Archive pour la ‘Au XXe siècle’ Catégorie

Extrait du journal maintenu à UCLA décrivant la transmission du premier message sous le contrôle de Charles S. Kline

     En 1958, le gouvernement américain crée une agence chargée des projets de recherche en matière de défense militaire. Cette agence est nommée DARPA pour «Defense Advanced Research Projects Agency». La DARPA est à l’origine du premier réseau informatique, précurseur de l’Internet. En 1966, ce réseau est lancé entre certaines universités américaines et prend le nom d’Arpanet.

     Le 29 octobre 1969, le premier lien entre ordinateurs est réalisé sur l’Arpanet. Étudiant en programmation, Charles S. Kline envoie un premier message très simple: «LOGIN». Un bogue survient: uniquement les lettres L et O sont transmises puis le système cesse de fonctionner !

     Le réseau compte quatre universités au départ. Le nombre de centres reliés monte à 23 en 1971 et à 111 en 1977.  En 1975, l’Arpanet est déclaré fonctionnel. Le protocole utilisé est le IMP développé par la DARPA. Ce protocole est éventuellement remplacé par les protocoles TCP/IP durant les années 1980. L’Arpanet cesse d’être soutenu par les autorités américaines en 1990 qui favorisent alors le développement du réseau Internet.

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«Le roi Hussein de Jordanie, Bill Clinton et Yithzak Rabbin lors des négociations à Washington»

Photo anonyme (25 juillet 1994)

Source : White House

     En 1994, Israël et la Jordanie signent un traité de paix mettant un terme à un état de guerre quasi-permanent remontant à 1948. Après les accords d’Oslo entre Israël et l’Organisation de libération de la Palestine en 1993, une entente survient entre les Palestiniens et les Israéliens pour accorder aux premiers le droit à l’auto-détermination dans certains territoires israéliens. La Jordanie en profite pour régulariser ses relations avec Israël en devenant le second pays après l’Égypte en 1979 à reconnaître l’état hébreu.

     Le 26 octobre, le traité est signé dans la ville frontière de Wadi Araba. Après des négociations à Washington à l’été, les deux nations conviennent d’un agenda en septembre 1994 pour aboutir à la rédaction du texte final en octobre. Ce document précise la frontière entre les deux états et met fin aux revendications territoriales. La frontière jordano-israélienne est désormais pacifiée.

     Cette entente suscite beaucoup d’espoirs en vue d’une paix globale au Moyen-Orient. Toutefois, plusieurs litiges restent à régler comme le statut exact des Palestiniens et les relations entre Israël, le Liban et la Syrie. Plus spécifiquement, la question de la Jordanie comme état palestinien reste alors à résoudre.

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«Le Cabinet Godbout en 1939»

Photo : Canada Wide (1939)

Source : Wikimedia Commons

     Le 25 octobre 1939, l’Union nationale dirigée par Duplessis est balayée du pouvoir par les libéraux d’Adélard Godbout. À l’issu du scrutin, les troupes de Godbout font élire 69 députés contre 15 pour celles de Duplessis ; un député libéral indépendant est aussi élu. Le contexte de l’éventuelle participation du Canada à la Seconde Guerre mondiale est primordial pour bien comprendre cette élection.

     Lorsque Duplessis déclenche des élections anticipées en septembre 1939, il mise sur l’opposition des Québécois à une participation à la guerre. Immédiatement, tous les députés fédéraux du gouvernement libéral de William Lyon Mackenzie King s’engagent dans la campagne électorale afin de défaire Duplessis. Le lieutenant québécois de King, Ernest Lapointe affirme publiquement que les ministres québécois à Ottawa vont démissionner en bloc si l’Union nationale est réélue.

     Cette menace d’isolement frappe l’électorat québécois. Lapointe a conclu un pacte avec King ; oui, le Canada appuiera son allié et sera en guerre si l’Angleterre déclare la guerre, mais la participation des Québécois se fera sur une base volontaire. Bref, la conscription est exclue. Ce thème alimente la campagne électorale au Québec. Le 30 septembre, Godbout déclare : «Je vous affirme avec toute la force dont je suis capable que le gouvernement d’Ottawa ne décrétera jamais la conscription militaire tant que vous laisserez la politique libérale diriger vos destinées». Le 4 octobre, Duplessis réplique : «un vote pour Maurice Duplessis, c’est un vote pour l’autonomie…contre la conscription». Qu’à cela ne tienne, l’électorat appuie les libéraux avec 54,1% du vote populaire contre 39,13% pour l’opposition.

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