du XIXᵉ siècle, l’entrepreneur William C. Durant développe une intéressante manufacture de voiture hippomobile. Il devient ensuite un des pionniers de l’industrie automobile en 1904 lorsqu’il prend le contrôle de la compagnie Buick. Rapidement, il fait passer la production annuelle de voitures de 37 à 8 000.

     W.C. Durant constate que l’avenir de l’automobile est dans la diversification. Le 16 septembre 1908, il crée la General Motors. La compagnie émet des actions en bourse et intègre la Buick. En quelques années, GM acquiert une vingtaine de compagnies dont Oldsmobile, Cadillac et Pontiac.

     Inquiet des ambitions de Durant, les banques qui financent GM l’évincent de la direction en 1910. Il réplique en s’impliquant dans l’expansion de Chevrolet et reprend le contrôle de GM en 1916. La même année, la compagnie fait son apparition sur l’indice Dow Jones.

Siège social de General Motors à DetroitPhoto : NelsonWeb (2005)

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Première page du London Free Press(11 septembre 1939)

     La déclaration de guerre de la Grande-Bretagne en 1939 n’entraîne pas automatiquement l’entrée en guerre du Canada. Le Statut de Westminster de 1931 avait octroyé cette indépendance à l’ancienne colonie britannique. L’appui des Canadiens à la Grande-Bretagne et à la France ne fait cependant pas de doute. L’armée canadienne compte uniquement 4 500 hommes et 51 000 réservistes mal entraînés. Rapidement, plusieurs s’enrôlent volontairement pour aller porter secours outre-mer.

     Le 10 septembre 1939, après un bref débat à la Chambre des communes, l’état de guerre entre le Canada et l’Allemagne est adopté à l’unanimité moins une voix.

     La participation canadienne à la Seconde Guerre mondiale dure six ans. Les forces canadiennes se signalent dans la libération de la France, de l’Italie et des Pays-Bas.

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